CHAPITRE IV
L’abcmtectuke de la Renaissance aux Pays-Bas durant la période italo-flamande.
Brillante période artistique aux Pays-Bas. — Originalité de l’art italo-flamand , 155. — Coup d'œil général: chefs d’école et artistes contemporains, 150. — Corneille de Vriendt dit Floris (1518-1575). — Habitation à l’italienne de son frère Frans à Anvers. — La fresque et les sgraffiti appliqués pour la première fois à la décoration d’une façade. — Collaboration de Ryckaert-metler-Stelten, 157. — Hôtel de Ville d’Anvers (1561-1505). Emploi aux Pays-Bas d'une Loggia ouverte et de marbres de couleur. — Maison des Oosterlingen (1565-1568). — Imitations du type de l’Hôtel de Ville d’Anvers : Hôtel de Ville de Flessingue par Paul Moreelse d’ütrecbt (1571-1658) élevé en 1594, 162. — Hôtel de Ville de Leyden construit en 1599). — Furie espagnole (4 novembre 1576). — Paul Luydincx (15?-30 avril 1586) reconstruit l’Hôtel de Ville incendié (1581-82), 164. — OEuvres sculpturales de Corneille Floris. Jubé de Notre-Dame à Tournai (I 566). — Tabernacle de l’église Sl-Léonard à Léau(1550- 1552), 165. — OEuvres gravées d’après ses dessins. Compartimenta (1554-1556). Lettrines calligraphiques du registre des Liggeren de la Gilde de S'-Luc à Anvers (1546), 168. — Jacques Floris publie des recueils d'arabesques et de compartiments (1564-1567). — OEuvres similaires de l’école anversoise. — Cartouches des atlas géographiques d’Abraham Ortelius(1 569) et de Gérard Mercator (1 578), 169. — Entourages des modèles calligraphiques de Clément Perret (1559). — Compartimenta de Corneille Bos (1554) et de Pierre de Mirycinis (1566). — Hans Vredeman dit De Vries (1527-1605), 170. — Adolescence et éducation militaire de Vredeman. — 11 devient élève de Reijnier Gerritsz et ensuite de Picter Coccke van Aelst. — Ses débuts artistiques. — Protection qu’il rencontre chez l’évêque d’Utrccht Frédéric Schenck , le cardinal Granvelle et le comte Pierre-Ernest de Mansfeld. — Voyages en Italie et en Allemagne. — Retour aux Pays-Bas de Vredeman; il devient collabo-
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rateur de van Vianen à IVlalines. — L'ingénieur Frison van Mceckema l’attire à Anvers où il fixe sa résidence, 171. — Premières publications de Vredernan : Recueil de cartouches (1 555), 172. — Traités de perspective au nombre de seize (1560 à 1605). Intérieurs et vues de ville (1560), 173. — Dédicaces catholiques au comte de Mansfeld et au cardinal Granvelle. — Vignole Flamand de Vredernan. Première partie : Livre d’architecture ou Traité des ordres (1565-1577), 175. — M. A. Demmin ne fait qu’un seul artiste de Vredernan et de son graveur-éditeur, Gérard De Jode, 176. — Influence de Vredernan sur l’art français, allemand et anglais. — - Les styles Henri IV, Louis XIII et l’architecture du Palatinat nés de l’influence des idées esthétiques de l’école anversoise. — Vignole Flamand. Seconde partie : Première suite; Ordre rustique, 177. — Deuxième suite, Ordre dorique et ionique. Troisième suite, Ordres corinthien et composite (1565), 178. — Planches en style ogival dans l’œuvre de Vredernan, 179. — Les Jardins flamands au XVIe siècle. — Suite de compositions de jardins et labyrinthes (1565), 180. — Série de puits et fontaines. — Motifs de tombeaux et cénotaphes. — Recueil de caryatides, 184. — Livre de Panoplies (1572). — Rapports artistiques entre Vredeman et Androuet Du Cerceau ; emprunts peu délicats du maître parisien. — Opinion de M. H. Destailleurs, architecte du gouvernement français, 185. — Nomenclature des nombreux plagiats de Du Cerceau, 186. — Influence de l’école d’Anvers sur l’art en Europe «à la fin du XVIe siècle et dans le premier tiers du XVIIe, 189. — Arc de triomphe élevé à Anvers en cinq jours (1570). — Perspective dans l’hôtel de Gilles Hoffman. — Caricatures politico-religieuses.
