DIVERS ABUS
Les abus qui ont été reconnus provinrent de l'emploi exagéré, à plus forte raison illicite, déloyal, des signes d'inviolabilité, — drapeau et brassards, — créés par la Convention de Genève placée sous la sauvegarde réelle de la loi et de l'honneur militaire.
En France, dès le début, des abus sérieux eurent lieu, car le brassard fut accordé avec une insouciance regrettable, parfois même prodigué; dans la période active, le concours apporté par la Société internationale de secours aux blessés ne fut nullement compensé par les inconvénients que n'ont pas hésité à reconnaître depuis des directeurs d'ambulances volontaires d'une haute probité scientifique comme, par exemple, le docteur Lucas-Championnière.
Ce fait une fois reconnu, revenons aux Allemands.
Nous avons déjà eu occasion de signaler l'emploi abusif qu'ils firent du drapeau de la Conveution pour des transports de munitions et pour protéger des wagons d'ambulance bondés d'eifets volés, comme à Orléans.
Le i5 décembre 1870, le général Farre, chef d'étatmajor de l'armée du Nord, signala la capture faite au Quesnelde36 infirmiers armés jusqu'aux dentsdemeurés pour soigner 9 malades avec 9 autres infirmiers qui leur furent humainement laissés ^
Les Allemands employèrent à profusion les infirmiers dits internationaux , dont beaucoup ne possédaient pas les connaissances nécessaires pour soigner des blessés; ils n'étaient venus là qu'en amateurs pour