‹ Histoire de l'Inquisition au moyen âgeChapitre 274 sur 551 · ÇOIS · texte numérisé non relu

ÇOIS

Pour comprendre l'ampleur et l'importance de ces mouvements, nous devons nous rappeler le caractère impressionnable des populations d'alors et leur promptitude à céder aux émohons contagieuses. Quand on nous raconte que le Franciscain Berthold de Ratisbonne prêcha fréquemment à des foules de soixante mille personnes, nous entrevoyons l'effroyable puissance que concentraient en leurs mains ceux qui pouvaient parler a des masses si aisément dominées, si aveuglément ardentes d ecbapper à l'existence misérable qui était leur lot. Comment se revenaient alors les âmes endormies, c'est ce que montrent les vagues successives d'enthousiasme qui. vers le milieu- de ce siècle, balayèrent tour à tour le centre de l'Europe. Les esprits jusque là muets, sans direction, commencèrent à se demander si une vie de souffrances brutales et sans espoir était vraiment tout ce qu'on pouvait attendre des promesses de l'Évangile. L'Eglise n'avait pas fait d'effort sérieux pour se réformer elfemême et se rehausser dans l'estime des hommes. Un désir étrange de nouveauté — personne ne savait au juste de quoi -

S {$£„l' BerS^at Supplem Chronin. lib. xm, ann. 1215. Bonavent. Vrt. P Ul . » ' 5; c- "• — Re?'1,a Fratrum Sworumque de Pœnitentia - Potthasae^^n» 6736, 7503, 13073. - Chroa. Magist. Vdin. Prédicat c. 2,

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