‹ Histoire de l'imprimerieChapitre 41 sur 43 · XVI- attelé · texte numérisé non relu

XVI- attelé

1410, par Gcriug ci ses associas, le furent en caractères ronds.

1502. Henri Eslienne, clief de l'illustre famille des Eslieniic, commence a imprimer a Paris avec llopil Wolfgang, [mis avec Jean Petit, Denis Rosse, elc.

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1506. Francfort-su n-t. Oder. On y imprime les Éléments d'Euctide.

1507. ÉoiMBOinii (Ecosse). Une îiiij ii'î me rie y est établie sous les auspices du roi Jacques IV, par Chepman et André Millar.

— Saint-Dié, Deodata, en Lorraine [France). On y publie un ouvrage intitulé Cosmographie introductio, in-4°, tig., qui parait avoir été imprimé par Gauthier Lud, chanoine de celte ville, car il s'est nommé sur un autre ouvrage qu'il imprima en IH09, sous ce titre : Philesii YosijrxHji-iiir urummalica fujlirala. Suivant M. Gravier, auteur d'une Histoire de Sainl-Dié , le chanoine Lud aurait mémo introduit cl pratiqué l'art lypu^raplii- (jue dans cette ville des 1494 en imprimant un petit livre sur la fête de la Présentation au Temple ; mais il parait que cet art n'y prit point racine, car on n'y retrouve plus d'imprimerie qu'en 1726.

— Gilles de Gourmoni, libraire et imprimeur, est le premier qui imprime a Paris des livres grecs (1507) et qui l'ait usage de caractères hébreux (t SUS), Frauruis Tissard d'Amboiso, savant humaniste, le dirige dans ce travail.

1510 (23 août). Uiric Gering meurt a Paris.

— Upsal (Suède). Un Psautier latin imprimé par Paul Grûs, dans la maison du docteur Ravald, archidiacre, esl regardé comme la première impression faite en cette ville.

I5ii. Venise. Daniel Bomberg, natif d'Anvers, monte à Venise une imprimerie hébraïque: c'est le premier typographe chrélien

qui ait imprimé des livres entièrement iiébreux, comme les juifs le faisaient depuis longtemps.

13)3. Ebancfo bt-sub-le-Meis. Christian Ilcgcuolph y exerce le premier l'an typographique, ainsi que le constate une inscription qu'on voit encore aujourd'hui sur la maison qu'il oc-

1514-17. Alcala de IIksabès, en latin Complutum (Espagne). C'est dans cette ville que le cardinal Ximenès, archevêque de Tolède cl ministre de Ferdinand cl d'Isabelle, fait imprimer par Brocario la première Bible polyglotte, en 6 vol. in-fol., entreprise pour laquelle le prélat dépensa des sommes immenses.

toi". Abhas. Atrcbatum, Jean et Antoine Pice y impriment sur vélin le Bréviaire du diocèse.

— Vils a (Pologne). On y imprime les Actes des Apùlres en slavon.

1518. Bertliold Hemboll, ancien associé dcGéring, meurt à Paris. — Sa veuve Charlotte Guillard continue a exercer l'imprimerie; ellcépousc, en 1520, Claude Chcvallon, habile typographe.

t'i-20. Bordeaux, Rurdignla. Gaspard Philippe y imprime la Summa diversarum questionum, medkinalium, compilation du docteur Taregua, 1 vol. in-fol. Gaspard avait exercé la typographie a Paris avant de venir a Bordeaux, où il eut pour successeur JeanGuyarl.

1321, Cambridge, Cnntabrigia {Angleterre). La première impression datée de cette ville est un ouvrage de Galien traduit en latin par Th. Linaccr et imprimé par Jean Siberch, sous ce litre : Gitleni jx-rgamensis de (emperaïuentis. La bibliothèque bodléienneen conserve un exemplaire sur vélin.

— Simon de Colines, imprimeur à Paris, succède a Henri Estiennedont il épouse la veuve. Il s'adonne a la gravure des poinçons et a la confection des matrices, cl se rend célèbre par la correction et le choix de ses éditions, au nombre de près de cinq cents. Il employait fréquemment le caractère italique inventé par Aide Manucc.

