‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 122 sur 257 · HOPITAUX ET AMBULANCES · texte numérisé non relu

HOPITAUX ET AMBULANCES

Nous avons vu que partout le bombardement s'effectua en prenant Jes hôpitaux comme objectifs, peutêtre parce que les drapeaux réglementaires les indiquaient mieux aux coups.

Le II janvier 1871, le g-énëral Trochu proteste auprès du g-énéral de Mollke au sujet des obus atteignant la Salpêtrièrc, le Val-de-Gràce, Tliôpital de la Pitié, celui de Bicètre et celui des Enfants-malades, tous surmontés des drapeaux protecteurs.

Le 10, après réflexion, Moltke allègue le temps brumeux. Le général Trochu lui fait aussitôt savoir que les prisonniers allemands seront à l'avenir logés au Val-de-Gràce; dès lors la prétendue erreur ne se reproduisit plus.

Nous avons dit ce qui se passa à Châteaudun, à Péronne ; à Toul, il n'en fut pas autrement.

Devant Péronne, les notables ayant été trouver le général Barnekow pour protester contre le bombardement, il leur Ht celte réponse : « Vous vous plaignez de ces procédés et cependant nous ne les employons que par humanité, pour éviter l'elFusion du sang dans les limites de notre pouvoir... »

Strasbourg. — Le baron de Bussières avait établi une andjulance dans le bourg de la Robertsau ; les Allemands l'envoient à Rastadt et suppriment l'ambulance.

Dijon (Côte-d'Or), 2 novembre.

Un officier allemand, à la têle de sa compagnie, pénètre dans la maison de M. Tainturier, à l'ancien jardin botanique. C'était une ambulance où se trouvaient quatre soldats blessés du 71" et

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du 91e de ligne. L'officier fait brutalement arracher ces malheureux de leurs lits et ils sont jetés dans la rue, malgré le drapeau à croix rouge qui protège la maison '.

Versailles (Seine-et-Oise), 3 décembre. — Le lendemain du combat de Champiçny, les Allemands envahissent brutalement l'ambulance établie par le Hollandais Van der Welde et, malgré ses protestations, jettent les Français sur le plancher et placent dans les lits leurs propres blessés. Expulsé, dépouillé de son bien, il retourna à La Haye.

Lombron (Sarthe), 12 janvier. — Arrivée des Allemands :

80 blesssés français sont dans la maison d'école. Sur l'ordre et sous la surveillance d'un officier, les soldats prennent dans les sacs des blessés ce qui est à leur convenance et emportent les couvertures destinées à les abriter "'.

Byans (Doubs), 28 janvier 1871. — L'artillerie d'une colonne allemande en marche de Dampierre sur Ouingej canonne un train de malades et de blessés arrêté en gare de Byans.

Orléans (Loiret), octobre 1870 à mars 1871. — L'abbé Cochard a relaté 3 les vols commis par les Allemands dans les ambulances privées, les coups donnés aux aumôniers, l'abus relatif aux fourgons remplis d'objets volés.

Quelques jours après le combat d'Orléans, un M, de Parseval, fils d'un émigré français, bavarois et luthérien, inspecteur prussien des ambulances inlernaiionales, s'approprie, malgré les légitimes protestations

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