Mémoires do M. Thibaudoau, p
formes, les manières, le jargon et les traditions de 1 ancienne cour. Ces personnes-là s’égayaient donc sur la nouvelle; cependant elle fit de rapides progrès, et fut bientôt en état de le disputer, sous tous les rapports, aux époques les plus brillantes de la monarchie. Pour y arriver on n’avait pas besoin de faire ses preuves. On y trouvait donc réuni ce qu'il y avait de plus distingué dans toutes les classes de la société, dans les arts, les sciences, le commerce et les professions libérales. On y voyait une foule de guerriers, de héros, tout resplendissants de la gloire de nos armes, fondateurs et soutiens inébranlables de l’indépendance de la patrie. »
Les costumes finirent par se civiliser tout à fait. L’épée et les bas de soie remplacèrent Je sabre et les bottes. L’habit noir à la française fut généralement adopté, et le ministre des finances, Gaudin, introduisit le premier à Saint-Cloud la bourse à cheveux et les manchettes de dentelle'. C’était là le costume habillé ; chacun le prit (sauf bien entendu les militaires de profession) pour être agréable au Premier Consul qui voulait qu'on s'habillât. L’entraînement était général; on revenait aux modes comme on voulait revenir au Gouvernement d’autrefois. Les ultras de la toilette et de la forme monarchique , entendaient même rétrograder jusqu’à la poudre et aux perruques. « Chaque matin, on regardait la tête du Premier Consul ; si on l’eût vu une seule fois avec de la poudre,