EXCUSES ALLEMANDES
Les Prussiens, véritables responsables puisque leur roi était le généralissime, ont invoqué trois excuse» principales pour expHquer ce que leur conduite trop souvent infâme eut presque constamment de repréhensible. Legrelle en a fait bonne justice ^.
La guerre, ont-ils dit, ne peut se faire autrement : si, en laissant à la disposition du peuple envahiles moyens licites de défense, en respectant les habitants inofïensifs, en ne recourant point au système à la fois lâche et inique de responsabilité.
Les guerres les plus Jéroces sont les plus courtes: assertion démentie en se contentant d'opposer à la guerre de [870- 1871, qui dura sept mois, celle de 1866, qui, jusqu'à l'armistice de Nikolsbourg, signé le 22 juillet, ne compta pas plus de dix-huit [18] jours.
Les Français ont donné de tous temps de pareils exemples. Cela est faux; mais quand même cela serait vrai, on voudra bien admettre que la civilisation a progressé de i8i5 à 1870.
Ni Waterloo, ni Sedan, ni Metz n'ont encore pu faire oublier aux Prussiens leurs défaites de 1806.
Or, comme on l'a démontré-^, il n'est pas vrai que
1. Principaux auteurs : IVattel, Suisse [i']i^-i']()li); Kliiber, Badois (1762-1836); DurniaUiqai, Suisse (1694-1748); Grotiiis, Hollandais (i 583- 164^'); Moser, Wurtemburgeois (i 701-1780).