TOME II. "il
jn'i>!;i'.n|ilu([iK;s. 11 publie la même année le Itecueit dit Bulletin des arnUes françaises en Allemagne el en Italie pendant la guerre de huit semaines, accompagne d'une carte du théâtre (te la guerre, exécutée avec des caractère* mobile»; et l'année suivante une Carte du département de- la Seine-Inférieure, exécutée par le même procédé.
1806. Le jury de l'exposition, qui o lieu celle année dans la cour du Louvre, déclare l'édition de Racine, imprimée par Pierre Didot avec les caractères gravés par Firmin Didol, le plus beau monument typographique de tous les pays el de tous les âges. Les deux frères reçoivent une médaille d'or.
Le célèbre Bodoni, imprimeur à Parme, ville qui faisait alors partie du royaume d'Italie, obtient aussi une médailled'or.
1808. Mort de Hugues Barbou, dernier imprimeur de ce nom à Paris, où ses grands oncles s'étaient établis au commencement du XVIII" siècle.
La famille Barbou esl aujourd'hui la plus ancienne qui exerce l'imprimerie en France. Des 1339, Jean Barbou était imprimeur à Lyon ; il alla plus lard à Limoges où ses descendants suivent encore la même profession.
— Auguste Delalain, librairea Paris, succède comme imprimeur a Hugues Barbou, dont les héritiers lui cèdent l'établissement.
1809. G. -A. f.rapelel, a l'âge de vingt ans, succède a son père, Charles Crapelet, imprimeur connu honorablement pour son savoir et ses travaux typographiques, et se place lui-même an rang des imprimeurs les plus distingués de Paris.
1810 {5 février). Un décret impérial réorganise en France l'imprimerie el la librairie qui, depuis 1731, étaient restées sans réglementation. Les imprimeurs cl les libraires doivent être brevetés, et le nombre des imprimeurs de Paris est fixé d'abord à soixante, puis a quatre-vingts.
1814. Le comte de Lasteyrie, après avoir étudié en Allemagne les procédés de Senefolder, propage la lithographie en France. — M. F.ngelmann, rie Mulhouse, vient établir ses ateliers lithographiques il Paris en 18IG, et depuis lors les progrès du nouvel art vont toujours croissant.
— Deux mécaniciens allemands, Kœnig et Bauer, son élève, inventent à Londres une machine à imprimer qui consiste principalement en deux cylindres de bois, et distribue en même
temps l'encre sur les caractères au moyen de rouleaux composés d'une matière élastique. Cette machine, construite aux frais de T. Benaley, imprimeur, el de M. Taylor, éditeur du Times, est employée pour la première fois a l'impression de ce journal.
4815. M. Didol Saint-Léger, fils do Pierre-François, invente la machine â fabriquer le papier sans fin.
— M. Plassan, homme de lettres et fils d'un imprimeur, allié aux familles Saugrain el Didot, est reçu imprimeur à Paris. Eu
1838, il adressa à M. de Hontalivet, alors ministre de l'intérieur, un Mémoire sur l'imprimerie et la librairie, in-4°.
18(8. Iles Taiti (Océanic). Le roi Pomaré favorise l'établissement d'une imprimerie formée par des missionnaires anglais.
1819. M. Gannal, a Paris, si connu par son procédé d'embaumement, invente les rouleaux gélatineux qui ont remplacé dans toutes les imprimeries les rouleaux de penu.
— H. Henri Didol, imprimeur et fondeur, fils de Pierre-François Didot, invente le moule polyamalype, pour lequel il obtient In médaille d'or à l'exposition de cette année.
— (i« janvier). — MM. Ambroise-Firmin Didol el Hyacinthe- Firmin Didol deviennent associés do leur père, Firmin Didot, pour la fonderie de caractères, l'imprimerie, la librairie et la papeterie. Ils soutiennent dignement la réputation de leur maison. Parmi les grandes el belles éditions sorties de leurs presses nous citerons la Bibliothèque des aalears grecs, avec la traduction latine en regard ; la Bibliothèque des auteurs français (grand in-8°) ; le Dictionnaire de Ducange (6 volumes in-4°); celui de Y Académie -, les Ruines de Pompei; Y Expédition en Morée; le Voyage dans l'Arabie Pétrée; la Description de l'Asie mineure, etc. MM. Didot frères obtiennent des médailles d'or aux expositions de 1819, 1823, 1827, 1834 et
