BLESSES ET MALADES
Wissemboun/, 4 août 1870. — Quel début accusé par de nombreux et irréfutables témoins! Les Bavarois, vengeant ainsi leur peur, massacrèrent, hachèrent par morceaux dans la gare, dans l'auberg-e voisine^, et chez les habitants qui les avaient recueillis, des tirailleurs algériens ; ils ne ménagèrent pas le:-; officiers :le capitaine Tourangin, atteint de deux blessures mortelles, est assassiné d'un coup de crosse sur la tète, dit le capitaine de Narcy, pour avoir « refus '• de livrer aux Bavarois surexcités et enivrés le portefeuille et les objets précieux qu'il détient et dont il a souci de ne pas se séparer * » ;
le lieutenant Grandmont, atteint de cinq blessures,