— Dédicaces protestantes de Vredernan au Taciturne, aux États de Frise et à Maurice de Nassau, 190. — Vredernan relève les inexactitudes du Traité de perspective d’Androuet Du Cerceau. — Joyeuse-Entrée du duc d’Alençon à Anvers en 1581. — Arcs de triomphe et décorations élevées sur les plans de Vredernan, 191. — Recueil des Grotesclii. — Livre des meubles, 194. — OEuvres philosophico-humoristiques ; Tliealrum vitœ humanæ , 195. — Vredernan apprécié comme constructeur et technicien. — OEuvres picturales de Vredernan De Vries, 197. — Dessins et autographe, 198. — Vredernan , littérateur et poëte, 199. — Le Mobilier flamand au XVIe siècle. — Enfants de Vredernan : Paul (1567-16.?), Salomon (1556- 1601). — Petit-fils: Pierre (1587-?). Livre de meubles de Paul Vredernan (1650) imprimé chez Claes Jans Vischer à Amsterdam, 201 . — Différences caractéristiques avec les meubles publiés par Hans. — Rabatrollen à enroulements gélatineux. Compositions de tapisseries gravées par Hondius à La Haye. Gérard, fils de Jacques, peintre-verrier, 202. — Réimpression moderne des ouvrages de Hans et Paul. — Appréciation de la valeur artistique du patriotisme et du noble caractère de Hans Vredernan De Vries. — Henri De Pas construit la Bourse de Londres en 1586. — J.-B. Hendrickx d’Anvers la rebâtit après l’incendie de 1666. — Crispin De Pas senior (1540-1 629) cite Rubens comme architecte très-renommé de son temps et le inet en parallèle avec Paul Moreelse d’Utrecht, dans son Traité de perspective.-- Crispin De Pas junior.
— L'Officina arcularia, recueil de meubles publié à Amsterdam en 1642, 205. — Simon, Willem et Madeleine De Pas. — Sébastien van Noyé (1493-1557). Préférence accordée par Charles-Quint aux ingénieurs flamands. Témoignage de Don Patrizio délia Escosura. — Palais du chancelier Nicolas Granvelle à Besançon (1554), 206. — Palais du cardinal Antoine Granvelle sur la Coperbeke à Bruxelles (1550). — Recueil des Thermœ Diocletiani (1558). Rareté insigne de ce recueil. — Porte impériale à Anvers. — Fortifications de Philippeville, Charlcmont et Hesdinferl. — - Sébastien van Noyé anobli par Charles-Quint. — Son tombeau à l’église de S'e Gudule à Bruxelles, 208. — Jacques van Noyé, fils de Sébastien (1523-1600). — Hans
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Mont. Arc triomphal pour l’entrée de l’empereur Rodolphe. — Paul Luydincx. — Architectes cités dans les œuvres de Hans Vredeman : Jacques de Berges, Jehan Gilgo, Nicolas Floris, Antoine Mockaert, Jan de Ucere, Thomas Voor, Théodore de Bry et Guillaume Paludanus. — Crispin van den Broeck, peintre-graveur et architecte, 208. — Raphaël Paludanus (1529- 1579). — Promoteurs anonymes et subalternes de la Renaissance aux Pays-Bas. — Jehan Gilgo: Colonne de Culenbourg à Bruxelles, 209. — Guilbert van Schoonebeck: ses constructions à Anvers. Usines du quartier des Brasseurs. — Maison hydraulique. — Les Inhuldingen et Blyden inkomsten. Décorations architecturales exécutées à l’occasion d’entrées triomphales, 210.
