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TOME II

1563. Go* (llindouslau). Les jésuites portugais y établissent une imprimerie dans leur collège; ou y imprime, en 1577, la Doctrine chrétienne en langue et en lettres malabares.

t36G. Jean Bicnné succède a Guillaume Mord, imprimeur A Paris, dont il épouse la veuve. Il achève l'édition grecque de Démosthine, commencée par Morel, et publie un Nouveau Testament en syriaque et en grec, avec une traduction inlcrlinéaire. Il mourut en 1588, et, d'après Scévole de Sainte-Marthe, il aurait été assassiné. — Sa femme prit la gestion de l'établissement, et sa fille, très-versée dans le grec et dans l'hébreu, surveillait les travaux typographiques.

1568. Jean Ricouart, libraire à Paris, s'élant fait charbonnier, est cité devant le recteur et les députés de l'Université qui lui enjoignent de cesser dans trois mois son commerce de charbon, sous peine d'être privé de son titre de libraire.

1572. Simon Millanges établit une imprimerie à Bordeaux sous les auspices des jurats de celte ville, où il exerce sa profession pendant cinquante ans. 11 imprime en 1580 la première édition des Essais de Michel de Montaigne.

1573. André Wechcl, libraire cl imprimeur a Paris, fils de Chrétien Wcchel, se relire à Francfort pour cause de religion. En 1569 sa boutique avait été pillée, une partie de ses livres brûlés, et lui-même n'échappa qu'avec peine au massacre de la Sainl- Barlhélemien 1372.

Ili76. Sébastien Nivelle, Henri Thierry el Olivier Harsy, impri.

meurs-libraires, a Paris, publient le Corpus juris civiiis, avec

des commentaires, 5 vol. in-fol., imprimé en rouge et en noir.

C'est un chef-d'œuvre typographique.

1378. Varsovie (Pologne). Quelques typographes y impriment en

1578 et 1580; mais ce n'est que dans le XVII* siècle qu'on y

trouve des établissements permanents.

— Robert Granjon, imprimeur, graveur el fondeur à Paris

el a Lyon, passe en Italie où il grave des caractères orientaux

pour le pape Grégoire XIII et les Médias. H revient à Paris où

il continue d'exercer son art.

1579. Frédéric Morel Gis, professeur et iuterprèlc du roi, est nommé imprimeur ordinaire du roi. C'était un excellent traducteur el annotateur. Il mourut le 27 juin 1630.

1580. Leïoe (Hollande). Louis Elsevier I« s'y établit libraire. —

Son petit-fils Isaac fui le premier de celte famille qui exerça l'imprimerie.

1380. Tycho Bmlié, célèbre astronome danois, établit pour son service personnel une imprimer»! a sa résidence d'Uranienborg dans l'île de liveen donlFrédéric II, roi de Danemark, lui avait donné la propriété.

— Marner t Pâtisson, habile imprimeur à Paris, épouse la veuve de Robert Eslicnnc II, et se montre digne par ses travaux d'être allié à cette illustre famille de typographes.

— Guillaume Nyon est reçu libraire a Paris; ses descendants ont exercé la librairie jusqu'à nos jours.

1533. Nicolas Nivelle, fils de Sébastien, était, à Paris, avec son frère Robert, (iuillaimicChaudière et quelques autres, l'un des imprimeurs et libraires de la Sainte-Union, c'est-a-dire do la Ligue.

— Oithez (Fronce). Louis Rabier y imprime les Psaumes mis en rimes béarnaises par Arnaud de Salctte.

15S6. Formation de la compagnie de libraires, dite de la Grand' Navire, pour de grandes entreprises de librairie, sous les auspices du chancelier Cbiverny. Elle était composée de Jacques Dupuis, Baptiste Dupuis, Sébastien Nivelle, Miciie! Sonnius-

1588. Robert Estienne III, poêle, interprète du roi pour les langues grecque et latine, commence à imprimer. Il traduit cl publie les deux premiers livres de la Rhétorique d'Amlote.

— Jamet Mctlaycr, imprimeur ordinaire du roi, imprime, sur l'ordre de Henri III, un grand bréviaire en caractères rouges et noirs, in-fo!., regardé comme une merveille de l'art.

— Orry (Marc), libraire-juré, est reçu imprimeurâ Paris. Il avait pour marque un lion rampant, avec ces paroles : Adaslra per asperavirtus. Cettcdevise était un heureux présage delà fortune de sa famille, car c'est de cet imprimeur que sont descendus Philibert Orry, contrôleur général des finances (1730 a 17S5), et Jean-Louis Orry de Fulvy, son frère, intendant deslinan^ ces (1737 a 1744). Ces deux financiers conservèrent dans leur blason la marque bibliographique de leur auteur.

1590. Paul Estienne, fils de Henri, est reçu imprimeur. Il imprime, en 1603, les Tragédiet de Soptocle, édition fort estimée et d'une très-belle impression.

1592. Leipsick (Allemagne). Une foire aux livres y csl établie cl. depiiis celle époque, elle se lient régulièrement deux fois par an ; à Pâques et à la Sainl-Michel.

1593. Macao (Chine). Les Jésuites y établissent une imprimerie européenne pour leur service personnel.

1595 Marseille. Les poésies provençales de Louis de la Bellaudière, imprimées par Pierre Mascaron, aïeul du célèbre prédicateur de ce nom, sont la première production typographique exécutée clans celle ville.

1896. Sàikt-Pael Trois-Chateabs, Avgustobona Tricassium (France). C'est là que furent imprimées pour la première fois les Fables de Phèdre, d'après le manuscrit découvert par Pierre Pithou.

1600. Une seconde compagnie de libraires associés, dite aussi de la Grand -V» rire, est formée à Paris el se compose de Barlhélcmi Ma<:é, d'Ambroise Drouart et des trois frères Michel. Laurent el Jean Sonnius. Comme la première, elle public des éditions des Pères de l'Église et d'ouvrages de droit

— Kagnoi.et, village près Paris. Le cardinal Duperron y possédait une imprimerie où ii faisait d'abord tirer ses ouvrages ù un pelit nombre d'exemplaires qu'il communiquai! a ses amis pour avoir leurs observations, et qu'il corrigeait ensuite ; puis il les publiai! définitivement.

— Saint-Omer, Audemarojtolis. Les jésuites y avaient fondé un collège pour les jeunes Anglais catholiques, avec une imprimerie d'où sont sortis beaucoup d'ouvrages en iatin et en anglais.

Pendant le cours du XVI' siècle l'imprimerie se propagea dans beaucoup d'autres villes. Ainsi elle fui introduite en 1504 à Zurich, Tigurum, en Suisse; — 1508, Valence en Dauphîné — 1310. Kancy en Lorraine: — 1518, Cambrai. Camerncum, Schelesladt en Alsace; — 1521, Kœnigsberg, Hegiomoniuni, en Prusse, Luccmc en Suisse; — 1525. Berne; — 1349, Conterbury en Angleterre; — 1566, Lit'ge, Leodium, en Belgique;— 1576, Cagliari, capitale de l'Ile de Sardaigne; — 1382, Dantlick, Gedanum, en Prusse; — 1589. Rotterdam, La Haye. Haga comité, en Hollande. Mâcnn en France, etc.

