I. FouRNiER (Edouard), op. cit., p
3. Mkyret (lieutenant-coIoneU, Carnet d'un prisonnier de guerre, p. tqV
i3 novembre. — Aujûurdhiii Waltrafsplatz, trois voitures, traînées chacune par six chevaux éliqnes, ont fait halte sous la conduite de malandrins à tètes patibulaires; la populace les entourait et bientôt les bâches enlevées [fcrmirent de contempler le butin honteux que charriaient ces cocjuins. Une maison avait dû être dévalisée de fond en comble en Lorraine ; car on trouvait, à côté de la charrue et de ses accessoires, des bonnets à ruches tuyautées, des jupes rouges de paysannes, des blouses neuves à fleur de fil blanc, des poêles en fonte ou faïence, du ling-Cjdes meubles, jusqu'à des jouets d'enfants et de ces chaînes d'or en usage chez les riches fermières; les voleurs avaient tout emporté, même des portes, des fenêtres, des vases de nuit... Le cœur se soulève de dégoût à ce sjjectacle qui fut confirmé plus lard par des lettres.
Reposons-nous maintenant la vue en lisant le catalogue d'objets volés que publièrent, au milieu de février 1871, les journaux allemands ; ils furent vendus dans le grand-duché de Bade ^