— Parmi les imprimeurs-libraires renommés a cette époque, on cite encore Pierre Vidoue, Galliol Dupré, Guillaume Nyvcrd , Jean Cornilleau, Yolande Bonhomme, veuve de Thielman Kervcr.

1IÎ22. Mkàux, Melilœ (France). On y imprime des ouvrages de théologie de Jacques Lcfcbvre d'Èlaplcs.

— Chrétien Wechell imprime a Paris sa première édition : les (Economiques d'Aristote, Iraduilcs par Sybcrt Louvcnborch (in-folio). lin 1518, (iesner lui dédie le 13» livre de ses Pandectes, comme a un des plus habiles imprimeurs de l'époque.

— IIali.e en Prusse. Une édition de la Pharsale de Lucain , imprimée en celle ville, porte la date de 1472; mais comme elle a des signatures et que ce signe typographique n'était pas encore usité, il est évident que la date est erronée. Panzer (Annat. lypogr.) croit que, au lieu de M CCCCLXXIIf.1472), il faut lircMCa:CCXXll(1522).

1525. Hautin (Pierre), imprimeur graveur et fondeur a Paris, fait les premiers poinçons pour la musique. On voit à la bibliothèque impériale plusieurs de ses premières éditions.

— Robert Estienne, fils de Henri, célèbre par ses connaissances dans les langues hébraïque, grecque et latine, commence à imprimer a Paris. 11 donne d'excellentes éditions des principaux auteurs grecs, et ses caractères hébreux surpassent en perfeclion tout ce qui avait été fait avant lui. Gesner lui dédie le ïi» livre de ses Pandectes. En 1539, François I« le nomme imprimeur royal pour les lettres hébraïques et latines ; en 1545, il le nomme imprimeur royal pour le grec, en remplacement de Néobar, dont le nom va se présenter bientôt. Obligé de quitter la France, à cause de ses principes religieux, il se retire a Genève où il meurt le7 septembre 1559.

1527. Pierre Atteignant, imprimeur-libraire à Paris, publie un recueil de Chansons nouvelles en musique à quatre parties. C'est, dit M. Brunei, le plus ancien chansonnier imprimé en France où l'on ail employé des caractères mobiles pour l'impression de la musique. Mais ce procédé était déjà usité eu Italie et en Allemagne. Gutenberg et ses associés imprimèrent ainsi le plain-chanl dans les premiers livres liturgiques qu'ils publièrent, comme on le remarque dans une édition du Psautier de Maycnce donnée par Pierre Schœffer. Gering fit la me me chose ii Paris dans ses impressions de livres d'église.

1328. Sébastien Gryphc, originaire d'Allemagne, s'établit a Lyon ; c'est un des plus célèbres typographes de cette ville. — Son frère François était imprimeur a Paris.

A la même époque les Junte de Florence avaient un établissement de librairie ei d'imprimerie à Lyon.

1539. Geoffroy Toury ou Tory, libraire a Paria, compose el publie un traité de la proportion des différents caractères d'imprimerie, intitulé le Champ fleuri. François I" lui accorde un privilège pour l'impression des Heure».

1530. Michel Vascosaa est reçu imprimeur a Paris. 11 imprime, en 1542, un Quintilien, remanpial'lc par sa correction ; devient gendre de Jossc Bade ci beau-frère de Robert Estienne. Nommé imprimeur du roi, il obtient de Henri II, en 1353, un privilège général pour les livres qu'il imprimerait dans la suite.

1530. Gérard Morrlû, ami d'Erasme, se distingue pur ses impressions grecques.

— Holl'm eu Islande (Danemark). Jean Aresoen, dernier évoque catholique, y introduit l'imprimerie.

1531. Alençon. On y imprime le Stiroaer de lame péchèrent, par Marguerite do Valois, sœur de François 1er, reine de Navarre.

