AUTOUR DU H A M Z A
hammed-ben-Abdesselem et Ahmed-ben-Abdallali, de cavaliers et de fantassins.
Le capitaine Mas, dont le bordj était encore encombré par des familles d’Européens qu’il lui fallait nourrir avec les rations de ses soldats, était entré en pourparlers avec Boumezrag par des intermédiaires indigènes et avait essayé d’obtenir que les vieillards, les femmes et les enfants européens, pussent retourner à Aumale avec un sauf-conduit de Boumezrag. Celui-ci avait fait répondre que, si des familles d'officiers étaient dans le bordj, il était prêt à les conduire lui-même en sûreté à Aumale, mais que pas un autre civil, homme ou femme, 11e sortirait, à moins que ce ne fût avec la garnison entière évacuant le fort; dans ce cas, Boumezrag s’engageait à l’escorter avec son goum et garantissait la sécurité à tous les Européens jusqu'à Aumale.
Cette réponse avait mis lin aux pourparlers, et le capitaine Mas s’était préparé à repousser une attaque. Mais, le 13, Boumezrag était reparti du côté de la Medjana, laissant le commandement du blocus à Messaoud-bel-hadj, fils du caïd Ahmed-ben- Abdallah-el-Moqrani.
En arrivant à Aumale, le 17 mai, le général Cérez trouva aussi d’autres nouvelles plus inquiétantes, et qui le forcèrent à rester quelques jours pour couvrir la place du côté du sud, si besoin était.
Yoici, en effet, ce qui était arrivé dans le Hodna, entre Bouçada et Aumale.
Si-Sakri-ben-Boudiaf, qui, jusqu'alors, avec les Ouled-Madi, du soif Ouled-Bouras, et avec les Ouled-Naïl, avait tenu en échec Saïd-ben- Boudaoud-el-Moqrani, venait de subir un grave échec le 10 mai, vers le nord-ouest du chott du Hodna.
Ses gens, étant allés à Saïdat pour faire leurs moissons, avaient été attaqués par les contingents de Saïd-ben-Boudaoud. Un combat acharné avait eu lieu entre les deuxsoffs ennemis; les rebelles avaient eu une trentaine de morts, mais ils avaient en somme battu nos auxiliaires, leur avaient tué 15 hommes et en avaient blessé 32 '. La tente de Si-Sakri-ben-Boudiaf avait été enlevée; de nombreux troupeaux lui avaient été pris, et il avait dû se replier sous le canon de Bouçada.
Saïd-ben-Boudaoud avait fait grand bruit autour de son succès :
1. Parmi les notables fidèles tués étaient les deux frères du chikb de Sidillamla, Lakhdar-bel-Ainri, qui lui-même avait été blessé.
Les rebelles avaient parmi leurs morts Chellali-hen-Djeddia, le chikli le plus influent des Souama.
LES ECHECS DE LA COALITION
il avait envoyé, dans toutes les tribus voisines du Hodna, des lettres circulaires ainsi conçues 1 :