‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 88 sur 232 · SI · texte numérisé non relu

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voire de l’État, l’esprit public. Parie, les départements furent avec le Premier Consul qui , sauf quelques vivacités de formes, avait eu, depuis une année, complètement raison sur le fond des choses. Puisque c’était la grandeur de la France que son éternelle rivale ne voulait ni ne pouvait admettre, la France, c’est son honneur, se remettait résolûment en campagne, et se serrait autour de son chef pour défendre en commun leur puissance et leur bon droit. Le Premier Consul ordonne d’envahir le Hanovre, il fait rassembler une grande armée sur nos côtes et se livre tout entier au projet d’une descente en Angleterre. « Une révolution subite , dit magnifiquement M. Tliiers' , s’était faite dans l’âme mobile et passionnée de Napoléon. De ces perspectives d’une paix laborieuse et féconde , dont récemment encore il aimait à repaître son imagination , il passa tout de suite à ces perspectives de guerre, de grandeur prodigieuse par la victoire, de renouvellement de lajacede l’Europe, de rétablissement de l’Empire d’occident, qui se présentait trop souvent à son esprit. 11 se jeta brusquement de l’une de ces routes vers l'autre. De bienfaiteur de la France et du monde , qu’il se flattait d’être, il voulut en devenir l’étonnement. Une colère tout à la fois personnelle et patriotique s’empara de lui ; et vaincre l’Angleterre, J’humilier, l’abaisser, la détruire, devint, à partir de ce jour, la passion de sa vie. »

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