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BATNA

( 8 mars - 8 mai. )

Insuccès îles premières démarches de Moqrani et de Cliikh-el-Haddad dans la subdivision de Batna. — Désordres locaux. — Le bandit Ahmed-ben-Rahmoun.

— Émeute au village de Moureka chez les Aïdouça (8 mars). — Slimane-ben- Drouhaï. — Mission d’Ahmed-el-Cadi. — Évacuation d’El-Outaya; tentative contre la zmala du caïd Ben-Henni (3ü mars). — Pillages et brigandages des Sahari. — Départ pour Biskra de la colonne Adeler (3 avril). — llixe entre Farfar et Lichana (6 avril). — Retour de Slimane-ben-Drouhaï dans sa tribu.

— Les émissaires de Chikh-el-Haddad dans le Belezma. — Formation des premiers contingents rebelles (19 avril). — Bruits en circulation; projet d’attaque des ruines de Belezma (20 avril). — Démarches du chikh et des kebar des Ouled-Chelieh. — Nullité du caïd de Batna. — Massacre de dix-sept Européens à la scierie Sallerin (21 avril . — Pillages et massacre au Ravin-Bleu. — Engagement de la milice de Batna (22 avril). — Pillage et destruction de Fesdis et d’El-Mader. — Le marabout Abdessemed. — Arrivée des goums fidèles. — Protection de Lambesse et de Marcouna ; affaire des goums des Ouled-Ziane et des Achèche.. — Reconnaissance sur la route de Constantine (23 avril). — Organisation delà défense de Batna. — Arrestation de Mohamined-bel-Cadi (2o avril). Combat du Ravin-des-Miues ^ou de la Fontaine-Romaine). — Retour à Batna de la colonne Adeler (20 avril . — Engagement d’El-Mader ;28 avril). — Jonction des colonnes Marié et Adeler (29 avril). — Reconnaissances et razzia dans le Bouarif; premières soumissions (30 avril . — Suite des opérations et des razzias dans le Bouarif ; nouvelles soumissions (1er et 2 mai). — - Combat du Djebel-Bouarif (3 mai). — Soumissions des tribus à l’est de la route. — Massacre d’Aïn-Yacoute (4 mai). — Combat de Kasrou (T mai). — Rentrée à Batna par le Ravin-Bleu (8 mai).

Dans la subdivision de Batna1, les elForls de Moqrani etd’Aziz avaient échoué contre le bon esprit dont étaient animés à notre égard les

1. L’auteur a été chef du bureau arabe de Biskra, du 7 juin au 20 octobre 1870; chef du bureau arabe de Batna, du 20 octobre 1870 au 11 septembre 1871; il est resté détaché à la colonne Saussier, du 10 septembre au 1er novembre 1871.

chefs indigènes et les notabilités religieuses, maraboutiques ou congréganistes. 11 y avait bien, dans le Sahara, dans le Belezma et dans l’x\orès, de nombreux khouans Rhamanya, mais ils relevaient presque tous de la zaouïa de Tolga, dont le chef Si-Ali-ben-Otmane-ben-Amor s’était nettement prononcé contre l'insurrection.

Ces Rahmanya étaient, d’ailleurs, tenus en respect par leurs rivaux les khouans Tidjanya, soutnis à la direction de la zaouïa de Temacine, depuis longtemps acquise et dévouée à la cause française.

Nous avions encore avec nous les khouans Qadrya, de l'obédience du caïd de l’Oued-Abdi , Si-Mohammed-bel-Abbès, personnellement incapable d’une défection, et, enfin, plusieurs autres influences maraboutiques locales tenant le pays et pouvant empêcher, en partie, les mauvais effets de la proclamation de Seddouq.

Malheureusement, l’esprit de soff dans le Sahara, et des désordres locaux survenus aux environs de Batna, sans qu’il eût été possible de les réprimer, avaient créé une situation troublée qui, par la force des choses, donna, dès la fin du mois d’avril, de nombreux alliés aux Ouled-Moqrane.

Voici, en effet, ce qui avait eu lieu, avant cette époque, en dehors de toute action directe ou indirecte de la Medjana ou de Seddouq.

