‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 183 sur 257 · GocuAHU (abbé Th.), op. cit., t. II, p. i5o · texte numérisé non relu

GocuAHU (abbé Th.), op. cit., t. II, p. i5o

tiables Bavarois i ». Lui, prince de sang royal, autorisa le joug' de fer que le IIP corps d'armée fit peser sur les Orléanais; il « prêta l'autorité de son nom princier à ce brigandage administratif, qui provoqua même les iniques mesures dont le seul souvenir soulève encore l'indignation dans toute âme orléanaisel... Tant qu'Orléans sera Orléans, sa mémoire sera bannie, exécrée comme celle d'Attila 2 ».

Sa conduite envers Mgr Dupanloup, auquel il fit connaître qu'il était « prisonnier, non de guerre, mais sur parole », fut indigne ; il autorisa la profanation de plusieurs églises transformées en prison, écuries, lieu de prêches.

Il fit évacuer dans les deux heures la préfecture par M. Pereira, qui expira, le 20 janvier 1871, sous les yeux de deux factionnaires prussiens.

li mania avec art l'amende et la réquisition.

Le 16 décembre, il imposa à la ville une amende de 600.000 fr. pour une tentative d'assassinat dont la fausseté fut prouvée; il s'agissait, en réalité, d'avoir, aux approches de la Noël, l'argent nécessaire pour contenter le désir de ses officiers qui, peu après, lui offrirent une... magnifique pendule 3.

Déjà nous avons dit comment, en 1870-187 1, les Allemands pratiquèrent le respect de la femme ; citons un fait relatif à Orléans.

Le général de Manstein, chef du IX^ corps, se fit servir, rapporte l'abbé Cochard, par des femmes du meilleur monde, les injuriant au besoin. Modelant

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