‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 79 sur 232 · M. Thibaudeau, p · texte numérisé non relu

M. Thibaudeau, p

2. Par ses ordres on y plaça les bustes de Scipion, d’Annibal, de César et de Charles XII.

ses soins aux progrès féminins de la cour consulaire. Sa tiédeur pour les grandeurs, s’alliait, avons-nous dit, à la passion du luxe et au génie de l’élégance, et le rang de son mari ne sollicitait pas vainement son amour des belles choses. D’ailleurs, elle voulait et savait lui plaire (soin dominant pour elle), en se livrant, avec bonne grâce, à l’organisation délicate de cet entourage social , qui, modeste et rude au début, finit en quatre ans de progrès insensibles mais constants, par aboutir à la cour impériale.

Celui qui nous a déjà tant servi pour faire bien connaître l’histoire intime du Consulat, trace de cette seconde phase un tableau qu'il faudrait pouvoir reproduire en entier. Contentons-nous de quelques traits. « Lorsque Bonaparte fut Premier Consul à vie, sa cour, dit-il *, se trouva comme son pouvoir sur le même pied que celle d’un roi. On y procéda pas à pas mais sans relâche. Ce fut l’affaire de deux ans. On compulsa tous les codes de l’étiquette; on consulta les vieux courtisans et les anciens valets. Comment cela était-il? comment cela se faisait-il autrefois ? Telle était la question à l’ordre du jour dans l’intérieur du palais, et l’on' en revenait toujours aux us et coutumes du bon temps passé.... De tout temps, et partout , on vit dans les cours des contenances gauches et des caricatures. Dans le commencement, elles devaient être plus remarquables à la cour du Premier Consul, pour les personnes qui avaient les

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