A Batna, un malfaiteur de profession, évadé du pénitencier d’Aïnel-Bey vers la fin de février, avait organisé une bande qui dévalisait indistinctement les indigènes et les Européens isolés. H se nommait Ahmed-ben-Rahmoun et était originaire du Belezma l. Il avait groupé autour de lui plusieurs de ses anciens codétenus étrangers au pays, parmi lesquels était un certain Amar-ben-Messaoud qui, plus tard, devint célèbre dans les annales du crime sous le nom de Khomati2. C'était sans contredit le plus intelligent, le plus audacieux et le plus

J. Le Belezma est tout le massif montagneux à l'ouest de la route de Constantine à Batna. Le pays s’étend jusqu’à Mgaous et jusqu'aux plaiqes au sud de Saint-Arnaud.

2. El-Khomati avait commencé sa carrière de brigand en 1861, pendant le choléra et pendant le typhus de l’hiver 1867-1868. Il sut échapper à toutes les recherches et même se faire oublier, jusqu’au 2(1 mars 1872, époque où il reprit ouvertement la campagne dans l’Aorès. Pendant plus d’un an, il tint en échec tous nos agents et finit, par être tué le 13 avril 1873, dans une battue qui durait depuis plusieurs jours, et qui était dirigée par un officier de bureau arabe, le capitaine Cardot, aidé de 300 cavaliers et 2,000 rabatteurs cernant le Djebel-Noughis. La bande réduite à six hommes tint encore tête, tout un après-midi à près de cent individus. A la fin, un spahi, qui venait d’essuyer un coup de feu, réussit à envoyer à Khomati une balle qui le tua. Le spahi lui coupa immédiatement la tête, et on fit prisonniers les quatre survivants l'un des six ayant été tué en même temps que Khomati).

scélérat de toule la bande, mais il était originaire des Bradja du Djebel- Chechar, et il n’avait pas alors une notoriété suffisante pour exercer un commandement dans le Belezma. Ahmed-ben-Rahmoun était donc le seul chef connu et déclaré de ces bandits qui, jusqu'alors, n’avaient fait que dévaliser les gens sans attenter à leur vie, encore bien que leur audace eût été jusqu’à tirer, de loin, des coups de fusil sur des gendarmes et des spahis opérant une arrestation.

L’impunité dont cette bande jouissait, en raison de l’impuissance où nous étions de réprimer ses méfaits, encourageait les désobéissances et le désordre dans tout le Belezma.

C’est ainsi que, le 8 mars, un Qbaïl, propriétaire aisé du village de Moureka1, Slimane-ben-ürouhaï, menacé par son caïd d’une arrestation peut-être arbitraire, avait ameuté sa fraction, dont les membres s’étaient organisés en une saga de 300 fusils et criaient bien haut qu’ils empêcheraient le caïd Saïd-ben-Chérif d’approcher du village.

Celui-ci, très ardent, avait demandé à aller razzer Moureka, et, en attendant la réponse, il avait envoyé ses cavaliers battre la plaine et commencer un véritable blocus du village.

Pour empêcher des coups de fusil à un moment où, faute de troupe, nous ne pouvions intervenir, on envoya en mission chez les Aïdouça le caïd de Batna, Si-Ahmed-el-Cadi, dont l’influence maraboutique était encore considérable dans le pays, bien que déjà fort amoindrie à notre service. Il vint sans armes, monté sur sa mule, et, par de sages paroles, il sut amener une réconciliation temporaire entre les Qbaïls et les Mokhaznya du caïd Saïd-ben-Chérif. Les kebars désavouèrent Slimane-ben-Drouhaï, qui prit la fuite et se réfugia auprès de Ben-Rhamoun , pendant que les Aïdouça venaient spontanément faire amende honorable à Batna et expliquer leur acte de rébellion par un malentendu, d’ailleurs invraisemblable.