XVII' siècle.

1602. Cramoisy (Sébastien 11) est reçu imprimeur-libraire a Paris, clachète !c fonds de son aïeul materne! Sébastien Nivelle. 11 est admis en iGiO, après la mort d'Abcl Langelier, au nombre des vingt-quatre libraires jurés de l'Université, devient syndic de la communauté, échevin de la ville de Paris, juge consul, administrateur des hôpitaux-, est nommé imprimeur ordinaire du roi en 1633, el directeur de l'imprimerie royale (|ui vient d'être fondée au Louvre [I6i0). Il imprime un grand nombre d'ouvrages grecs, latins et français. — Ses frères et ses neveux se distinguent dans la même profession.

1600. Gervais liarrois est reçu libraire a Paris. Pendant deux siècles cl demi sa famille a exercé avec honneur cette profession.

• 1608. Claude Morcl, fils de Frédéric, est nommé imprimeur du roi.

— Ses deux fils, Charles et Gilles, obtiennent successivement le même titre.

1611. Jean Ricber, libraire fort instruit, publie â Paris, avec son frére Etienne, un recueil périodique sur les affaires du temps, intitulé le Mercure Français (qu'il ne faut pas confondre avec le Mercure de France). JcanHiclier était très-attaché à Henri IV cl l'avait suivi a Tours pendant les guerres civiles. 11 prenait pour devise ces deux mots grecs 6xêio; ajrapicn;, « qui sait se contenter est rirbe i>, faisant allusion à son nom.

1612. Samuel Thibousl, descendant de Guillaume, qui imprimait dès loti, se distingue par ses belles impressioos; est imprimeur de l'Université ; laisse un fils. Claude, qui lui succède el dont la veuve reste imprimeur de l'Université, titre qui passe ensuite à leur fils Claude-Louis (1718).

1018. Nicolas Dufossé, imprimeur-libraire, à Paris, est le premier qui, en vertu du règlement de 1018, auquel il avait eu beaucoup de part, prend le litre de syndic de sa communauté, qui n'était pas en usage auparavant.

— Pierre Rocoletest reçu imprimeur, nommé imprimeur ordinaire du roi, le 1 1 avril 163ii, et. peu de temps après, imprimeur de la ville de Paris. Il mourut en 1662.

Pendant les guerres de In P ronde, Rocolel donna des lémoi-

gnages éclatants Je sa fidélité au roi. qui lui fil remettre une médaille et une clialnc d'or. 11 eut pour successeur Damien Foucault, qui avait Épousé sa petite-fille. 1618 (26 octobre). Antoine Estienne, fils de Paul, né à Genève, obtient des lettres de naturalisation et se fait recevoir imprimeur; est nommé imprimeur ordinaire du roi, en décembre 1623 ; meurt en 1674. Il élait très-savant, grand orateuret bon

poeic.

— Jacques Quesncl exerce la librairie à Paris. Son père, gentilhomme écossais, avait été premier peintre de Henri III, el lui-même fut pére du fameux oratorien Quesnel, dont le livre des Uêflexiont morales fut condamné par la bulle Unigenitia.

— Henault (Halhurin) est reçu libraire à Paris. Le président Hcnaull, auteur de l'Abrégé chronologique de l'histoire de France, élait son arrière-petil-fils.

1619. Louis XIII fait racheter pour une somme de 3,000 francs, prise sur ses deniers, les matrices des caractères grecs de Robert Estienne, engagées au gouvernement de Genève, et charge Paul Estienne, petit-fils de Robert, de cette commission.

— Yverdun dans le canton de Vaud (Suisse). Une société d'imprimeurs, appelée Société hclvétiale cadoresque, y publiait des éditions d'auteurs classiques.

En 1778 on y réimprima Y Encyclopédie en 58 vol. in-i«. 1621. Jean Camusai est reçu imprimeur. En 1634, l'Académie française, nouvellement fondée, le choisit pour son imprimeur et pendant quelque temps tient ses séances chei lui. Elle assiste en corps à ses obsèques en 1039 cl conserve a sa veuve le litre d'imprimeur de l'Académie.

— François de Hansy est reçu libraire. Sa famille exerce encore celte profession à Paris.

IG22. Il se forme â Paris plusieurs compagnies de librairie; une entre autres, composée de Morel, Sonnius, Cramoisy et Buon, pour l'impression des auteurs grecs, publie des éditions de Plularqiie. de Xéuophon, d'Arislote, etc.

HS24. FaEnEHicsTADT, dans le duché cleSchleswig (Danemark).

Celte ville fut fondée en 1621. par 1rs Arminiens exilés de Hollande ; cl déjà, en IG21. Hans lioclal y exerçait l'art typographique.

1625. Michel Sonnius ii' du nom), est nommé grand juge consul.

C'est le premier libraire de Pans qui ail rempli ces fonc-

1625. Jacques de Sanlecquo. m: primeur-libraire, se distingue aussi comme graveur el fondeur de caractères ; il fiait é lève de Guillaume Lehé, et grava des caractères orientaux pour la polygloilc de Lejay, imprimée par Antoino Vitré (1628). — Ses lils et ses petils-lils suivirent la même profession. C'é lai eut les Sanlecqae qui gravaient et fondaient les différents types employés parles Elsevier, célèbres imprimeurs de Hollande.

1628. Antoine Vitré commence à Taris ["impression do la Bible polyglotte dit président Lejay, 10 vol. in-fol-, dont le dernier parut en 1645. Elle est en sept langues (hébreu, samaritain, chaldéen, grec, syriaque, latin, arabe) ; les caractères avaient été fondus par Jacques de Sanlecque. Quelques auteurs ont accusé Vitré d'avoir fait fondre les caractères orientaux après l'achèvement de l'ouvrage el d'en avoir détruil les poinçons el les matrices pour ôter ainsi le moyen d'imprimer a Paris des livres en ces langues, après sa morl; mais ce récital'nir d'une fable. Au froniispice de cette polyglotte il signe Vitré cl à la fin Vitray. 11 fut nommé imprimeur du roi es langues orientales en 1630 cl imprimeur du clergé de France en 1635. Lecardinal de Richelieu leciiargea, de la part de Louis XIII, en 1632, d'acheter les caractères orientaux provenant de la succession de Savary de Brèves, ancien ambassadeur de France à Conslantinople.

1630. Jean Cusson, libraire à Paris, passait pour le plus habile relieur de son temps. — Ses descendants ont exercé l'imprimerie et la librairie à Pariset à Nancy.

1631. Formation, a Paris, d'une nouvelle compagnie de libraires, dile du Grand navire, composée de Sébastien Cramoisy, Denis Moreau, Claude Sonnius, Jean Branchu. Gabriel Cramoisy, Denis Thierry el Denis Bechet.

— (11 octobre). Louis XIII crée, par une charte, l'imprimerie de la Gazelle de France el en donne la direclion à Théophrasle Rcnaudot, médecin.

