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LES JOURNAUX DE L’INTERNATIONALE. IH

que la bourgeoisie, l’armée et la magistrature. Voici comment le Mirabeau àe Verviers parle du prêtre en chaire :

Regardez le paillasse qui se démène dans un tonneau, comme le diable dans un bénitier, pour insinuer à l’aimable troupeau rassemblé que son baragouin est de la pure et saine morale émanant d’une puissance surnaturelle. Ce paillasse aux allures lugubres tonne dans son tonneau comme la foudre, grimace et se contorsionne comme un épileptique ; trépigne de fureur et s’élève comme un cacafougna tragique prêt à sauter à pieds joints sur ses auditeurs ahuris, qui écoutent sans sourciller les platitudes et les tirades ennuyeuses de son répertoire tragi-comique. Cette espèce de charlatan a usé ses fonds de culotte sur les bancs universitaires, pour nous chanter des pasquils en langue morte et nous citer des textes latinisés que nous ne comprenons pas plus que la langue de Vidocq, fameux argotier que Mercure ait en sa sainte et digne garde, s’il ne le porte en son giron. Quand ces bouffons habillés en momons parcourent les rues en braillant comme des ônons, flairant les pièces de cent sous comme l’hyène flaire la chair en putréfaction, expédiant les âmes à Caron par différentes portes, ils font tout l’effet de maniaques échappés des petites-maisons. De pareils bélîtres vous soulèvent l’âme d’indignation. Tous leurs actes sont arbitraires, empreints de perfidie et de scélératesse. Ils sont nos très-chers frères en Jésus-Christ : nous sommes les Abel de nos très-chers Caïn. Dansez, marionnettes, pantins, mes amours, de vos momeries on se f. . . , toujours.

Nous demandons pardon à nos lecteurs de Icut* avoir infligé la lecture de ces lignes ignobles, mais il faut que les honnêtes gens sachent jusqu’à quel

degré de violence et d’impudence des natures ignorantes et grossières peuvent se laisser entraîner.

D’ailleurs ces épouvantaldcs injures, prodiguées à tout ce que la société a l’habitude de l’especter, n’cxpliqucnt-clles pas les crimes qui viennent de stupéfier l’Europe et qui semblaient d’abord inexplicables?

Les journaux de riutcrnationale ont excité pendant plusieurs années leurs lecteurs contre l’armée : les cadavres de deux généraux et de beaucoup de soldats et de gendarmes, lâchement assassinés, sont Icà pour prouver qu’ils n’ont pas prêché dans le désert.

Les journaux de riuternalionale ont dénoncé la corruption et l’infamie de la magistrature : le président Bonjean a été égorgé par leurs fidèles lecteui's.

Les journaux de l’Internationale, non contents d’enseigner sous toutes les formes le matérialisine et l’athéisme, ont injurié grossièrement les membres du clergé et soulevé contre eux les flots de la haine populaire. Dès que leurs disciples ont été maîtres de Paris, ils ont pillé les couvents et les églises ; lorsqu’ils se sont vus perdus, ils se sont consolés de leur défaite en massacrant l’archevêque, tous les prêtres et tous les religieux qu’ils avaient pu saisir.

On voit que les rédacteurs de ces journaux n’ont perdu ni leur temps ni leur encre.

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