‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 120 sur 257 · I. Gazelle des Hôpitaux, 1871, n · texte numérisé non relu

I. Gazelle des Hôpitaux, 1871, n

". Charpignon (docteur), op. cit ,p. 44.

3. L'auberge « A la Station », située à l'angle du carrefour de la gar.^ où aboutit la route de Lauterbourg-. Veling (capitaine A. -G.), Wisseiii bourg.

4. De Narcy (capitaine au l'î'" tirailleurs), Journal d'un officier île Turcos. 1870.

186 L'INVASION ALLEMANDE EN 18T 0-1 871 j

est achevé à terre; le lieutenant Vuillemin, dont une jambe est fracturée, est jeté à bas de son lit et traîné par sa jambe malade.

Pourquoi faut-il ajouter que le lieutenant de tirailleurs Albert Duruy dut, d'après sa propre déclaration, remettre son porte-monnaie à un officier!

Frœschwiller, 6 août. — Le soir de la bataille, des uhlans sabrèrent, dans le bourg- de Reichshoffen, des blessés que l'on transportait.

Atteint de trois blessures, le colonel de Franchessin, du 96® de ligne, fut égorgé sur son lit dans la ferme où l'avait transporté son ordonnance.

Raon-l' Etape (Vosges), 22 septembre. — Blessé d'un coup de l'en à la jambe droite, le soldat Eudel fut précipité par la fenêtre de sa chambre.

Bazeilles, !•"■ septembre; Rambervillers, g octobre; Châteaudnm, 18 octobre. — A tout ce que nous avons dit, ajoutons qu'à Ghâteaudun des blessés français, pris par les pieds et la tête, furent lancés par les fenêtres.

Loigny (Eure-et-Loir), 2 décembre. — Le général de Sonis a affirmé, en juillet 1881, à l'auteur de ces lignes, que, sous ses yeux, — alors qu'il était réduit à l'impuissance, — un Prussien assomma d'ini coup de crosse, à quelques pas de lui, la tête du commandant de Troussures, dont les blessures n'étaieni pas mortelles.

Long prê-les-C or ps- Saints (Somme), 28 décembre. — A la suite d'un combat où ils n'avaient éprouvé que des pertes minimes, les soldats du 70® régiment massacrent deux mobiles blessés, fusillent un mobile blessé que l'on pansait et ont le regret de manquer deux blessés, dontle docteur Dransart auquel ils volent

RAPPORTS ENTRE BELLIGERANTS 187

sa trousse, sa montre, son porte-monnaie, tuent dans des circonstances trag-iques le berger Dulin, qui les a surpris en flagrant délit de vol, le boulanger Gabrj, Pilvoix, enfin la femme Miannay coupable d'avoir essayé de défendre son mari.

Haiiteville (Côte-d'Or), 21 janvier 187 1. — Ici le vol et la lâcheté se combinent.

« Le commandant Braconnier, mortellement blessé, est porté par les Prussiens chez M. Louis Poinsard. Là, ils lui volent sa montre, son épée et son képy, puis ils l'injurient et le maltraitent ^. »

Pouilly (Côte-d'Or), 28 janvier. — Le soir du combat de Pouilly, on trouva un cadavre couché sur l'escalier du château : on reconnut le mobile Fontaine, et l'enquête ouverte permit d'établir que les Prussiens, après avoir lié les mains par devant à ce blessé, l'avaient jeté dans le feu.

Quelle eût donc été la conduite des Allemands si, au lieu de bien connaître les devoirs d'un parlementaire et la Convention de Genève, ainsi que le proclamaient leurs officiers, ils avaient étéig"norants sur ces deux poiuts?

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