‹ Histoire de l'Institution des CrèchesChapitre 17 sur 40 · APE DALE · texte numérisé non relu

APE DALE

‘ lors de sa constitution, il s’exprimait ainsi : « Le but de la Société que vous venez d’organiser est d'aider à fonder et à soutenir les crèches dans le département de la Seine. Elle aidera aussi naturellement à les mieux diriger, car elle fera connaître à chacune les améliorations survenues dans le département ou en dehors, mais elle ne s’immiscera jamais dans la direction intérieure des crèches, et chaque établissement continuera à s’administrer lui-même suivant ses propres statuts. Chacune conservera son individualité, son moi, ce moi qui fait sa vie ; mais toutes sauront qu’une Société tutélaire s'occupe de réunir les ressources générales pour celles qui viendraient à en avoir besoin. » Et plus loin il ajoute : « Elle est organisée de manière à concilier les intérêts des crèches existantes avec ceux des crèches futures ; le besoin de stabilité, d’uniformité, avec les besoins de progrès qu'éprouve toute institution naissante. »

Après quelques vicissitudes, sur lesquelles nous aurons prochainement l’occasion de revenir, la Société des Crèches du département de la Seine fut reconnue comme établissement d'utilité publique par un décret rendu en Conseil d'Etat, le 17 juillet 1869.

Tant que vécut Firmin Marbeau, la Société des Crèches se réunit au début de chaque année en une séance publique qui était l’occasion d’une véritable petite fête ; des hommes éminents présidaient la séance, ce furent M. Dupin, président de l’Assemblée Nationale, M. Dufaure, ministre de l'Intérieur, l’ar-

chevêque de Paris, l'archevêque de Bordeaux, etc., Firmin Marbeau prenait la parole pour exposer la situation générale de l’œuvre, ses progrès, ses espérances ; puis les poëtes de la crèche — car la crèche avait ses poètes — disaient des vers, et la séance se terminait par un concert et une quête toujours fructueuse.

Dès sa naissance, la Société des Crèches fut soutenue par l’autorité ; le ministre de l'Intérieur, la ville de Paris, le département de la Seine, lui allouèrent des subventions. Mais le Conseil général de la Seine en 1879, el le Conseil municipal de Paris en 1880 supprimèrent leurs subventions pour des raisons obscures ; le ministre de l'Intérieur a continué à verser une petite somme (300 francs), sous forme d’abonnement au Bulletin des Crèches.

La Société des Crèches existe toujours ; elle est actuellement plus florissante qu’elle ne fut jamais, car son rayon d'action s’est étendue en même temps que l'œuvre s’est développée. Elle a d’ailleurs conservé ses traditions premières et ne s’est jamais départie du but que, dès le début, Firmin Marbeau lui avait assigné.

Le Bulletin des Crèches. — Le premier Bulletin des Crèches parut en janvier 1846 sous le titre suivant qui indiquait bien son programme : Bulletin des Crèches destiné spécialement : 1° à prouver leur utilité dans les villes et les campagnes ; 2° à indiquer la marche et les modèles à suivre pour perfectionner ces institutions. Dès que la Société des Crèches fut

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constituée, le Bulletin en devint l'organe officiel ; il paraissait trimestriellement et dans chaque numéro l’ordre suivant était adopté pour la division des matières :.

Première partie : Documents officiels et documents émanés de la Société. ;

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