I. R. P. Joseph, op. cit., p
LES GEOLES ALLEMANDES 349
si, comme le dit avec vraisemblance le lieutenant Patorni, <( le mot d'ordre secret de la politique prussienne était la destruction de toute discipliue, aHn de renvoyer l'armée française aussi affaiblie moralement que physique ment ».
La Sœur de charité exerça aussi en Allemag-ne Taction si réconfortante dont elle possède le secret.
L'abbé Landau a fait connaître quelques-uns des bienfaiteurs des prisonniers : « ... M™^ la baronne de Reybeld, d'orig-ine française, femme du maître de poste en retraite, est depuis sept mois, à Landshut, la mère de nos soldats, comme la maréchale de Mac-Mahon à Mayence, M""" de Michaëlis à Erfurt, la comtesse de Zeppelin à Rastadt, la comtesse de Prascha-Stolberg- à Neisse, la baronne von Hanstein à Magdebourg-, la supérieure du Bon Pasteur, la comtesse de Gramont à Munich * ... »
A ces noms, ajoutons ceux de la princesse Clémentine d'Orléans, de la duchesse de Saxe-tiobourg--Gotha, du comte et de la comtesse Praschna, pour Kosel ; de la comtesse Plater, à Posen ; du comte Dziatouski, à Redhen ; de M"« Julie Schill et du banquier Franz-Simon Meyer, pour Rastadt ; de M™» Bontoux, pour l'Est de l'Allemagne ; du baron de Chaulin, pour le Wurtemberg', etc.
Il est pénible d'avoir à constater que, en certains endroits, la charité fut contrariée par les soldats allemands. C'est ce qui arriva notamment, en octobre 1870, à M™e Derintf, femme du premier secrétaire de l'ambassade anglaise, qui était chargée, à Spandau, des intérêts français.
... Moif Dering commençait donc son admirable mission lorsque les soldats prussiens (jui formaient le poste de garde se jetèrent sur elle, lui arrachèrent sa boîte de cigares et l'un d'eux la souffleta l... Toute la presse de Spandau et de Berlin applaudit à l'acte de ce soldat et déclara qu'il avait bien fait 2..,