Pigeonneau (H.), idem
(Seine-et-Oise), le 21 novembre, surveilla le déménagement contenu dans vinq-cinq voitures du mobilier de la ville qu'il occupait : le 2^ régiment de la Garde opéra sous sa direction.
Il n'estdonc pas étonnant qu'un lieutenant du 27® de ligne ait eu la fantaisie *, le 3 décembre, à Eaubonne (Seine-et-Oise), de faire enlever les meubles du salon de M. Lamy.
Les mêmes indélicatesses furent constatées dans la Sarthe 2 :
Ici, c'est un officier qui met dans sa malle vingt chemises fines prises dans la chambre où il lo^e; là (à Sarçé), c'en est un qui, obligé de promettre un thaler à des voituriers, parce que la ratification des préliminaires de paix ne permet plus les réquisitions, refuse de le leur payer quand le transport est effectué. A Torcé, après le départ de Wittich et de son état-major, on constate qu'ils ont mis dans leurs malles les objets de consommation et de toilette qui étaient dans les chambres.
A Juillé, le maire recueille les aveux des soldats qui déclarent que leurs officiers partagent avec eux le fruit de leurs rapines '.
Il est donc malheureusement certain que l'honneur d'un trop grand nombre d'officiers allemands a été atteint par leur participation à des vols collectifs et par des vols personnels. Aussi Surmont a-t-il été en droit de s'exprimer ainsi * :
L'autorité prussienne a gravement manqué aux devoirs qui incombent aux chefs d'une armée, tenus de respecter et de faire respecter toujours la propriété privée autant que les circonstances le permettent. Elle est certainement responsable d'une partie