‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 104 sur 257 · Surmont (Armand), op. cit., p. a · texte numérisé non relu

Surmont (Armand), op. cit., p. a

au moins des désordres qui y ont porté atteinte, sous une Forme ou sous une autre.

Loin, bien loin de nous la pensée de généraliser en suspectant la délicatesse et la probité de la grande majorité, — nous aimons à le croire, — des officiers allemands ; nous avons cependant le devoir de poursuivre celte enquête jusqu'au sommet de cette armée.

Commençons par signaler la conduite d'un haut fonctionnaire civil, le baron von Schwartzkoppen, qui, du 29 décembre 1879 au 28 mars 1871, exerça les fonctions de préfet dans le département de l'Oise ^

On avait eu bien des occasions de souffrir de sa morgue, de ses abus de pouvoir, de sa violence, de constater son goût marqué pour les amendes : toutefois, on n'était pas en droit de le croire capable de voler.

Arrivé à Beauvais avec une modeste valise, cet honnête baron en [)artit précipitamment, le 28 mars, avec plusdevingt-cinqcaisses énormes. Venu à l'hôtel, en qualité de doyen du conseil de préfecture, le comte de iMalherbe constata aussitôt la disparition d'un nombre considérable d'objets mobiliers, — pendules, tapisseries, tentures, livres, etc. ; en outre, des témoins vinrent lui certifier que l'ex-préfet lui-même avait ordonné l'enlèvement de la Manufacture nationale de quelques tapisseries dont la valeur dépassait la somme de 120.000 francs.

Mandé à Beauvais, le commissaire impérial von Nostitz-Waliwilz, dont nous avons déjà eu occasion de prononcer le nom, constata le bien fondé de la plainte et la culpabilité de l'ex-préfet. Quelques jours

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