Dehais (Charles), op. cit., p. i
quo nos sœurs de charité soig'naient, comme s'il eût été un concitoyen et un frère.
Citons enfin une... plaisanterie à l'allemande qui a'était, en somme, qu'un acte déloyal. Un ser^-ent du 43" de ligne prussien se jette aux pieds de M. Jullien, maire des Andelys, auquel une forte amende venait d'être signifiée; il le supplie delà payer pour éviter le pillage et l'incendie. Le paiement une fois effectué, le commandant de pontonniers dit «...C'était pour rire i. »
Si l'urbanité est unedemi-vertu, citons-lapour constater que, — comme on en a eu déjà le sentiment en Darlant du respect dû à la femme, — beaucoup trop i'officiers allemands, même du plus haut çrade, en 'étaient totalement dépourvus. L'opinion de M"" Le- |uay, de l'Hôtel de France au Mans, est intéressante \ connaître parce que, pendant deux interminables mois, elle put étudier ses pensionnaires allemands.
. Il ne faut pas, je l'ai déjà bien des fois remarqué, se fier à a politesse des officiers ; elle n'existe qu'à la surface. C'est un ?^ernis que l'éducation leur a donné, mais qui ne tient pas, et jui s'en va, dès que la plus petite passion est en jeu. Ainsi, j'ai mtendu une dame dire ceci : « J'ai chez moi deux officiers supéieurs. Eli bien ! je crois que tous les deux s'entendent pour me enir constamment en alerte et me rendre la vie insupportable. Jnjour, l'un d'eux est poli, plein de prévenances, l'autre est cumant de rag'e. Le lendemain, les rôles sont changés ; le paciique est furieux, et le furieux pacifique '.
Il est probable que la jalousie joua un certain rôle lans cette inégalité d'humeur, mais ceci était l'affaire le la dame.
Enfin, il est d'usage de qualifier de demi-vertu la