— Entrée du prince d'Orange et de l’archiduc Mathias à Bruxelles (18 janvier 1578). — Relation de Jean-Baptiste Houwaert, poète flamand. — Éléments décoratifs: Tonneelen , Poincten, Figuren et Spectaculen. — Caractère des cartouches ou Rabatrollen, 21 1 . — Neese ou Tabernakels. — Triomphe de l’allégorie et du symbolisme. — Les tableaux de Mannequins. ( Tonneelen naer (Pleven ghecontrefeijl), 212. — Porte triomphale de la Langhe Ridderstraet. — Festones. — Prédilection des Flamands pour les scènes mythologiques, 215. — Un quatrain des Rabalrollen. — Versatilité des opinions politiques et religieuses du poète Houwaert. — Importance de l’étude de ces décorations temporaires pour l’Histoire de l’architecture aux Pays-Bas, 214. — Liberté relative des architectes dans les décors improvisés des fêtes publiques. — Avantages de cette liberté pour le progrès de l’art, 215. — Planches historiques de François Hoogenhergh de Malines. — Entrée de l’archiduc Ernest à Bruxelles (50 janvier 1595). Arcs de triomphe élevés sur la Grand Place. — Entrée du cardinal Albert d’Autriche à Bruxelles (11 février 1 596). Théâtres à personnages vivants. Are de triomphe, 216. — Étoffage architectural et décoratif des vitraux. — Vitraux de Gouda : Dirk et Wouter Crabbeth, Lambert van Oort (1559-1561). — Joachim Uytewael (1596). — Décadence de l’école. — Ravages des iconoclastes, 217. — Responsabilité des chefs dans ces catastrophes artistiques, 218. — Période néfaste de quarante années. — Abandon et dégénérescence de l’art architectural. — Conséquences artistiques delà capitulation d’Anvers (16 août 1585). — Le prince de Parme appelle les Jésuites aux Pays-Bas. — Avènement d’un nouveau type architectural, 219. - — Importance des constructions loyolites. — Farnèse et Othon van Veen (1558-1620), 220. — Descendance authentique des van Veen (Vomius) du duc Jean 111 de Brabant, 221. — Corneille van Veen, père d'Othon, forcé de se déclarer contre Philippe II, voit sur son refus conlisquer ses biens en Hollande. — Otto Vœnius voyage en Italie (1575) et s’y lie d’amitié avec Dominique Lampsonius. — O. van Veen, ingénieur militaire au service du prince de Parme. Arcs de triomphe de l’entrée de l’archiduc Ernest d’Autriche à Anvers (1594), 222. — Caractère timide des premiers motifs architecturaux de van Veen. — 11 vise bientôt à l’architecture colossale des Romains, 225. — Vogue persistante des tableaux vivants. — Publication des Arcs de triomphe de l’entrée de l’archiduc Ernest, gravés par van den Borght et publiés chez Plantin (1595). Texte de Jean Boeh, 224. Pastiches romains. Le Theatrum versatile, 225.
— Arcs de triomphe de l’entrée d’Albert et d’Isabelle à Anvers, publiés chez Jean Moretus (1002), 226.- Van Veen aflirme nettement dans ces compositions ses tendances néo-antiques.
— Nouveaux pastiches romains : Colonne de la Victoire.— Trophées de dépouilles opimes. — Dômes ou coupoles, 227. — Arc des Fuggerau Quadrivium près de la Bourse. — Obélisques, motifs de prédilection de van Veen, 228. — Collaboration de l’architecte aux peintures des Arcs de triomphe. — Singularités de l’allégresse publique aux Pays-Bas. Les tonnelets de résine. — Rôle symbolique de l’éléphant colossal aux Joyeuses-Entrées, 229. — Ouvrages
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historiques et emblématiques d’Otto Vœnius. — Quinti Horalii Flacci emblematu (1607), éditées par Jérôme Verdussen .a Anvers, 230. — O. van Veen , à la prière de l’infante Isabelle, compose les Emblemata divini amoris. — 11 dédie un recueil de devises symboliques à Jean de Montfort, célèbre geelgietere et lattoenenwerker (\ 642). — Il devient maître-général de la Junte des Monnaies,251. — Graveurs et contrefacteurs des ouvrages de van Veen. — Plagiats français, dénoncés par M. Visschers. Tancrède deGombervile publie les Emblèmes d’Horace sous un titre de circonstance et les dédie à Louis XIV (1646). — F. Foppens, libraire bruxellois, réimprime cette contrefaçon de confiance en 1678. — Vogue persistante des Emblemata. Foppens en donne une réimpression complète en 1715, 232. — Influence architecturale classique de Vœnius contre-balancée par l’autorité prépondérante du génie de Rubens, 253. — Portée esthétique de cet ascendant aux Pays-Bas. — Le beau pittoresque en architecture mis en œuvre par l’École rubénienne, 254. — Expression plastique de l’architecture italo-anversoise. Triomple final de ses propensions sur les tendances d’Othon van Veen, 238.