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ADRESSE DU COMITÉ PARISIEN DE l’iNTERNATIONALE APRÈS LA CHUTE DE LA COMMUNE.
Paris-Journal a publié dans son numéro du 17 juin 1871 le document suivant, qui aurait été, à ce qu’il affirme, adopté par le comité de l’Internationale dans une grande réunion tenue peu de jours auparavant. Nous recueillons cette proclamation, sans pouvoir en garantir l’authenticité :
Travailleurs,
Une lutte sans précédent dans l'histoire du monde vient de s’engager. On dit que nous sommes battus. Si notre devoir n’était pas de marcher en avant et toujours en avant, nous vous dirions : La réaction a raison.
Mais notre devoir nous force à vous dire : Laissez la réaction chanter victoire, et agissez. On vous a désarmée, vous a-t-on réellement vaincus ?
A Paris vous êtes encore cent mille.
Quand on est cent mille on ne se retire pas volontairement de la lutte. La loi française vous donne, à vous travailleui's, la puissance politique. La laisserez-vous échapper encore une fois?
Non, ce n’est pas possible.
Vous n’avez plus ni clubs, ni réunions, ni organes; ralliez-vous, vous qui voulez le droit à la vie, autour de l’Association internationale des travailleurs. Seule, elle
peut vous conduire à l’émancipation et vous arracher au joug du capital et des prêtres.
L’Association internationale des travailleurs est en ce moment la grande coupable. Tous les capitulards, toutes les incapacités de la capitale l’accusent des malheurs de la France, de l’incendie de Paris.
Les malheurs de la France, nous les rejetons sur les Trochu, Jules Favre et autres.
L’incendie de Paris ! nous en acceptons la responsabilité.
La vieille société doit périr. Elle périra.
Un effort gigantesque l’a déjà ébranlée^ un deroier effort doit la jeter à bas.
Travailleurs,
Pas de disputes intestines, pas de divisions. Aux urnes ! aux urnes !
.Nous sommes le nombre et le droit, donc nous sommes la force.
La réaction a pris nos armes, elle n’a pas pris nos bulletins de vote.
En avant t en avant I
Vive la République sociale!
Vive la Commune I