‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 182 sur 257 · I. DÉLEROT (V.), op. cit., a» édition, p. an · texte numérisé non relu

I. DÉLEROT (V.), op. cit., a» édition, p. an

a. Desjardins (Gustave), Tableau..., p. 53.

3. Les travaux publiés sur cette question : en 1871 et 1904, par MM. V. Dauphins, professeur d'allemand, elL.HuMBERT; en 1904, par le lieutenant Ch. Wblter ne sauraient laisser subsister le plus léger doute.

ORLÉANS ET OHLÉaNAIS, BEAUGENCY

Il ne sera question ici que du Loiret puisque, déjà, nous avons relaté des faits concernant les départements du Loir-et-Cher et de l'Eure.

Orléans, pour lequel l'abbé Cochard a fait, de uisu, une relation si intéressante *, fut occupé successive ment, — du ii octobre 1870 au 17 mars 1871, - par les Bavarois et les Prussiens.

Les uns et les autres se conduisirent comme l'avaient fait leurs prédécesseurs de 1810 et les sempiternels tout de suite, tout de suite, réveillèrent les souvenirs des anciens habitants d'Orléans.

Entrés en ville après l'avoir bombardée, après avoir mis le feu à la main à 28 maisons et pillé les faubourgs Bannier et Saint-Jean, les Bavarois se rendirent coupables de vols qui a se comptent par milliers » et de nombreux assassinais -.

Quant au général Von der Thanu,leur chef, il commença par imposer la ville de deux millions, dont i.5oo.ooo fr. en espèces métalliques et 5oo.ooo fr. en réquisitions.

Toutefois, il eut des rapports corrects avec la Municipalité et surtout se montra très déférent, en catholique et en homme bien élevé, vis-à-vis de Mgr Dupanloup.

Il en fut tout autrement avec le prince Frédéric- Charles, qui, dit l'abbé Cochard, « nous traita avec la rapacité, avec la voracité que met le vautour à dépouiller et à manger sa proie, au point qu'il nous fit regretter von der Thann avec ses cupides, sales et insa-

1. G0CHA.RD (abbé), V Invasion prussienne de iSjo : les deux volumes sont à lire avec soin.

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