1636. Anloine Berlier, neveu des Prosi, libraires de Lyon, dirigeait dès l'âge de quatorze ans l'établissement que ses oncles avaient formé â Madrid. Ayant eu occasion de se faire connaître avantageusement du cardinal de Richelieu et du chancelier

Scguier. il s'établit a Paris sous leurs auspices. — La reinemère, Anne d'Autriche, le choisit pour son libraire. Berlier lui disant qu'il n'Osai! imprimer les Mémoires du cardinal de Richelieu, parce que la conduite de plusieurs grands personnages de la cour y était blâmée : « Travaillez sans craiule, lui ■ répondît ia reine, et faites tant de lionlc au vice qu'il n<- « reste en Fronce que la vertu. »

1030. filui Levassent est reçu libraire. Habile relieur, il fui le premier garde de la communauté des relieurs cl doreurs, après que l'édil de 1686 les eut séparés de celle des imprimeurs et libraires.

1639. Camimudck en Massachusetts (Amérique). Stephcn Dage, typographe anglais, y fonde une imprimerie. C'est la première ville des fi tais-Unis, alors colonies anglaises, où l'art typographique fut pratiqué.

1610. Louis XIII fonde au Louvre une imprimerie royale. — Sébastien Cramoisy en est le premier directeur. Le premier livre qu'on y imprime est V Imitation de J.-C. en latin, infolio.

— Richelieu en Tourame. Le cardinal duc de Richelieu établit dans son château une imprimerie particulière, d'où sont sortis quelques ouvrages.

— Pierre Sloreau, écrivain juré, a Paris, invente et fait graver deux sortes de caractères imitant l'écriture bâtarde el l'écriture rondo, et imprime ainsi, avec privilège du roi, une Imitation de J.-C. un Virgile el autres ouvrages qu'il vendait lui-même; mais il parait qu'il n'était pas i-ci;u libraire, car la communauté lui lit interdire la vente do ses livres.

1 643. Pierre Le Petit est reçu imprimeur; il est nommé imprimeur ordinaire du roi, le 27 janvier 16i7, el devient imprimeur de l'Académie française, place qu'avait exercée son beau-père Camusat. Il avait pour marque une croix d'or, avec celle devise : In hoc signa rinces.

1611. Charles Coignard est reçu imprimeur-libraire. — Deux doses iils, Jean-liaplisle et Charles, suivent la même profession (1658). Charles est en outre fondeur de caractères.

— CimisTi.vNi*, capitale delà Norvège, alors au Danemark. Tygc Sielsson y porte l'imprimerie.

— On commence a publier une gazelle en Danemark.

1640. Nicolas Yivciiiiy, imprimeur-libraire ii Paris, est condamne' à cinq ans de galères pour avoir imprime" ei distribué des pamphlets pendant les troubles de la Fronde.

— De Scrcy (Charles) esl reçu imprimeur-libraire. Boileau eu parle dans son Art poétique.

1651. Sébastien Mabre, pelit-tils de Cramoisy, du côté maternel, lui succède comme imprimeur ordinaire du roi cl directeur de l'imprimerie royale.

— Guillaume Desprez est reçu imprimeur-libraire. Des lettres patentes lui confèrent le titre d'imprimeur du roi, le 10 décembre 1686. Successeur do Savreux, imprimeur-libraire de MM.de Port-Royal, il en adopte la marque, conservée aussi par ses descendants : les trois vertus théologales avec cette devise : Ardel amans spe nixa pdes. Il imprime la traduction française de la Bible par Lemaistro de Saci.

1652. Bilaine (Louis) est reçu imprimeur. Boileau cite cet imprimeur dans sa IXe satire.

1653. Léonard (Frédéric) esl reçu imprimeur à Paris. Il succède, en 167s, â Sébastien Muré comme imprimeur du roi, et devient ensuite imprimeur du clergé. 11 imprime plus de trente volumes de la collection des auteurs latins ail usum delphini, entremis XIV.

est reçu libraire. Sa famille a exercé jusqu'en 1788 la profession d'imprimeur-libraire à Pans.

— Claude Barbin est reçu libraire. 11 avait sa boutique sur le perron de la Sainte-Chapelle du Pa lai s-de- Justice. Boileau le mentionne souvent dans ses ouvrages.

163". Th. Roycrofl imprime à Londres la Bible polyglotte du docteur Waltou, C'est le premier ouvrage publié par souscription.

1660. Nicolas Debure est reçu libraire a Pans. Sa famille esl restée jusqu'à nos jours dans la librairie, où quelques-uns de ses membres si' sont distingués cumme bibliographes.

— Saint-Manak près Paris Fouqoel. surintendant des finances sous Louis XIV, y possédait une mmson de campagne où i! avait établi une imprimerie.

IfifiJ. Mon Tant il près de Paris. On y découvre une imprimerie clandestine où s'imprimaient des errits ru raieurde Fouqnct. surintendant îles finances, alors détenu A la Bastille

1663. John Twyn, imprimeur à Londres, victime d'une législation barbare, est condamné à un horrible supplice pour avoir imprimé un écrit politique. L'arrflt porte qu'il sera suspendu par le cou a une corde, que ses membres seront coupés, ses entrailles arrachées ei brûlées lui vivant et sous ses yeux; que sa leie sera ensuite tranchée et son corps divisé en quatre quartiers. — Tlinmas Brewslcr, libraire; Simon Dover, imprimeur, et Nathan Brooks, relieur, pour avoir coopéré à celle publication, sont condamnés au pilori, a l'emprisonnement et a de fortes amendes.

1664. Jean de la Caille, donl le père et l'aïeul avaient exercé l'imprimerie, est reçu imprimeur-libraire à Paris. Il publie une Histoire de l'imprimerie et de la librairie. 1689, in-4».

1665. Denis Sallo, conseiller au parlement de Paris, fonde, sous le pseudonyme de sieur d'IIédouville, le Journal des savants, l'un des premiers ouvrages périodiques de ce genre qui aient été publiés en Europe.

1679. Laurent d'Iloury, libraire a Paris, fonde un almanach qu'il présente à Louis XIV et qui prend le litre à' Almanach royal en 1699. Celle publication s'est continuée cl porte maintenant le titre d' Almanach impérial.

1683. Versailles (France). François Muguet, imprimeur du roi, y fonde le premier établissement typographique, li y eut aussi au château, a différentes époques, des presses dont plusieurs membres do la famille rovalc se servaient pour imprimer euxmêmes quelques opuscules,

1687. Jean-Baptiste Coignard, fils de Charles Coignard 1", est nommé imprimeur de l'Académie française donl il achève l'impression du Dictionnaire. Parmi les belles éditions sorties do ses presses on distingue le Traité d'architecture de Vilruve, traduit et annoté par Cl. Perrault, grand tn-fol. avec ligures. — Son (ilsCoignard (Ëlie-Jenn-BaptislelI)cst aussi imprimeurlibraire, et syndic en 1728.

1691. Jean Annisson, libraire de Lyon, est reçu imprimeur à Paris. Il est nommé directeur de l'imprimerie royale on 1701, fonctions exercées par ses descendants jusqu'en 1794.

1692. Louis XIV ordonne l'exécution de nouveau* types spécialement destinés ii l'imprimerie royale; une commission de savants cl d'artistes détermine la forme des caractères dont la

gravure est rantire ;'i (truiidjciiit. Ces i^iracLèrc» poi-lcn l

des signes dislinclifs qu'il est interdit aux autres imprimeries d'imiter, mesure qui esl encore eu vigueur. lii'Ji. Jean Brunei est reçu libraire a Paris. Le savant bibliographe, M. Jacques-Charles Brunei, aulenr du Manuel du libraire, est un de ses descendants.