1839. M. Ambroise-Firmin Didol étant nommé membre du jury d'exposition, ils n'exposent rien en 1844.
1820. On importe d'Angleterre la presse en fer dite Stanhope.
— Thompson, graveur anglais établi a Paris, se dislingue dans la gravure sur bois de vignettes et de fleurons appliquée à la typographie, genre d'ornementation qui se pratiquait depuis quelque temps en Angleterre el qu'on avait négligé en France où il s'emploie aujourd'hui avec tant de succès.
1820. La Société des Bibliophile* français se forme à Paris, a l'instar du Roxburgh Club, fondé à Londres en 1812.
1820-1831. GnÈcE. Des presses sont établies à Chios, a Cydonic , ù Missolonghi, et détruites pendant la lutte des Hellènes contre les Turcs. — D'autres imprimeries s'établissent successivement à Hydra, à Nauplie, et enfui une imprimerie royale est fondée a Athènes. — Les unes et les autres sorti dues à l'entremise de MM. Didoi, promoteurs delà typographie en Grèce.
1822. Pinard, habile imprimeur de Bordeaux vient s'établir à Paris. — Son édition du Temple de Guide de Montesquieu, tirée à 140 exemplaires sur papier vélin, in-folio, 1824, est d'une exécution admirable.
— llotLAK prés du Caire (Égypte). Le vice roi Méhémet-Ali y fonde une imprimerie qui est aujourd'hui en pleine activité.
— Iles Sandwich (Océanie). L'imprimerie y est introduite par des missionnaires américains sous les auspices du roiKamchatneha IL
1823. La première presse mécanique, construite par MM. Applegalh cl Conper , est importée d'Angleterre en France.
— M. Didot (Jules) présente a l'exposition des produits de l'industrie une édilion in-folio sur satin des Fables de Phèdre, édition remarquable par la h.eaulé des caractères, el oblieui la médaille d'or.
— MM. Paul Dupont, Gauthier-Laguionie et Middemdorp présentent a l'exposition une presse mécanique a un seul cylindre, pouvant Tirer environ 2,000 feuilles a l'heure.
— M. Paul Henouard est reçu imprimeur, el son frère Jules est reçu libraire en i 824. L'un et l'autre soutiennent dignement la réputation de leur père, An toi ne- Augustin Renouard, libraireéditeur cl savant bibliographe, auteur des Annales des Aide, mort en 1853.
1823. Une commission cal nommée pour déterminer les forme* des nouveaux types de l'imprimerie royale; la gravure en est confiée a M. Marcellin Legrand, élève de Henri Didot, son oncle.
1S27. M. Desrosiers, imprimeur à Moulins, se fait connaître avantageusement à l'exposition des produits de l'industrie, el obtient la médaille d'argent, dont il lui est fait rappel aux expositions de 1834, 1839 el 1844.
1 821 . H. Didot jeune publie une édition des Maxime» de La Rochefoucauld, petit in-64 imprimé en caractères microscopiques de deux points cl demi gravés et Tondus pur M. Henri Didot. — Jamais rien de pareil n'avait encore éL; exécuté (Unis aucunpays.
1 829 (29 décembre). — M. Ambroise-Firmin Didot est nommé imprimeur du roi; c'est le dernier brevet accordé.
— M. Duverger invente des caractères mobiles pour la musique, il prend la direction de l'imprimerie royale le 29 juillet 1830.
1830. Dans les premiers jours de la révolution de juillet, quelques ouvriers égares brisent les machines et les presses mécaniques dans plusieurs ateliers et imprimeries de Paris et à l'imprimerie royale. — Les ouvriers de la capitale affichent une protestation contre ces coupables excès. M. Firmîn Didot adresse aussi de sages observalions aux ouvriers imprimeurs.
. — A la même époque, M. Dupont (de l'Eure), alors ministre do la justice, offre la place de directeur de l'imprimerie royale a Firmin Didot qui met pour condition a son acceptation que ses fonctions seront gratuites, cl que les impressions qui n'inléressent pas la sécurité du gouvernement seront rendues à l'imprimerie du commerce. 11 n'est pas nommé.
