I. Lemas (Th.), op. cit., pp. 198 à aoi
plus tard, le i5 avril, il informait, de Soisy, M. de Malherbe que, sur son ordre, une fouille des bag-ag-es avait été faite à Strasbourg et que l'on avait trouvé « un petit nombre d'objets provenant en partie de la manufacture des tapisseries de Beauvais, en partie de la préfecture ».
Les objets saisis contenus dans un simple coffre furent reçus à Beauvais, mais une nouvelle plainte détaillée de M. de Malherbe demeura sans réponse : le voleur et le butin étaient à l'abri sur la rive droite du Rhin.
A Nancy, le maire, M. Welche, avait été plus heureux, le 19 août : un g-énéral qui occupait le palais ducal, ayant trouvé à son goût le lustre décorant le grand salon, l'avait fait emballer par un ouvrier tapissier requis, dans une caisse fabriquée par réquisition ; prévenu à temps, le général de Blumenthal fit immédiatement cesser ce scandale ^
Arrivons au général de Roon, ministre de la Guerre. Log'é chez M. Berthéiemy, il fit d'assez forts prélèvements dans sa cave, qui contenait sept à huit cents bouteilles d'excellent Bordeaux. Lorsqu'il s'aperçut que leur nombre diminuait trop vite, il fit apposer sur la porte de la cour des scellés ; ils ne furent brisés que le jour de l'emballage et tout ce qui restait fut envoyé à Berlin 2
Certain jour, où le Times s'était porté g-arant de la probité prussienne, le rédacteur de l'article s'attira la réponse suivante ^ :
Qu'il demande donc au [jréfet de police, M. Stieber, dans quel