‹ Histoire de l'Inquisition au moyen âgeChapitre 16 sur 551 · XXX HISTOIRE DE L'INQUISITION · texte numérisé non relu

XXX HISTOIRE DE L'INQUISITION

Au début de mes études historiques, je me suis rapidement convaincu que le fondement le plus sûr de nos connaissances, pour une époque donnée de l'histoire, n'est autre que l'étude de sa jurisprudence, où se révèlent à la fois ses aspirations et les moyens, jugés les plus efficaces, de les satisfaire. En conséquence, j'ai exposé avec détail l'origine et le développement de la procédure inquisitoriale, convaincu que, de cette manière seulement, nous pouvons comprendre les opérations du Saint Office et l'influence qu'il exerça sur les générations postérieures.

Il m'a semblé que les résultats ainsi obtenus permettaient d'éclaircir bien des questions qui ont été mal comprises jusqu'à présent. Si j'ai été amené ainsi à quelques conclusions différentes de celles qui sont couramment acceptées, je prie le lecteur de croire que ces vues nouvelles résultent d'une étude consciencieuse de toutes les sources originales auxquelles j'ai pu avoir accès.

Aucun ouvrage d'histoire ne mérite d'être écrit ni d'être lu s'il n'aboutit pas à une conclusion morale ; mais, pour être vraiment utile, cette moralité doit se dégager d'elle-même dans l'esprit du lecteur, et non lui être imposée. Tel est particulièrement le cas dans une histoire traitant d'un sujet qui a provoqué les passions les plus ardentes, donnant l'éveil, alternativement, aux instincts les plus élevés et les plus bas.

Je ne me suis pas arrêté, dans mon récit, pour moraliser; mais si les événements racontés par moi n'ont pas été présentés de telle sorte qu'une leçon s'en dégage, je reconnais d'avance avoir manqué mon but.

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