— François I« ordonnea Guillaume Le Bé de fondre des caractères hébreux, grecs el latins. Ces caractères sont remarquables par leur beauté. Le roi en confie la garde à Robert Eslienne, son imprimeur ordinaire. En 1540, Guillaume Le Bé est chargé de fondre des caractères de langues orientales. C'est lui qui fondit les caractères employés pour la Bible polyglotte, imprimée a Anvers en liili'J-72, chez l'Ianlin, par ordre de Philippe II, roi d'Espagne.

— Augereau, en latin AntjcreUus (Antoine), est reçu imprimeur-libraire à Paris. 11 était aussi graveur en caractères.

1534. Irrité contre les publications audacieuses des sectaires, François 1", par lettres patentes du 13 janvier, supprime l'exercice de l'imprimerie dans tout le royaume, sous peint! de la hart; mais, sur les remontrances du parlement, l 'exécution de ces lettres est suspendue, et bientôt ou se borne à des mesures restrictives.

I53H. Conrad Néobar, savant distingué, ost nommé par François I" imprimeur royal pour le grec. Il meurt on 1510 par excès de travail. — Sa veuve lui succède.

1539. Dnpnis (Malhuriu) est reçu libraire à Paris. Sa famille exerce

la librairie jusqu'à la lin du XVIII* siècle, c'esl-a-dire pendant |ilus de 250 ans.

1539. Claude Garainond. c I 1 1 s-< r graveur i't fondeur, a Paris, continence, d'après les ordres de François I", la gravure de caractères dits grecs du toi, sur le modèle que lui fournil Ange Vergèce, calligraphe royal. Le premier ouvrage où ces types sont employés est imprimé par Néobar sous ce titre : Ariïiolelis et Philonis libri de mmio ; il porte, par erreur, la date de MDLX au lieu de MD XI.. — Garamond avait déjà gravé des caractères romains cl italiques, en prenant pour modèles les types de Jenson et d'Aide Manuce. Sa réputation s'élaii étendue dans toute l'Europe.

— Par son ddil de Villers-Cotlereis, François \" prescrit l'usage de la langue française dans les arrêts judiciaires et les actes publics, qui jusqu'alors avaient été rédigés en latin.

— Barbou (Jean), imprimeur il Lyon, fait paraître les ceuvres de Marot eu petit format in-8°. Il va plus lard s'établir a Limoges. Jean Barbou, qui s'est rendu recommandable par ses éditions, est la lige de tous les célèbres imprimeurs de ce nom.

1540. Bbrlin. On commence a imprimer dans celte capitale de la Prusse qui est aujourd'hui le centre intellectuel du Nord.

— Le premier jubilé, c'csi-a-dire le premier anniversaire de l'invention de l'imprimerie, est célébré à Wiltemberg en Allemagne. Jean Lufft, imprimeur de celle ville, est le promoteur de la fête.

Quoique les premières impressions en caractères mobiles ne remontent qu'à l'année liiiO, il csl croyable, d'après le témoignage de Zell et de l'almicri, corroboré par les pièces du procès de Strasbourg, que, dés 1410, Guienberg avait, eu effet, imaginé et peut-être- même pratiqué ce procédé. Aussi la date de 1440 est-elle adoptée maintenant pour ia célébralion des jubilés typographiques.

— Bourges, Bituriges. Barlbélemi Barlault y imprime la Coutume deBerrg.

1542. Charlotte Guillard, femme de Berthold Rembolt, associé de Gering, veuve en 1KI8, épouse en 1320 Claude Chevallon ; veuve une seconde fois en 1542, elle exerce seule l'imprimerie jusqu'en 1556, année de sa mort. Elle a édité d'importants ouvrages en latin, en grec et même en hébreu, corri-

gés avec le plus grand soin. Ses contemporains l'ont comblée déloges.

1543. François 1er confire le litre d'imprimeur royal pour la langue française à Denis Janol.

1515. Aoet» (France). Anl. Rcboglio y imprime des poésies italiennes de Bandello.

1516. Conrad Dade, fils de Josse, exerce d'abord l'imprimerie à Paris. Ayant embrassé le protestantisme, il se retire a Genève, où il est rejoint par Robert Estienne, son beau-frère, expatrié pour la même cause.

