‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 243 sur 257 · Guers [chanoine], op. C'i., p · texte numérisé non relu

Guers [chanoine], op. C'i., p

LES GEOLES ALLEMANDES 343

Stettin, fut rude pour nos trente mille soldats français confiés à sa garde, mais // se montra impitoi/ablemsnt barbare pour les prisonniers civils amenés en grand nombre de toutes les parties de la France, et spécialement du Loiret.// les condamna aux travaux forcés. Qu'où se figure un bataillon de paysans, la plupart des vieillards, exténués par les épreuves de la guerre, hâves des fatigues extrêmes du voyage, les uns à moitié vêtus, les autres sans souliers, forcés, une masse à la main, dans la boue, la neige, la glace ou sous une pluie battante, de casser des pierres sous les murs de la ville, du matin au soir. C'était leur misérable sort ! Beaucoup y succombèrent, victimes lamentables des plus odieux traitements i...

L'exemple du Loiret nous sera fourni par Bricj-le- Golombier, dont nous avons déjà eu occasion de parler, en nous appuyant sur le témoignag-e de l'instituteur Gustave Fautras.

Le II octobre 1870, une colonne allemande se portant sur les Ormes atteint Bricy.

Pendant que s'opère la perquisition des armes, Gilbert dit Blandin, surpris comme il cachait dans une haie son fusil dont il ne s'était pas servi, est mis à mort. L'absence d'armes une foisconstatée, les Allemands emmènent comme otages un certain nombre d'habitants, dont Fautras, qu'un officiera insulté : il y a parmi eux plusieurs vieillards âg-és de soixante-huit à soixante-douze ans ; les uns sont en blouse ou vêtus d'un simple gilet ; les autres sont chaussés seulement de sabots.

Après le combat des Ormes, la marche sur Orléans est reprise au milieu des insultes et des coups prodigués par les fantassins et les cavaliers qui encombrent la route-.

A Toury, après un jeûne presque complet de cinquantecinq heures, une petite ration de pain est distribuée; elle

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