Il y a eu a Paris d'autres libraires du même nom , mais appartenant a des familles différentes.

— L'Académie française publie la première édition de son Diction notre en 2 volumes in-4*, dont l'impression est achevée par Jean-Baptiste Coignard, successeur de Pierre Le Petit.

— A l'occasion de libelles sur le mariage secret do Louis XIV avec madame de Mainte non, plusieurs personnes sont arrêtées : un ouvrier imprimeur et un garçon relieur sont pendus eu place de Grève, par sentence de La Ileynic, lieutenant général de police.

1696. Trévoux, capitale de l'ancienne principauté de Dombes (France). Le duc du Maine, prince de Domhes, y fonda une imprimerie longtemps exploitée par des compagnies de libraires de Paris, et d'où sortirent les Mémoires appelés aussi le Journal de Trévoux, 1701 à 1767, 265 vol. in-12, ainsi que le Dictionnaire qui porte également le nom de Trévoux.

Pendant le XVII" siècle l'imprimerie fut introduite dans beaucoup d'autres villes : en 1602 a Beauvais, à Êvreux ; — 1604, Châlon-sur-Saône ; — 1605, Saumur; — 1606, Moulins; — 1607, Clermond-t'errand ; — 1608, Coutances; — 1610, Presbourg, Posoniuni, en Hongrie; — 1613, Arles; — 1C16, Nttmar; — 1617, Cadix en Espagne, Semons en France; — 1619, Gotha en Allemagne; — 1620, Montauba»; — 162i, Montpellier; —1625, Tulle;— 1626, Bourtjen Bresse;— 1628, Saint-Jean d'Angely; — 1629, Saint-Quentin, Périgueux; — 1630, Rayonne;— 1631, Vendôme; — 1633, Neufchatel eu Suisse, Dorpat en Livonie; — 1638, Glascow en Ecosse; — 1639, Yitlavicwsa en Portugal ; — 1613, Bristol en Angleterre ;

— 1646, Abo en Finlande; — 1647, Malte; — 1648, Dieppe;— 1650, Auxerre. Quimper ,- — 1651, .4tiittn;— 1664, Saint-U;

— 1666, LePuy en Velay; — 1672. Vanne»;— 1675, Bageux ;

— 1676, Le Havre;— 1682, Boda,— 1685, fcoon;— 1BB6, Nouon; — 1697, Aurillac, etc.

XVIII' «leele.

1702. De l.espme i.J eau- Baptiste- Alexandre} est nommé imprimeur du roi ; se démet le 10 mars 1741 : meuu le 28 octobre 176". Il était cousin du célèbre pcii'te Santrul "l fut juge consul et quarlimer ou chef de la milice bourgeois'- de sou quartier. — Son lils, Charles-Jean- Baptiste, est aussi imprimeur-libraire. En 1748, il se rend a la cour de Pologne pour présenter an roi Frédéric-Auguste Y Histoire générale d'Allemagne (H vol. in-*»), par Joseph Barre, chanoine de Sain le- Geneviève et ( li:uu:i'liiT de ITiriversilé île Paris, histoire dont ce monarque avait accepté la dédicace. De Lcspine avait épousé la fille de llesprei {Guillaume H), imprimeur. Allaclié ensuite a la maison de la Dauphitic, mère de Louis XVI-, il est chargé par celle princesse de la direction d'une imprimerie qu'elle avait dans le château de Versailles, et où elle imprime elle-même un petit ouvrage de piété en IliiS.

1701. Vincent i Jacques) vient du Mans s'établir a Paris où il esl reçu imprimeur-libraire ; est élu syndic en 1744, et meurt en 1760, a -l'Age de 89 ans. 11 a imprimé une foule de bons ou-

— Barbon {Jean-Joseph;, venu de Limoges où sa famille exerce encore l'imprimerie et la librairie, est reçu libraire a Paris. Il meurt en 17î>2.

1707. Rondel (Laurent) esl reçu imprimeur. 11 harangue en latin et en Irès-hons termes, comme adjoint en charge, le recteur de l'Université, qui s'était rendu le 9 mars 1726 a la chambre syndicale, pour recevoir le serment des libraires et imprimeurs. — Son fils Laurent-É tienne Ronde! est connu par de savants ouvrages pour la rédaction el la révision des livres liturgiques.

1710. Collombai [Jacques), libraire, esl reçu imprimeur et devient imprimeur du cabinet du roi. Sous sa direction, Louis XV enfant imprime au palais des Tuileries, en 1718, un petit volume in-8° intitulé: Cours des principaux- fleuves et rivières de l'Europe., composé et imprimé pnr Louis XV, roij de France et de Navarre. — La veuve de Collombat conserve le litre d'imprimeur du cabinet du roi (1744). — Se démet en faveur

de son fils Jacques-François, morl en 1751. — Jacqueline Tarie, veuve de ce dernier, lui succède el meurt en 1752, laissant orphelin et mineur Jean-Jacques-Estienne Collombat. qui exerce sous l'inspection de la chambre syndicale. Il se retire en 1753.

1711. Saint-Pétehsdouhc (Russie). Pierre-le-Grand , fondateur de celle capitale, y établit une imprimerie.

— Alep en Syrie (Empire ottoman). On y imprime les Homélies de saint Alhanasc, en arabe.

— Marchand (Prospéré libraire à Paris depuis 1638, s'établit en Hollande pour y professer librement le protestantisme. Il est auteur d'un Dictionnaire historique et d'une Histoire de l'imprimerie, Lallaye, 1740, in-1», à laquelle Mercier de Saint- Léger a fait un supplément, Paris. 1775, in-4».

— Gabriel Martin, libraire à Paris, publie, sous le titre de Bibiiothcca bultelliana, le catalogue de la bibliothèque de Bulleau, en 2 vol. in— i 2, avec une préface dans laquelle il expose son système de classification bibliographique, que, du reste, il devait presque entièrement a Prosper Marchand qui l'avait déjà pratiqué en 1706, 01 qui plus lard en imagina un second ; mais Gabriel Martin préféra le premier et le suivit dans les nombreux catalogues (148) qu'il rédigea. Cette méthode a été adoptée par les libraires de Paris.

— Coignard (Jean-Baptiste 111) est reçu libraire a Paris ; est nommé en 1717 imprimeur du roi, puis imprimeur de l'Académie française et syndic de la communauté en 1751. II meurt en 1768, après avoit fait des dispositions en faveur des ouvriers imprimeurs de Paris. I! avait amassé une grande fortune et fonda un prix d'éloquence latine pour les maîtres ès arts en

— (Hnovemhre). François Didot, apprenti d'André Pralard, esi reçu libraire. Le 13 juillet 1753, il devient syndic de la chambre. Le 14 août suivant, il fait recevoir libraires ses deux fils. François-Ambroise et Pierre-François. En 1754, il est reçu imprimeur. — François Ilidol est le chef de cette illustre famille d'imprimeurs qui reproduit a notre époque l'érudition, la patience et le travail ingénieux des Eslienne au XVI' siècle.