— Algérie (Afrique française). L'imprimerie s'y propage rapidement. Outre l'imprimerie du Gouvernement a Alger, il y a maintenant dans les principales villes, Oran, Conslantine, Bone, etc., quatorze établissements d'imprimerie, de lithographie et de librairie ; sept journaux s'y publient.
1831 . M. Rignoux, habile imprimeur, essaye d'initier les femmes à l'art typographique dans un établissement qu'il forme à Montbar, et dont il confie la direction a M. Théoliste Lcfèvrc; mais cette tentative n'a pas de succès. — M. Lcfèvre réussit mieux dans l'imprimerie fondée au Mesnil par MM. Didot, ou de jeunes filles sont employées a la composition des ouvrages grecs et, latins. — M. Oélé forme un établissement semblable a Corbeij .
1834. Exposition des produits de l'industrie. — M. Duverger y présente des spécimens d'impression musicale exécutée d'après un nouveau procédé de son invention.
— M. Marcellin Lcgrand, graveur de l'imprimerie royale, expose des essais de gravure de 30,11(10 caractères chinois, décomposés de manière n'exiger que 9,0011 poinçons.
1834. M. Achille Collas, graveur, expose le 1" volume du Trésor de numismatique el de glyptique, où les médailles, tes monnaies, etc., sont gravées par un nouveau procédé qui donne au* objets reproduits l'apparence du relief.
— M. Everat, imprimeur à Paris, successeur de son père, est un des premiers qui publient des ouvrages illustrés, c'est-à-dire enricliis de gravures en bois insérées dans le texte et tirées lypographiquement. Parmi ses belles éditions de ce genre on remarque Paul et Virginie, Corinne ou l'Italie et le Voyage en Perse. Il obtient à l'exposition la médaille d'argent, dont il lui est fait rappel en 1839.
1836. M. Jules Delalain est reçu imprimeur-libraire. Jl est nommé imprimeur de l'Université. 11 publie en 1850 une édition, annotée par ST. Léon Feugère, de la Précellexce du langage français de Henri Eslicnne.
— Firmin Didot, fils d'Ambroise et frère de Pierre, meurt au Mesnil, près de Dreux, où il avait établi une papeterie. Les belles éditions qu'il publia, ses travaux en gravure de caractères, en typographie, en stéréolypie, lui méritèrent six fois la médaille d'or aux grandes expositions des produits de l'industrie. Littérateur distingué, Firmin Didot a composé plusieurs tragédies et publié de savantes traductions; il é lait chevalier de la Légion d'honneur et membre de la chambre des députés. — En 1827 il avait cédé son immense établissement a ses deux fils, Ambroisc-Firmin et Hyacinthe, qui lui onlsuccédé comme imprimeurs de l 'Institut dé France, el qui ont entrepris une nouvelle édition du Thésaurus graxa; liaguar. de Henri Eslicnne.
1837. M. Hacheite, libraire a Paris, depuis 1826, est nommé libraire de l'Université.
— On érige a Maycnco, au moyen d'une souscription européenne, une statue de Gutenberg en bronze, coulée à Paris dans l'atelier de M. Croiaiier, d'après le modèle du célèbre sculpteur danois Thonvaldscn.
1838. Un journal intéressant esl publié a Paris, sous le titre à' Annales de. la typographie, par M. Alkan alnê, proie de l'imprimerie de M. Vinchon ; mais, n'étant pas encouragé, il cesse (le paraître en 1840. — Quelques autres journaux typographiques fondés vers la même époque ne sont pas plus heureux.
1839. MM. Paul et Auguste Dupont obtiennent à l'exposition deux médailles d'argent, dont il leur est fait rappel en 18i4, 1° pour la découverte ol l'exploitation des carrières de pierres lithographiques de Châleauroux; 2« pour la reproduction des vieux livres et des anciennes gravures par le procédé litho- typographique; 3* pour leurs impressions et publications typographiques.
— MM. Lac rampe et C", qui, des premiers on France, ont imprimé en couleur, m moyen de rentrées, et en or ou argent sur papier de couleur, obtiennent a l'exposition la médaille d'argent, dont il leur est fait rappel en 1844. On leur doit un grand nombre d'ouvrages illustrés, parmi lesquels nous citerons le Voyage en zig-sag, le livre de Silvio Pellico, le Diable h Paris, cl le journal l'Illustrât ion, tiré aux presses mécanique:..