Quelques jours plus tard, ils envoyaient en ville, sans difficulté, un convoi de mulets et des goumiers demandés par le lieutenant-colonel Adeler2, qui se disposait à aller dans le Belezma. Les choses étant arrangées, le commandant de la subdivision espérait, avec 4 compagnies et des auxiliaires indigènes, raffermir la situation et essayer en même temps un coup de main sur la bande de Ben-Ralnnoun.

1. C’est le principal village de la tribu des Aïdouça, et, pour cette raison, il est souvent dénommé Aïdouça. — La tribu des Aïdouça porte officiellement le nom de douar-commune de l’Oued-el-Ma.

2. Commandant la subdivision de Batna où il avait remplacé le général Faidherbe.

La nouvelle de la prise d'armes du bachaglia empêcha le départ du colonel : il n’aurait pas été prudent de s’aventurer dans les montagnes du Bellezma avec aussi peu de monde, alors qu’on pouvait craindre un mouvement insurrectionnel général. Les contingents commandés avaient donc été renvoyés le 18 mars; mais, à la fin du mois, on les aArait fait revenir, car d’autres faits avaient rendu nécessaire l’intervention du commandant de la subdivision chez les Sahari à El-Outaïa, et la nature du pays comme l’esprit des populations permettaient de se rendre en cette région sans imprudence ni danger.

Un officier du bureau arabe de Biskra, le capitaine Durand, installé depuis plus de trois mois chez les Sahari, où il avait grand’peine à maintenir un peu d’ordre, avait, en effet, rendu compte, le 30 mars, qu'il était absolument débordé; que les Sahari, excités parle caïd de Biskra et les Bengana contre leur propre caïd, Si-Mohammed-ben-Henni-ben- Boudiaf, échappaient à toute direction, et qu’une démonstration armée était indispensable pour maintenir l’obéissance et protéger El-Outaïa.

On ne pouvait lui envoyer de Biskra les renforts qu’il demandait, et ordre lui fut donné, le jour même, de rentrer en ville et de ramener les Européens du caravansérail d’El-Outaïa et de la fontaine des Gazelles.

A peine avait-il été parti que les Sahari avaient saccagé le caravansérail et avaient marché sur la zmala du caïd Ben-Henni, dont le bordj n’était qu’à quelque cent mètres. Mais la bonne contenance des serviteurs et familiers du caïd avait découragé les Sahari, qui s'étaient débandés et depuis s’étaient mis à battre ,1a plaine en pillant et en maraudant.

Les choses n’allaient guère mieux au sud de Biskra où, pour nuire au soff Bouokkaz, et tout en nous continuant leurs protestations de dévouement, nos bons amis les Bengana achevaient de désorganiser le pays.

Il était devenu tout à fait nécessaire d'aller à Biskra raffermir le principe d’autorité compromis à El-Outaïa et intervenir entre les soifs, afin d’enrayer, si faire se pouvait, la désorganisation, qui marchait à grands pas.

C'est dans ces conditions que, le 3 avril, une petite colonne, composée de 1,100 hommes réunis à grand'peine, était partie de Batna avec un goum fourni par les O.-Ziane, ennemis des Sahari.

Le même jour, un cavalier du bureau arabe de Biskra, en tournée de service, avait été malmené, pillé et renvoyé nu par les Arabes Cheraga.

Le 6 avril, avant l’arrivée de la colonne à Biskra, une rixe avait éclaté entre les gens de Farfar et ceux de Lichana; un homme de cette ville avaitété tué, et, sans l'intervention habile et énergique du grand maître des Rahmanya du sud1, Si-AIi-ben-Ostmane , marabout de Tolga, les deux grands soffs du Sahara en seraient venus aux mains.

L’approche de la colonne avait empêché cette conflagration générale : de nombreuses arrestations faites aux Sahari avaient maté les plus mutins, et, de ce côté, le calme semblait revenu, le 12 avril, quand la colonne était arrivée à Biskra.

Dans cette ville, le lieutenant-colonel Adeler, qui avait longtemps dirigé les affaires indigènes de la division de Constantine, avait eu de longs pourparlers avec les chefs de soffs, et, sans essayer une réconciliation impossible, il avait cherché à obtenir un peu d’ordre, en confirmant les faits accomplis et en rendant responsables les deux chefs de soff des faits et gestes des groupes indigènes qui s’étaient spontanément placés sous leurs ordres, en dépit de l’organisation officielle.