1718. Thiboust (Claude-Louis), maîtres ès ai ls, libraire et impri- TOME II. 50

meur Je l'Université, comme ses ancêtres, graveur-fondeur de raractères dûs 1694, fait paraître un poè'nic intitulé Tgpographiœ excellenîia, qu'il présente au roi Louis XV. — Son tils (Claude-Charles), aussi imprimeur de l'Université (1734), traduit en prose française le poeme latin de son père, et dresse la liste des libraires et imprimeurs reçus du l« avril 1689 au 1er janvier 1748 (au nombre de 409).

1720. Coustelier (Ant. -Urbain), dont la famille exerce la librairie depuis 1654, est reçu imprimeur. — Son fils, nommé aussi Antoine-Urbain, mon en 1763, suit la même carrière. — Tous les deux ont donné de belles éditions d'auteurs latins. — Jcan-Baplisie Osmonl est reçu libraire. 11 est auteur du Dictionnaire typographique des livres rares, 1768. 2 vol. in-8°.

1723. Barbou (Joseph), frère puîné de Jcan-Joseplt, est reçu imprimeur; il était libraire depuis 1717. Il meurt en 173"; sa veuve continue d'exercer l'imprimerie jusqu'en 1730, qu'elle cède son fonds a J.-G. B.trbou neveu.

1724. Lottin (Philippe-Nicolas) est reçu imprimeur. Il laissa deux Mis dont l'un (Augustin-Martin) fut imprimeur, et l'autre ( Auto ine-Prosper) libraire.

1727. Constantinople (Turquie). Le sultan Achmet III autorise rétablissement d'une imprimerie turque sous la direction d'Ibrahim Basmadgi. Auparavant l'usage de la typographie était interdit aux musulmans; mais, depuis le commencement du XVIe siècles, les juifs avaient des imprimeries hébraïques à Conslanlinople. Il y a même aujourd'hui une imprimerie française.

1728. Lcmercier (Pierre-Gilles), â Paris, est nommé imprimeur ordinaire de la ville. C'est le dernier de cette ancienne famille qui exerça l'imprimerie. Sa veuve lui succéda et mourut en 1786. Une de leurs filles avait épousé le comte de Messimy.

1730. Fournicr jeune (Pierre-Simon) se distingue dans la gravure et la fonte des caractères. Il publie une table des proportions des lettres ; un Manuel typographique et autres ouvrages sur l'imprimerie.

1734. Barrois (Jacques- Marie) est reçu libniiiv. Bibliographe distin-gué, il rédige plusieurs catalogues estimés, notamment celui de Falconnet, 17G3, 2 vol. in-8°. Il était gendre de François Didot. et mourut en 1769.

— Plusieurs imprimeurs et libraires de Paris, Hérissant. Didol.

Nyon, Barrois et autres, fondent, pour la publication des livres d'église à l'usage du diocèse, une association quisubsisteencore.

173-1. Jore (Claude-François), imprimeur a Rouen, est destitué do sa maîtrise par arrel du conseil (7 septembre 1734), pour avoir imprimé les Lettres philosophiques de Voltaire.

1735. Charles Méqui gnon est reçu libraire à Paris. Sa famille exerce encore aujourd'hui celle profession.

— Verret, en Tourainc. Le duc d'Aiguillon fit imprimer dans ce château tin recueil de pièces impies et obscènes tiré a petit nombre, et dont un exemplaire s'est vendu 580 fr. a la vente de Méon.

— Gabriel Valleyre, imprimeur-libraire à Paris, exécute l'impression d'un Calendrier par un procédé stéréo typique ; mais cette tentative n'a pas de résultats satisfaisants.

1738. Simon (Claudc-Francois) est reçu imprimeur àParis, profession que son père avait exercée ; il devient imprimeur de lu reine, du prince de Condé, de l'archevêque de Paris et de la faculté de théologie; est nommé chevalier de l'ordre du Christ et membre de l'académie des Arcades de Home. 11 rédige les Mémoires de Dagaai-Trouia, travail pour lequel Louis XV lui décerne une médaille d'or, en 1740; imprime la Mbit hébraïque du P. Houbigant (1753, 4 vol. in-fol.), et laisse inédit un traité complet de l'imprimerie.

1739. Guillaume Ged, orfèvre à Édim bourg en Écosse, publie une édition de Sallusle, imprimée en planches solides; cet essai de sléréolypic, encore bien imparfait, n'est pas continué.

1740. Le troisième jubilé séculaire de l'invention de l'imprimerie est célébré en Allemagne, à Paris, à Londres, a Harlem eu Hollande. — Plusieurs ouvrages sur l'origine de l'art typographique sont publiés à celte occasion, entre autres Y Histoire de l'imprimerie de Prosper Marchand, a La Haye.

— Dcspreu (Guillaume H), reçu imprimeur à Paris dès 1708, est nommé imprimeur du roi; se démet en 1743. — Son fils, Guillaume-Nicolas, lui succède et devient imprimeur du clergé en 1747.

1741 (6 juin). Un arrêt du conseil du roi enjoint aux imprimeurs et libraires de ne faire aucun apprenti de leur profession pendant l'espace de dix années. — Des mesures semblables avaient déjà été prises i diverses époques dans le but de maintenir la

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prospérité de l'imprimerie et de la librairie en ne multipliant pas trop le nombre de ceux qui les exercent, nii Charles Saillant, libraire instruit, est élu syndic.

— Tilliard (Nicolas-Martin) est reçu libraire. Il rédige plusieurs catalogues estimés.

— Saugrain (Cl an de -Marin), libraire à Paris en 1702 cl auteur do plusieurs ouvrages, public le Code de la librairie et imprimerie de Paris, imprimé aux frais de la communauté. —Un autre Saugrain, d'abord libraire, fut ensuite garde de la bihho- Uièque du comte d'Artois et mourut.cn 1806, conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal . —Il existe un tableau généalogique de cette famille, une des plus anciennes qui aient exercé la librairie en France.

1746. Le Breton (André-François), petit-fils de Laurent d lloury, est reçu imprimeur. 11 avait le litre d'imprimeur ordinaire du roi. C'est lui qui imprima V Encyclopédie in-fol. de Diderot. Effrayé des hardiesses du rédacteur, l'imprimeur, qui avait déjà éprouvé des difficultés pour la publication de l'ouvrage, crut devoir faire aux épreuves des derniers volumes quelques modifications atténuantes. Lorsque, après le tirage, Diderot en eut connaissance, il entra en fureur et il écrivit à Le Breton un lettre foudroyante. C'est Brûlé, proie de Le Breton, qui rédigea l'article Imprimerie pour celte Encyclopédie. — Lollin (Augusiin-Mnrliu), lils de Philippe-Nicolas, csl reçu imprimeur a Paris. Hus tard il est nommé imprimeur du dauphin, de la ville cl du roi (1775). 11 est auteur de divers ouvrages et, pendant plusieurs années, il a publié YAlmanach des centenaires, dont la collection forme 12 vol. iu-24; ila traduit, en 1785, la Plainte de la typographie, Artis lyponraphiœ qaerimonifl , de Henri Esliennc, avec le texte en regard et une ^éiuvilugie dos Esliennc. 11 a donné aussi le Catalogue ckronoh'tiqitc des libraires el imprimeurs de Paris depuis 1 470 jusqu'en 1789. 11 est mort en 1793. —Son frÈre puiné, Anloinc-Prosper Loitin, reçu libraire en 1758, se retire du commerce en 1782. Il est aussi auteur de plusieurs ouvrages. 1748. Delaguelte (François) esl reçu imprimeur. Sa famille exerce

encore aujourd'hui".

