‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 247 sur 257 · I. Patorni [lieutenanl^ L.), op. cil., p · texte numérisé non relu

I. Patorni [lieutenanl^ L.), op. cil., p

s. BluntschH, règle 716. — lleffli^r [.\. G.], le Droit des gens européan, I 181.

sont arrivés jusqu'à nous les noms des généraux Streit, de Spandau, Pritwitz et Dietl, d'UIm, Michaëlis, d'Erfurth, von Hansteln, de Mag-debourg-, von Vaag" et Diez, de Rastadt. Dans ces différents endroits, le départ des prisonniers ne s'effectua pas sans qu'ils se fissent un devoir de témoigner, d'une façon ou d'une autre, à qui de droit leur gratitude.

L'action de la reine Augusta fut également bienfaisante.

Les prêtres et missionnaires français, dont le zèle charitable s'exerça d'une façon si utile en Allemagne, se sont tous plu à reconnaître les services rendus aux prisonniers, quand son action n'a point été entravée ou empêchée par l'autorité militaire même.

Le plus autorisé d'entre eux, le R. P. Joseph, a écrit : « Le clergé allemand ne s'est pas séparé, dans ces oeuvres de dévouement, de notre clergé national ; il a eu à cœur de prouver au monde que le prêtre, comme la charité dont il est l'apôtre, ne connaît pas de frontières : les inimitiés des nations, les rivalités des partis, les haines implacables des guerres ne trouvent pas de place dans le champ pacifique de son action, et il est fort heureux qu'au sein de nos tourmentes, la Providence nous ait ménagé cet oasis impénétrable aux passions humaines. Le clergé d'Allemagne s'est donc montré dévoué et plein de zèle pour nos cheis prisonniers : nous tenons à le constater et à lui rendre justice*. »

Prêtres et missionnaires français, prêtres allemands reçurent de l'argent, du linge et des vêtements des nombreux comités de secours qui s'étaient organisés en France, en Belgique, en Hollande, en Suisse, en Allemagne aussi.

Malgré la gêne imposée par les circonstances à la majorité des officiei's, beaucoup d'entre eux s'efforcèrent, au milieu de difficultés de toule sorte, d'améliorer le sort de leurs frères d'armes en adoucissant leur misère et en s'opposantà leur dégradation morale. Leur rôle fut très efficace

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