A Biskra, le colonel avait appris la proclamation du djehad, mais en même temps il avait reçu de Si-Ali-ben-Otmane l’assurance formelle que les khouans Rahmanya de l’obédience de Tolga resteraient soumis à la France; et, comme il savait que cette promesse serait tenue, il avait profité de la force morale que lui donnait sa petite colonne et de l’influence personnelle qu’il avait sur les chefs Sahariens pour chercher à affermir son œuvre. Malheureusement il ne put pas rester à Biskra aussi longtemps qu’il aurait fallu, il fut tout à coup rappelé à Batna, où l'insurrection avait fini par éclater, en dépit de la fidélité de tous les caïds, par le seul fait du mécontentement d'un obscur paysan et de l’audace d’un vulgaire malfaiteur. Voici , en effet, ce qui s'était passé à l’insu du colonel et pendant l'absence de nos troupes.

Slimane-ben-Drouhaï, qui n’était pas un malhonnête homme et à qui il répugnait de vivre dans la bande de Ben-Rahmoun et de Khomati, était parti pour Bordj-bou-Arreridj dès qu’il avait appris la révolte du bachagha. Il avait vu quelques-uns des Ouled-Moqrane, et aussi Mohammed-ben-Adda, des Righa, qui avait habilement exploité

I. La zaouïa de Tolga tonne une maison mère des khouans Rahmanya, en rivalité avec celle de Seddouq. Les khouans y sont plus exaltés, plus mystiques cl plus dévots; cependant elle a toujours été très dévouée à la France, et son dévouement s’est affirmé dès 1844, époque où son chef Si-Ali-ben-Amor donnait asile et protection aux quelques soldats français échappés au massacre de la garnison de Biskra.

sun mécontentement, l’avait fait parler et finalement l'avait renvoyé, dans les premiers jours d’avril, avec des lettres annonçant que sous peu le bachagha viendrait en personne, à la tète d’un millier de cavaliers des llachem et des Righa, opérer dans le Belezma; il promettait de venger les Aïdouea, de razzer la zmala du caïd Si-Saïd-ben-Chérif et les troupeaux de tous ceux qui ne feraient pas cause commune avec lui.

Slimane-ben-Drouhaï était revenu grisé par l'accueil qui lui avait été fait, ébloui par la vue des brillants contingents qu'il avait rencontrés autour de Bordj-bou-Arreridj.

11 avait engagé les Qbaïls et la bande de Ben-Rahmoun à s’unir pour faire la guerre aux chrétiens, comme alliés du bachagha.

On l’avait écouté, et il avait été décidé que le premier acte d’agression serait l’enlèvement à Zana d’un grand troupeau appartenant à un boucher français de Batna.

Prévenu à temps par ses espions, le chef du bureau arabe de Batna réussit à faire rentrer le troupeau sans encombre, sous la protection du goum des Ouled-Bou-Aoun1 et de deux spahis. Mais il ne lui fut pas possible d’empêcher les déclassés et les mauvais sujets de se grouper autour de Ben-Rahmoun.

Sur ces entrefaites, des reqqabs de Chikh-el-Haddad arrivèrent dans le Belezma porteurs de la proclamation appelant au djehad. Les mo-

1. Le père du caïd Saïd-ben-Chérif était sous les Turcs, et aux premiers temps de l'occupation française, chikh héréditaire du Belezma. A sa mort, ce grand commandement avait été scindé, et on avait donné à Saïd-ben-Chérif le caïdat des Üuled-bou-Aoun.

A proprement parler, les Ouled-bou-Aoun n’étaient qu'un petit groupe de 200 cavaliers Mezerguia (voir la note de la page ni), formant le makhzène du chikh de Belezma. Mais autour de ces cavaliers s’étaient groupés des gens de diverses provenances qui avaient fini par former une agrégation, dite tribu des Ouled-bou-Aoun. En dehors de cette tribu, le caïdat des Ouled-bou-Aoun (qui comptait trente-sept groupes distincts) comprenait des tribus berbères et des tribus mixtes.