— Avillï, prés de Scnlis (France). Le père Houbigant, oratorien, y avait établi une presse avec laquelle il imprime lui-même un

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Psautier en hébreu, tiré a cent exemplaires cl portant l'indication de Lugduni Batavorum (Lcyde). Il publia encore par ce moyen quelques autres ouvrages.

1 7i9. Griffîlhs, liomme de lettres et libraire â Londres, né en 1~<W, mort en 1803, fonde dus 1749 le Mtmtly-Review (Revue mensuelle), un des premiers recueils littéraires de te genre qui aient paru en Angleterre, et dont la publication s'est toujours continuée depuis cette époque.

— Pi erre- Alexandre Le Prieur est reçu imprimeur à Paris: devient imprimeur ordinaire du roi; se démet en 1773; csl nommé secrétaire du roi en 1785.

— Knapen (André-François] est reçu imprimeur, cl devient imprimeur de la eour des aides. Eu 1783, il s'associe son lils, Achille-Maxim'm-I'hilogoiie, qui continue d'exercer, même pendant les années les plus nuitées de la Révolution.

, 1750. Deiatour (Louis-François) est reçu imprimeur. Sa famille exerçait depuis 1606.

— Barbou (Joseph-Gérard), reçu libraire en 1746, succède comme imprimeur ù la veuve de Joseph Barbou, son oncle. Il continue la jolie collection des auteurs latins commencée par (iousiellier.

1752. Guérin (Uippolylc-Louis), d'uburd libraire comme son père (Louis), est reçu imprimeur. Les éditions qu'il a publiées ou imprimées sont très -correcte s.

-r- Bernard (Jean-Frédéric), libraire hollandais, meurt à Amsterdam. Il a Ctc" éditeur et collaborateur d'un ouvrage important : Cérémonies et coulâmes religieuses de tous les peuples du monde, avec des gravures exécutées p:ir II. l'icarl, -2 vol. in-lol. On en a fait plusieurs réimpressions à Taris.

— Mariette (Pierre-Jean), imprimeur-libraire a Paris, est nommé secrétaire du roi, contrôleur général en la grande chancellerie de France, associé honoraire de l'académie royale de peinture et de sculpture elde l'académie de Florence. Il est auteur d'un Traité des pierres gravées. 2 vol. in-fol., ouvrage intéressant el très-eslimé.

l"o3. Uc Bure (Guillaume-François) est reçu libraire a Paris. Il cal auteur de la Bibliographie instructive, ou traité de la connaissance des livres rares el singuliers, 1163, 7vol. in-8".

I78l>. Emmanuel Brcilkopf, imprimeur, graveur et fondeur Jt

Leipsick, imprime la musique en caractères mobiles; il grava et fondil aussi des caractères chinois mobiles, procédé pour lequel il reçut des félicitations de la cour de Rome et de l'académie des inscriptions et belles-lettres de Paris. 1754. Jombert (Charles- Antoine), savant imprimeur-libraire a Paris, auteur de plusieurs ouvrages sur l'architecture et le dessin, est nommé imprimeur-libraire du roi pour l'art militaire, lo génie, l'artillerie et la marine ; se démet en 1760. — Son fils (Claude- Antoine) et son petit-fils (Louis-Alexandre) portent le même titre. Ce dernier était gendre de François-Ambroisc Didol.

1757. Franc ois- Ambroise Didol est reçu imprimeur, par suite de la démission de François Didot, son père. Il est l'inventeur de la presse ù un seul coup, et devient habile fondeur de caractères. Ses belles éditions, dites du Dauphin, jouissent encore d'une juste célébrité.

1758. Michel Lambert est reçu imprimeur.

1759. De Bure (Guillaume 11), cousin de Guillaume-François, est reçu libraire, et devient libraire de la bibliothèque du roi et de l'académie des sciences. 11 rédige la première partie du Catalogue de la Valliere, 1783, 2 vol. in-8°. — Le libraire Nyon, son parent, rédige la seconde partie.

— Pestii (Hongrie). Eilzenbcrgcr y fonde la première imprimerie.

1762. Charles-Joseph Panckoucke, fils d'un libraire île Lille et apprenti d'André-François L&Brcton, a Paris, est reçu libraire, et devient imprimeur vers 1774. — En 1780, il commence à imprimer l'Encyclopédie méthodique, vaste et colossal recueil de tous les progrès accomplis et tentés par l'esprit humain, et dont l'impression, continuée malgré laRévolulion et les grands événements qui la suivent, n'est terminée que depuis quelques années.

1763 (1« janvier), Despilly (Jean-Baptiste), libraire, public le premier journal de la librairie, sous le titre de Catalogue de*, livres nouveaux.

1 76i. Dclalain (Nicolas-Augustin) est reçu libraire. Sa famille continue d'exercer cette profession.

— Le Clerc (Charles-Guillaume), libraire, csl nomme- archiviste, delà chambre syndicale.

1764. Louis-Anloinc-Prosper Hérisson t, jeune médecin, iils de Juan- Thomas Hérissant, libraire a Paris, publie un poème lalin sur l'imprimerie: Typographite curmea.

L'année suivante un auteur nomme" Gillcl fait paraître un poème français, intitulé V Imprimerie, traduit en grande partie de celui d'Herissanl et de celui de Thiboust, mais qui n'en a pas l'élégance.

1766. Le dauphin (depuis Louis XVI) imprime a Versailles les Maximes morales et politique» tirées de Téiémaque. Ce prince avait élé instruit dans l'art typographique par Augustin-Martin Loltin, son imprimeur.

— Jacques Lacomhe, avocat, est reçu libraire. Il est auteur d'un grand nombre d'ouvrages historiques et de plusieurs parties importantes de l'Encyclopédie méthodique. I! mourulen 1801. Le célèbre musicien Grélry était son gendre.

1765. Jean-Baplisle Bodoni, fils d'un imprimeur de Saluées en Piémont et attaché alors a l'imprimerie de la Propagande à Rome, est appelé à Parme pour diriger l'imprimerie ducale. Il y fonde aussi une imprimerie particulière qui, pendant pris d'un demi-siècle, jouit d'une renommée universelle.

1770. Marie-Scholasliquc Wite, veuve de Michel -An loi ne David, libraire, meurt ; bienfaitrice des veuves de la communauté des libraires et imprimeurs de Paris.

1771. Christian VU, roi de Danemark, décrète la liberté de la presse dans ses Etats, et reçoit â cette occasion une épilre congrahilatoire de Voltaire; mais cette mesure est restreinte en i790.

1772. Cailleau (André-Charies), littérateur et poille, libraire depuis 1765, est reçu imprimeur à Paris.

1773. Jean-Georgcs-Antoinc Sloupe est reçu imprimeur.

1774. Guenard dcMonville, est reçu imprimeur et devient, en 1788, imprimeur de l'Académie française.

(775. Barletli de Saint-Paul, ancien secrétaire du protectorat de France en cour de Home, reçoit deLouis XVI une gratification de 20,000 francs pour avoir inventé un nouveau système typographique consistant a graver et a fondre plusieurs groupes de lettres en une seule pièce. Mais ce procédé ne présente pas les avantages que promettait l'auteur.