— Deux libraires, MM. Curmer et Dubochet, reçoivent à l'exposition la médaille d'argent pour leurs magnifiques éditions de luxe.
— M. Brevtère, graveur en bois, chargé par l'imprimerie royale de l'illustration de l'Histoire des Mongols cl dit Livre des Rois, obtient une médaille d'argent.
— M. Silbermann, imprimeur a Strasbourg, dontl'éiablisscment date du siècle précédent, présente a l'exposition des impressions polychromes, remarquables par la vivacité et la variété des couleurs, et l'éclat de l'or et du bronze, qu'il applique avec autant de pureté que l'encre typographique. Il obtient la médaille d'argent a l'exposition de 1844.
1840. MM. Doré et Cis créent un établissement important pour la fabrication des encres typographiques.
— Le quatrième anniversaire séculaire de l'invention de l'imprimerie est célébré à Hambourg, a Stutlgard, a Stockholm, à Copenhague, etc. — A Strasbourg une statue est érigée il G ulenberg, d'après le modèle de M. David d'Angers, sculpteur, membre de l'Institut de France. —Plusieurs écrits sonl publiés dans divers pays a cette occasion, entre autres V Album typographique de M. Silbermann, imprimeur à Strasbourg; l'Histoire, de l'invention de. l'imprimerie par les monuments <l? M. Duverger, imprimeur a Paris, elc.
1S12. G.-A. Crapelct, imprimeur ft Paris depuis trente-deux ans, meurt en Italie où il était allé pour rétablir sa santé. Il est
éditeur dus Œuvres de Destouches et de Regnard (1B22;, des Poètes français (1824), des Fables de La Fontaine, de la Collection des anciens monuments de la langue française (en quatorze volumes in-8"), cl auleur de plusieurs écrits rein arquai il es sur la typographie. Il avait reçu la croix delà Légion d'honneur el obtenu la médaille d'argent aux expositions de 1827 et de
li. Mon de Charl es-Louis-Fleur y l'auekoucke, imprimeur et libraire a l'aris. 11 a publié, entre autres ouvrages importants, le Dictionnaire des sciences médicales (GO volumes m-8°) ; les Victoires et conquêtes des Français [il volumes); la Bibliothèque latine-française (178 volumes), à laquelle il travaillait lui-même comme traducteur; on lui doit notamment la traduction de Tacite. Enfin il a continué et terminé l'impression de Y Encyclopédie méthodique, commencée par son perc en 1180. Flcury l'anekoucke obtint des médailles aux expositions de l'industrie et la croix de la Légion d'honneur. — Son fils, M. Ernest Panckoucke, lui a succédé. Ce dernier avail déjà succédé a madame veuve Agasse, sa tante, comme imprimeur du Moniteur, crée par son aïeul en 1789. — Exposition des produits de l'industrie, i\ Paris. — MM. Uuverger, imprimeur, el Marccllin Legrand, graveur, obtiennent des médailles d'or pour la réussite des essais qu'il ont exnosés en 183i.
MM. Andrew, Best et Leloir, graveurs en bois, obtiennent une médaille d'or.
M. lissier obtient une médaille de bronze pour des gravures exécutées en relief sur pierre ou sur métal par un procédé chimique.
SI. Lcmercicr, à Paris, obtient une médaille d'or pour ses travaux lithographiques.
MM. Young et Delcambre présentent à l'exposition un clavier iinM iLiiique pour remplacer le travail du compositeur typographe. Cette machine, fort ingénieuse, laisse beaucoup !i désirer nous avons vainement essayé de l'employer dans nos ateliers. Néanmoins, le jury d'exposition, appréciant le mérite de l'invention, accorde a Mil. Young el Delcambre la médaille d'argent.
MM. Bell m ne el Pion, imprimeurs îles Faits mémorables de
l'histoire de France, d'une édition de Roland furieux, de \' Iliade et de l'Odyssée d'Homère, clc, obtiennent à l'exposilioD la médaille d'argent.
1841. La Société fraternelle des proies des imprimeries typographiques de Paris est fondée avec l'autorisation du ministre do l'intérieur.
