LE CHANCELIER BISMARCK ET LA COMTESSE SA P£MME
Déjà, à propos du Régime de terreur, nous avons parlé du chancelier Bismarck et de sa mansuétude. Encore une citation :
... Plus grand sera le nombre des Français maltraités, plus vivement ils désireront la paix, ([uelles (jue soient les conditions. On devrait niellre le feu à tous les villages où il se produit une résistance et en pendre tous les hommes.
Sa femme, réputée bonne mère de famille et chrétienne excellente, croyait nécessaire, bien à tort, de l'exciter, lorsqu'elle lui écrivit :
Je crains que vous ne trouviez pas de Bible en France ; en conséquence, je vous envoie le livre des Psaumes, atin que vous puissiez lire la prophétie contre les Français : a Je vous le dis, les impies seront exterminés ! »
Une pareille insensibilité rappelle la réponse que fit en connaissance de cause au docteur Gharpignon, d'Orléans, un médecin bavarois.
Et pourtant,disait le Français, en parlant des Prussiens, ils ont un cœur comme nous I — Oui, répondit froidement son interlocuteur, «Y*- ont un cœur, mais il ne bat jamais.