— Etienne Dolet, savant liumanisle cl imprimeur, qui, après avoir exerce sa profession à Lyon, Était venu a Paris, y est brûlé sur la place Mauberl, eu J8i6, pour cause de religion .

— Le signe typographiqnc appelé guillemet», du nom de son inventeur, et qui sert a indiquer les citations, commence a être employé par les imprimeurs.

— Le Mans, Cenomanam (France). Denis Gaigeot y imprime le Missel du diocèse.

1547. Jean de Tournes, élevé de Sébastien Grypbe, Guillaume Roville, Jean et François Frellon exercent avec succès l'imprimerie à Lyon.

1518. Guillaume Morcl est reçu imprimeur a Paris. Typographe habile, il enseigne un outre avec distinction la langue grecque, cl compose plusieurs ouvrages estimés. 11 meurt en lufii.

1551. Diblin (Irlande). Humplirey Powel y imprime lo Livre des commune» prières en anglais. — Eu 1571, Wnlsh et Kcarncy impriment un Catéchisme en langue cl en caractères irlandais.

155!. Belgrade (Turquie). On y imprime le Xouveau Testament

— Ballard (Robert) est nommé par Henri 11 libraire et imprimeur du roi pour la musique, titre qui se conserva dans sa famille jusqu'en 1789. — Il y a peu d'annéesque l'imprimerie de Paris comptait encore un descendant de Robert Ballard parmi ses membres. Celte famille a donc fourni dans l'imprimerie une carrière de près rie 300 ans.

1354. Henri Estienne 11, fils do Robert, imprime les Odes d'Anaeréon, ouvrage dont on croyait le manuscrit perdu et qu'il avait rapporté de l'Italie. Aidé par Frédéric Sylburge, il

rédige et imprime, en 1572, le Thésaurus griecœ linguœ, magnifique travail dont les Éprouves sont corrigée* par Jean Scapula, qui, abusant de cette circonstance, en lit un extrait et le publia peu de temps après le grand ouvrage de son maître. On doit aussi a Henri Estienne les éditions de Pausanias, de Justin, deCttment d'Alexandrie et de Denys d'Ilaiicarnasse. Il passe pour l'imprimeur ie plus érudit de tous les temps. Il mourut à l'hôpital de Lyon, en 1598, après avoir été longtemps errant et malheureux par suite des persécutions que lui attirèrent ses écrits sur des matières religieuses.

1554. Andrinohle (Turquie). Les juifs y impriment des livres hébreux.

1555. Corrozet (Gilles), libraire dès 1536, est reçu imprimeur a Paris. Il a composé, traduit et imprimé un grand nombre d'ouvrages. Sa marque, faisant allusion à son nom, était un cœur avec une ro.se au milieu.

1558. Frédéric Moral, neveu de Robert Estienne, gendre de Vascosan, imprime son premier ouvrage. Il est nommé imprimeur ordinaire du roi en 1571.

1559. Robert Estienne Ie' meurt a Genève, où il s'était retiré pour cause de religion.

1560. Martin Lhomme est pondu h la place Mauberl, à Paris, le 15 juillet, pour avoir imprimé un pamphlet, intitulé le Tigre, contre le cardinal de Lorraine. — Un marchand rouennais, nommé Robert Dehors, qui se trouvait la le jour de l'exécution, ayant prononcé quelques paroles do compassion pour le con damné, subit, peu de jours après, le même supplice.

1561. Paul Manuce, imprimeur à Venise, est appelé à Rome, par le pape Pic IV, pour diriger l'imprimerie pontificale.

1563. Douai, Duacum. Jacques Boscard, imprimeur de Louvaiu. s'établit a Douai, sur l'invitation de l'Université. Il imprime h s Aphorismet d'Hippocrale, YOrganum d'Aristote et Yltagoge de Porphyre, traduits en latin.

— Sens, Senones. Gilles Richeboys y imprime les Coutume* de Sens.

— Moscou. Le czar Ivan IV Vasiliévilch y fonde une imprimerie.

— Scitari en Turquie. Camille Zanetti y imprime en langue slave.

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