1848 (1« mars). M. Pagncrre, libraire à Taris, est nommé secrétaire général du gouvernement provisoire.
— MM. Didot sont chargés par la Banque de France de l'impression de billets de cent francs el emploient avec autant de célérité que de succès, pour celte opération, des procédés de gravure exécutée au moyen de la galvanoplastie par M. Huloi, artiste attaché à la Monnaie.
1849. Exposition des produits de l'industrie. — M. Paul Dupont y présente un spécimen typographique et lithographique de son établissement, dans un volume in-fol., intitulé : Essais pratiques, précédés d'une notice historique sur l' imprimerie. Il obtient une médaille d'or. — Le jury mentionne honorablement MM. Bramel, prote; Maréchal, compositeur; Dalaud et Fislel ouvriers de l' imprimerie Paul Dupont.
— M. Pion reçoit une médaille d'or pour ses belles impressions.
— La même récompense est accordée a M. Marne, imprimeur à Tours, dont les charmantes publications joignent à l'élégance typographique l'avantage du bon marché.
— M. Desrosiers, imprimeur a Moulins, obtient la croix de la Légion d'honneur pour ses deux publications de l'Ancien Bourbonnais et de V Ancienne Auvergne, ouvrages illustrés qui rivalisent avec ce que Paris a produit de plus parfait dans
— M. Bachelier, imprimeur à Paris pour les mathématiques , introduit de grands perfectionnements dans l'impression do l'Algèbre, et obtient une médaille d'argent.
— M. Clayé reçoit la même récompense pour scs^ditions illustrées.
— MM. Laurent cl de Berny, graveurs et fondeurs, exposent une édition, dite miniature, des Fables de La Fontaine, imprimée en caractères de deux points cl demi par M. Pion.
— M. Derricy, graveur, présente des vignettes perfectionnées.
— M. Pelyt expose une machine propre a frapper a froid dei
caractères d'imprimerie en cuivre el mains coûteux que les caractères fondus.
1M 19. M. Monpied, proie d'imprimerie, présente deux dessins au trait [t Enlèvement de Pandore el i' Amour el Psyché), imprimés sur des planches qu'il a exécutées, en se servant exclusivement de Blets typographiques contournés et tixés les uns près des autres sans soudure. 11 obtient une méoaille de brome.
— M. Bailleul, président de la société des proies, el M. Lainé, proie de MM. Firmin Didot, reçoivent des médailles d'argent.
ISiil (mai). Une exposition universelle a lieu à Londres, dans un édifice construit en verre cl appelé Palais do Cristal. Toutes les nations envoient à ce vaste concours les divers produits de leur industrie. — Six médailles d'honneur accordées à la typographie française sont décernées a MM. Claye, Paul Dupont, Pion frères, de Paris; Desrosiers, de Moulins; Marne, de Tours, et a l'imprimerie nationale. — L'imprimerie impériale de Vienne obtient la grande et unique médaille de première distinction pour ses nombreuses et remarquables exhibitions en typographie, en stéréo ty pic, en lithographie, en gravure, clc. — La télégraphie électrique, la photographie, la galvanoplastie, la litho-typographie, la paniconograplùe et autres découvertes récentes présentent les merveilleux résultats de leurs procédés appliqués à l'imprimerie cl a la gravure.
— (25 novembre). Le président de la République distribue aux exposants français de Londres des récompenses nationales. M. Pion, imprimeur a Paris, reçoit la croix de la Légion d'honneur. Celte solennité a lieu dans le Cirque olympique des Champs-Elysées.
— Mort de Théophile Barrois, issu d'une ancienne famille qui cxerçaiL la librairie depuis le commencement du XVII* siècle cl qui compte plusieurs bibliographes distingués. Il avait formé à Paris une librairie spéciale pour les langues étrangères.
— Mort de Dagucrre, inventeur des premiers procédés photographiques.
18B2 (juillet). Henri Didot, ancien graveur de caractères et inventeur de la fonderie polyamalype, meurt a Lonjumeau près Paris, à l'âge de quatre-vingt-sepl ans. Jl avait travaillé avec son cousin Firmin Didot a la gravure des assignats. Il était chevalier de la Légion d'honneur.