Le tout était depuis longtemps divisé en deux soifs : le soif berbère, resté indépendant sous les Turcs, et le soif des Ouled-bou-Aoun. Ce dernier avait à son tour été divisé, par le fait des Turcs, en deux nouveaux soifs : le solides Ouled- Menaceur-ben-bou-Aoun, qui était au pouvoir en 1830, et le soif des Ouled-elhadj-bou-Aziz,' hostile à Chérif et à son fils Saïd.

Un décret du 14 décembre 1867 avait réparti ces divers éléments en neuf douars-çommunes ou sections communales portant officiellement les noms ciaprès :

Ouled-Fatma, 1,313 habitants (Berbères autochtones restés indépendants jusqu’en 1830) ;

Oued-Merouana, 1,441 habitants, plus connus sous le nom de Aïdouça (Berbères autochtones, restés indépendants jusqu'en 1830);

li A T X A

qaddems Si-Ahmed-ben-Abdallah , Si-Ikhelef-Ben-Mera , Si-Ali-ben- Bouchireb et d'autres encore, se rallièrent à eux, encore bien que leurs relations eussent été, jusqu'alors, plutôt avec Tolga qu'avec Seddouq. Les quelques centaines de khouans Rahmanya du Belezma vinrent alors grossir les contingents de Ben-Rahmoun et de Slitnaneben-Drouhaï. Ces deux obscurs Qbaïls, sans naissance, sans attache religieuse et sans valeur personnelle, se trouvèrent tout à coup, par la force des choses, appelés à jouer un rôle important.

Le 19 avril, les reqqabs de Seddouq et les moqaddems du pays avaient rassemblé autour d’eux de> gens des Oulecl-Fatma, Ouled- Soltane, Tlet et Ouled-Chelieh. Le 20, ils répandaient la nouvelle qu'un convoi français avait été enlevé à Aïn-Taghroute, qu’un détachement avait été massacré, que la colonne Saussier avait dû abandonner la Medjana et se replier, à la hâte sur Sétif, que cette ville était menacée au nord par les Ouled-Nabet, les gens du Sahel-Guebli et les Amoueha, et au sud par les Righas révoltés avec leurs caïds.

Le même jour, le chef du bureau arabe de Batna, ayant appris que des attaques étaient imminentes a l'Oued-Chaba* 1 et au Ravin-Bleu, envoya des lettres à deux chefs d'usine- situées dans le douar Ouedel-Ma. Ces lettres les invitaient à rentrer tout de suite à Batna, en se confiant au porteur, le chikh des Halimya, Brahim-ben-Ncib, spahi de bonne famille.

Le 21, les bruits alarmants se confirmaient ; les ouvriers forestiers travaillant dans le Belezma étaient attaqués, et se réfugiaient dans les usines voisines.

Le même jour, le chikh des Ouled-Chelieh, Messaoud-ben-Zouari, et deux kebars, venaient au bureau arabe protester de leur dévouement et demander l’envoi immédiat d'un détachement pour les aider, eux, les notables et le gros de la tribu, à résister aux bandes armées, qui

Ouled-el-Mu, 1,220 habitants, plus connus sous le nom de Halimya (anciens Berbères autochtones, déplacés de leurs montagnes et mélangés d’éléments divers) ;

Mohammecl-ben-Feradj, 1,041 habitants (mélange de Berbères et d’ Arabes'; El-Ksar , 1,185 habitants (marché et bordj du caïd; zmala des Ouled-bou-Aoun) : Checldi; 1,588 hab. (douar formé de divers éléments berbères ou arabes-):

O. Mehenna, 917 — • — — —

Zaaa, 668 — — — —

Boughezel, 637 — — — —

1. Les deux noms sont consacrés; le premier est bizarre et ne dit rien, car Oued-Chaba, c'est la rivière du Ravin, le second est l'appellation française du ravin, dit, par les indigènes, Cliabet-Tissillamine, le ravin des Musulmanes. .

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