INTRODUCTION
Les crèches, depuis quelques années, ont été l’objet d’études nombreuses et diverses ; devant cette faculté, notamment, plusieurs thèses ont été soutenues qui traitent de questions relatives à cette institution. Mais aucun auteur n’avait encore présenté une vue d’ensemble de l’Œuvre des Crèches depuis ses origines jusqu’à nos jours ; il nous a paru intéressant de faire cette étude.
Nous n’avons pas la prétention d’avoir donné une histoire complète de l’institution des crèches ; nous avons tenté, simplement, de tracer un aperçu histo-
rique où sont mis en lumière les événements impor-
tants qui ont dominé et dirigé l’évolution de cette institution. D’autre part, nous nous sommes appliqué, au cours de notre travail, à développer plus particulièrement les questions qui, avant nous, n’avaient pas été traitées.
Nous avons divisé notre étude en trois parties :
Dans la première partie, nous avons exposé d’abord le fonctionnement des anciennes garderies et maisons de sevrage qui tenaient lieu de crèches avant que celles-ci n’aient été instituées par Firmin Marbeau, en 1 844* Nous avons retracé ensuite l’histoire des tentatives antérieures à l’œuvre de Marbeau, et qui contenaient en germe, l’idée de la crèche.
Dans une deuxième partie, nous avons raconté la naissance des premières crèches, le développement rapide de l’œuvre nouvelle, son organisation et son fonctionnement. Nous nous sommes étendu assez longuement sur cette période de riiisloire des crèches (1844-1862), qui est très intéressante et fort peu connue.
Dans notre troisième partie, nous avons tracé tout d’abord, un aperçu rapide de l'évolution de l’institution des crèches depuis 1862 jusqu'à nos jours. Nous avons donné ensuite une étude des crèches actuelles, où nous avons traité particulièrement de leur organisation générale. Nous avons terminé par la nomenclature des crèches existant en France, au début de l'année 1907.
Une bibliographie, pour laquelle nous avons adopté l’ordre chronologique, et que nous nous sommes attaché à faire aussi complète que possible, suit notre travail dont elle est, en quelque sorte, le complément.