18:>2. [18 aoùti. MJ(. Uuiraudct et Paul Dupont, imprimeurs; M. Monpied, proie, et M. Delalain, libraire, sont nommés chevaliers de la Légion d'honneur par le prince-président.
1«;>3 (5 mars). M. Paul Dupont obtient un brevet d'invention pour un système d'impression ayant pour but île rendre infulsilinbles les litres, actions et billets. Une pierre lithographique soumise a des agents chimiques fournit un dessin du au hasard et par conséquent inimitable ; puis au moyen d'acides cette pierre est mise en relief elle tirage s'opère typograpliiquemcnt, ce qui évite les longueur:; d'un tirage en lithographie lie procédé est a la Tois beaucoup plus économique et plus proriipt que ceux qu'on avait employés jusqu'à présent.
— M. Henri Maréchal, compositeur chez M. Paul Dupont, honoré déjà d'une médaille de bronze par la Société d'encouragement et d'une mention honorable :\ l'exposition de 1819 pour ses travaux typographiques, découvre un nouveau moyen d'ohtenir des fonds de hasard, qui consiste à reproduire tous les dessins que forment naturellement Ici pores du bois et que, par le découpage, on peut varier a l'infini. Ce procédé, si simple el si peu coûteux, présente contre la falsification toutes les garanties des fonds lithographiques dus au hasard. — M. Paul Dupont, d'accord avec M. Maréchal, obtient un brevet d'addition cl de perfectionnement pour l'exploitation de celle découverte.
— (8 mars). Décret impérial porlanl qu'une exposition universelle des produits de l'industrie, de l'agriculture et des beaux-arts aura lieu à Paris en 1855.
— (15 décembre). Antoine- Augustin Rcnouard meurt à Saint- Valery-sur-Sonime, à l'âge de quatre-vingt-neuf ans.
D'abord fabricant de gazes, il abandonna .son commerce pendant la révolution et se fit libraire éditeur. A cette époque désastreuse les comités du gouvernement décident que les reliures portant des armoiries, les épltres dédicaloires adressées à des princes, etc., doivent disparaître de tous les livres. Renouard rédige el Didot atné imprime aussitôt les Obiervations de quelques pofriofes sur lit nécessité île conserver le* monuments de Ut littérature et de l'art. Ce pelil écrit est envoyé n la Convention nationale et provoque le décret du 2 brumaire an il (23 octobre 1793) qui met un frein au vandalisme révo-
Itcnouard l'exemption (lii droit de timbre pour les prospeîlus e! annonces de librairie ; il csi auteur des Annules des Aide o'. des Annales des Ext terme, ouvrages fort remarquables. Il avait adopte" pour marque l'ancre aldine que ses deux fils Paul Hcuouard, imprimeur, et Jules, libraire, ont conservée.
1853 (31 décembre). Pierre Didot, fils d'Ambroiso et frère de Firinin Didot, meurt, à Paris, à l'âge de qualre-vingl-treiie nns, doyen des typographes français et de son illustre famille dont le nom seul est un i!loge. Les travaux qu'il a exécutés pendant sa longue carrière, les progrès que l'art typographique lui doit l'ont placé au rang des Aide et des Estienne.
— Mort do Debure, ancien libraire. — La famille Debure exerçait la librairie â Paris depuis tfiGO ; plusieurs de ses membres sont connus comme bibliographes, entres autres, Guillaume- François Debure, auteur de la Bibliographie instructive.
1854 (11 mars]. Marcel (Jean-Joseph) meurt à Paris, à l'âge de soixanle-dix-huit ans. Orientaliste distingué, il fil partie de l'expédition d'Egypte cl fui chargé de diriger l'imprimerie établie au Caire pendant l'occupation française. Rentré: en France, il fut nommé, par le premier consul, directeur do l'imprimerie du Gouvernement, place qu'il conserva jusqu'en 1814. C'est lui qui fit les premiers essais de l'impression en or, dont il présenta des spécimens à l'exposition de 1.806.
— Brevet d'addition et de perfectionnement pris par MM. Paul Dupont et Victor Deruiame, conducteur de mécaniques ù [ imprimerie Paul Dupont, pour une presse à bielles et une machine a platine. Un des principaux avantages de ces ingénieuses machines est de fonctionner plus rapidement que les presses ordinaires.