(776. Pkkisg (Chine). Une imprimerie européenne en types mohi-

les est établie dans le palais impérial pur l'empereur Khienlong.

17(8. Valadc(Jacqucs-Fr.). de Toulouse, est reçu imprimeur de Paria. Il oblieullc titre de libraire du roi de Suéde, el ce monarque le gratifie d une médaille d'or.

— Chaste lou p. Le due de Choiscul avait dlabli dans son chilleau une presse qui lui servit à imprimer ses Mémoires.

1779. Kehl. petite ville d'Allemagne surle Hhiii en face de Strasbourg, Ib-aiiiuaiTliniit y fonda un établissement typographique d'où sortirent deux éditions des œuvres de Voltaire, l'une en 70 vol. in-8», l'autre en 32 vol. in-12 (1785-89); elles furent imprimées avec les beaux caractères de Baskervillc que BeauiiiiUT.hais in ail achetés des héritiers de ce célèbre typographe anglais ; l'entreprise coiïia trois millions.

— Charles Dcsaini neveu, libraire, est reçu imprimeur a Paris. 1780 (30 mars). Pierre-François Didot, deuxième tils de François, est reçu imprimeur; est nommé imprimeur do Monsieur, frère du roi; crée la papeterie d'Essonne, se distingue par degrandes cl belles éditions. — Une de ses lilles épouse Bernardin de Saint-Pierre. — Ses trois fils, Henri Didot, Djdot Saint- Léger et Didot jeune suivent avec succès la carrière typographique.

1781. Bkloeii,, près de Tourna;- (Belgique). Le prince Charles de Ligne avait établi, dans cet antique château de sa famille, une imprimerie dont la première production est un opuscule intitulé : Ct/up d'œii sur Bchv.il. La bibliothèque duméme château renferme, entre autres manuscrits précieux, le fameux livre de la passion de J.-C, dont les caractères cl les ligun-> sont découpés àjourel qu'on appelle le Livre unique, quoiqu'il en existe d'autres du même genre.

— Louis-François Praull est reçu imprimeur à Paris. Il est nommé imprimeur du roi en 1788, litre qu'avaient déjà obtenu plusieurs membres de sa famille.

1782. Baudouin (François-Jean;, neveu de Miche! Lambert, est reçu imprimeur à Paris. C'est le même qui fui plus lard imprimeur de l'assemblée nationale.

— PASHT, près de Paris. Benjamin Franklin y avait établi sa demeure pendant son séjour en France. Cl avait monté dans sa maison une petite imprimerie. l:n 1780, éiaul allé visiter l'im-

primerio du Fraucois-Ainbroise Didol, il saisi! le barreau d'une presse cl imprime plusieurs feuilles avec une dextérité qui surprend les ouvriers. « Ne vous étonnez pas, Messieurs, leur dit-il, c'est mon ancien métier, » il conlie son petil-lils Williams Temple â Didol. pour qu'il lui apprenne les principes de la typographie.

1784. Pierres (Philippe-Denis), imprimeur du roi, présente à Louis XVI une presse de son invention, dont le monarque fait l'essai en tiranl lui-même plusieurs feuilles; en 1787 il est chargé de monter une imprimcricàVcrsaillespourle service de l'assemblée des notables, cl l'année suivante un arrêt du conseil l'autorise a former lui-même un établissement dans cette ville. Il était aussi imprimeur du collège de France, de la société royale de médecine, des étals de Bourgogne et de diverses administrations. La révolution lui fil perdre tous ces avantages, l'ierrcs était un typographe Ires-instruit; l'académie des sciences le pria, en i77i, de rédiger l'article Imprimerie pour la collection des arts cl métiers; il rassembla beaucoup de matériaux, s'occupa longtemps de ce travail, mais les circonstances ne lui permirent pas de l'achever. Le roi de Pologne, qui lui avait demandé le plan d'une bibliothèque publique, le gratifia, en 1782, d'une médaille d'or. Sur l'invitation de Franklin il s'occupa aussi du polytypage. Eu 1802, il sollicita la place de directeur de l'imprimerie du Gouvernement, mais elle fut donnée a Marcel. Pierres mourut» Dijon en 1808.

— Jcan-Hoch Lottin de Sainl-Germain, parent de ceux que nous avons mentionnés plus haut, est reçu imprimeur à Paris. Après la révolution il devint imprimeur de la préfecture de police. — Son fils lui succéda dans cette place, dont le titulaire actuel, depuis 181G, est M. Uoucquin.

1785. Carrez, imprimeur à Toul, fait un nouvel essai d'impression stéréolypique.

— Ibarra (Joacbim), imprimeur de la chambre du roi d'Espagne, meurt à Madrid. 11 a porté la perfection de son art a un point jusque-la inconnu dans ce pays, comme on en peut juger par les belles éditions sorties de ses presses. C'est lui qui, le premier, a fait connaître le moyen de lisser le papier imprimé pour en faim disparaître les plis et lui donner un coup d'oeil plus agréable.

1786. Jacques-Gabriel Clousicr, imprimeur ordinaire du roi, esl nommé directeur de l'imprimerie créée à Paris pour les enfants aveugles par les soins de Valentin Hafiy.

— Hoffmann (F ranç ois-Ignace- Joseph), ancien bailli de Benfeld, en Alsace, ei son fils, F rançois-An loin e-Romain- Joseph, sont reçus a la chambre syndicale de Paris imprimeurs polytypes, en vorlu d'un arrêt du conseil du 5 décembre 1785. — Celte imprimerie est supprimée le 1« novembre 1787.

1787. Gessner (Salomon), célèbre poète, graveur et libraire, meurt à Zurich en Suisse. Il dessinailoi gravait lui-même les planches qui accompagnaient les éditions de ses poésies.

— Nyon (Marie-Jcan-Luc), dont la famille exerce la librairie depuis 1580, esl reçu libraire. Il rédige plusieurs catalogues importants, notamment la seconde partie du catalogue de la Vallière, 1784, G vol. in-8». —Guillaume de Bure, son parent, avait rédigé la première partie.

1788. Quillau (Jacques-François'), libraire, ouvre le premier, rue Christine, un cabinet littéraire où se rassemblent les lecteurs, idée accueillie par le public.

1789. Pierre Didot, fils ainé de Francois-Ambroise, esl nommé imprimeur cl succède à son père. Littérateur distingué, il veille avec un soin extrême a la correction de ses épreuves.

— Firmin Didot, frère de Pierre, succède à son père pour la fonderie de caractères, qu'il avait déjà enrichie, lui-même, de types plus élégants et plus parfaits que lous ceux qui existaient alors. Habile graveur et fondeur de caractères, il se distingue également comme imprimeur, libraire et fabricant de papier.

