‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IIChapitre 97 sur 232 · Histoire du Consulat et de l' Empire, t. IV, p · texte numérisé non relu

Histoire du Consulat et de l' Empire, t. IV, p

DE L’tHPÉUATKICE JOSÉPHINE. 227

des épreuves et des périls qu’elle avait cru passés sans retour.

L’instruction du complot apportait tous les jours quelque nouvelle clarté. MM. de Polignac et de Rivière avaient été arrêtés venant d’Angleterre. On sut que les conjurés attendaient pour agir un prince , sans désigner lequel. A chaque révélation, le Premier Consul sentait sa colère redoubler. 11 était sombre, agité, menaçant : « Les Bourbons croient, disait-il , qu’on peut verser mon sang comme celui des plus vils animaux. Mon sang, cependant, vaut bien le leur; je vais leur rendre la terreur qu’ils veulent m’inspirer. Je pardonne à Moreau sa faiblesse et l’entraînement d’une sotte jalousie, mais je ferai impitoyablement fusiller le premier de ces princes qui tombera sous ma main ; je leur apprendrai à quel homme ils ont affaire1. » Hélas ! pour réaliser cette sanglante menace , il commit la faute d’étendre la main au delà des frontières , et d’y saisir un prince qui, malgré de déplorables apparences , n’était évidemment pas celui qu’attendaient les conjurés. Au milieu des débats contradictoires suscités, depuis un demi-siècle, par ce lamentable sujet, nous ne rechercherons pas à qui doit revenir la responsabilité directe de l’affreuse mort du duc d’Enghien. Il voulait faire, a-t-on dit, au Premier Consul un appel qui , à coup sûr, eût été entendu : la fatalité sans doute (nous manquons de données

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