— Charles Crapelel, proie et correcteur chez Stoupc, lui succède comme imprimeur, ci ù celle époque où l'abolition des règlements de l'imprimerie allait amener la décadence de l'art, il reste, avec les Didoi et quelques autres, un des soutiens de la typographie française. On lui doil de belles éditions du Téïémaque (1796), des œuvres de Boileau (1798). C'est lui qui imprima, en 1H03, les Annales de l'imprimerie des Aide, par Renouard [l« édition).

— Hugues Barbou succède comme imprimeur à son oncle Joseph-Gérard, qui se retire du commerce.

— (28 avril). La manufacture de papiers peints de Réveillon,

faubourg Saint-Antoine, est saccagée dans «ne des premières émeutes de la révolution.

1789. Louis XVI, par sa déclaration du 23 juin, consacre la liberté de la presse. Elle est maintenue, avec plus ou moins de restrictions, par tontes les constitutions postérieures.

— (1" octobre). Les députés du corps de la librairie et de l'imprimerie de Paris font ù l'Assemblée nationale l'offre patriotique d'une somme de 20,000 livres. Knapen père, syndic, était à la tète delà dépuiation.

— Baudouin est nommé imprimeur de l'Assemblée nationale qui siégeait alors a Versailles. 11 la suit a Paris après les journées des 5 et 6 octobre, et son établissement prend le litre d'imprimerie nationale.

— La création des assignats est décrétée par l'Assemblée nationale le 19 décembre. Celle fabrication occupe un grand nombre d'ouvriers et d'artistes, pour la papeterie, la gravure, la stéréotypie et la typographie.

1790. Louis XVI vient au secours d'une société de librairie en lui avançant la somme de 150,000 francs et en engageant, pour la cautionner d'une autre somme de 1,050,000 francs, les fonds de sa liste civile.

1791 (16 mars). Dcrbaix, imprimeur il Douai et officier de la garde nationale, est saisi par le peuple dans une émeute, traîné dans les rues el pendu à un réverbère de la place de cette ville.

— L'Assemblée nationale supprime les maîtrises, lesjurandes cl toutes les corporations professionnelles. Tout individu, en payant patente, peut se faire imprimeur ou libraire.

— (29 juillet). Pavie, imprimeur à Angers, fait nommage à l'Assemblée nationale d'une géographie de la France, d'après la nouvelle division en 83 départements. L'Assemblée nationale l'accueille avec applaudissements. En 1793, il fut traduit au tribunal révolutionnaire cl condamné pour avoir imprimé, en cédant aux menaces, les proclamations de l'armée vendéenne.

("92. Après le 10 août, Maral fait enlever, au nom de la commune de Paris, pour l'impression de ses pamphlets révolutionnaires, quatre presses de l'ancienne imprimerie royale du Louvre, malgré les réclamations du directeur, Auisson-Duperon.

1794. Momoro, imprimeur à Paris, est décapité avec Hébert.

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rédacteur du Père Dachesne, et autres révolutionnaires dont il partageait les opinions. Il est autour d'un Traité élémentaire de l'imprimerie.

1194. Anisson-Duperon, directeur de l'imprimerie royale, meurt sur 1 echafaud révolutionnaire. 11 avait publié un Mémoire sur l'impression eu lettres, suivi de la description d'une nouvelle presse, 1785.

Beaucoup d'autres imprimeurs subissent le même sort à celte sanglante époque.

1195. Mon refuge près de Vienne (Autriche). C'est dans celte maison de campagne que le prince Charles de Ligne, à qui elle appartenait, lit imprimer ses Mélange* politiques et littéraires, de 1795*1811, 34 vol. in-12.

— Pierre-François Didot meurt a Paris. — Son neveu, Firmin Didot. imprime les Tables dus logarithmes de Callcl par un procède; sléréotypiqne qu'il porte bientôt a un éminent degré de perfection.

1796. llerhan invente un procédé de stéréotypie qui diffère entièrement de celui de Firmin Didot, et qui consiste dans l'emploi

— (3) janvier). Didot jeune, troisième fils de Pierre-François, fait hommage au corps législatif d'une magnifique édition du Contrat social do J.-J. Rousseau, sortie do ses presses.

J798. Charles-Joseph Panckoucke, éditeur do l'Encyclopédie méthodique et du Mercure de France, fondateur du Moniteur, imprimeur instruit et auteur de plusieurs ouvrages, meurt à Paris.— Son fils, Charles-Louis-Fleury Panckoucke, lui succède.

— (Septembre, jours complémentaires de l'an vt). Première exposition de l'industrie française au Champ-de-Mars, organisée par les soins de François de Neufcliateau, ministre de l'intérieur. — Pierre Didot y obtient une des douze médailles d'or pour sa belle édition de Virgile, dont les caractères avaient été gravés par sou frère Firmin, qui lui-même présente il l'exposition de belles éditions siéréiiiypcs imprimées par sou procédé chez Pierre Didot.

— Le Caire (Egypte). Bonaparte y établit une imprimerie qui ne subsiste que pendant l'iK-rupiitioii de ce pays par les Français. Elle était dirigée pur Marcel, nommé plus lard directeur de l'imprimerie impériale a Paris.

1800. Dampierbe, pris de Paris. Il y avait dans le ehulcau appartenant au duc rlî Luynes une imprimerie où fal lire, a un trèspelit nombre d'exemplaires, un volume intilulé : Recueil de pièce» de poésie détachées à l'usage de quelques amis habitant la campagne, imprimé par madame MoiUmorenc'j-Alberl-[.nijnes; à Dampicrrc, an VIII, in— 4°.

— Haas(Guil]aun)e),graveurdecaractères,meurtàBaic. Il esl le premier en Allemagne ci en Suisse qui ait grave avec succès des caractères français dans ie goût de Baskerville. Il inventa une nouvelle presse d'imprimerie, dont il a puhliii la description en Allemagne et en France en 1790. On lui doit les ouvrages suivants : La Composition systématique des fdets et interlignes ; l'Art d'imprimeries cartes géographiques avec des caractères mobiUs, anpeltf par M. Pleuschcn Typométrie (Baie, 1778, in-i») ; Curie du canton de Bile : c'est le premier essai typométrique fait en grand ; Carte de la Sicile cl autres.

— Aloys Senefelder, qui venait d'inventer â Munich la lithographie, obtient du roi de Bavière un privilège exclusif pour l'exercice de son procède" pendant quinze ans.

XIX alècle.

1801. La seconde exposition des produits de l'industrie a lieu A Paris sur l'esplanade des Invalides. — Pierre Didot y obtient une médaille d'or pour ses belles éditions imprimées au Louvre, où le gouvernement, voulant honorer la typographie en sa personne, l'avait autorisé à établir ses presses.

1801. Mort de François-Anibroiso Didot, un des lypographcs les plus renommés du XVIIIe siècle. C'est lui qui introduisit en France l'usage du papier vélin (1780), déjà connu en Angleterre, et qui propagea le système des points typographiques.

1805. Le pape Pie VII, pendant son séjour a Paris, où il élait venu pour sacrer Napoléon, va visiter l'imprimerie impériale. Marcel, directeur de cet établissement, fait imprimer sous les yeux du souverain pontife YOrtiison dominicale en cent cinquante langues différentes.

1806. Pénaux, imprimeur à Kouen et membre de l'académie de celte ville, présente a celte compagnie les essais d'un procédé ingénieux pour exécuter avec des caractères mobiles les caries

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