l'alorni {lieutenant), op. cit., p
3;iO L'INVASION ALLEMANDE EN 1810-1871
On punit pour la forme le soldat et l'incident fut clos. Il n'est pas hors de propos de dire que :
Le gouvernement prussien, après avoir excité sa meute de journaux contre la neutralité bienveillante qu'exerçaient à notre égard la Belgique, le Luxembourg, adressa à ces deux |>elits pays des représentations diplomatiques, aux(juclles nécessairement ils durent se soumettre. Des démarches dans le même sens réussirent également auprès de l'Autriche et de la Suisse i. ..
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Le moment est, il nous semble, venu de conclure.
Lorsque, en 1809, après la campag"ne d'Italie, les prisonniei's autrichiens qui venaient de recouvrer leur liberté eurent atteint le pont de Kehl, ils se retournèrent vers la France pour lui envoyer des baisers d'adieu. C'est que, dans ce pays généreux, on met en pratique l'hommao-e rendu par Napoléon le"" : « Hommag-eau courage malheureux! »
En revanche, que de larmes de rage nous avons vu couler, que de poings fermés se sont levés en signe de menace toutes les fois qu'il a été question devant nous des geôles allemandes de 1 870-1 871 !
Lorsque, le i^f mars 1871, l'instituteur G. Fautras fut sur le point de quitter Stettin, où il venait de séjourner cinq mois, le chef de la compagnie à laquelle il appartenait lui dit :
« De retour en France, vous raconterez certainement de quelle manière vous a traités, vous et tous ces prisonniers civils, l'administration prussienne. Sans doute, vous ne direz pas là-dessus de bonnes choses.
— Telle est, en elïet, mon intention, Monsieur, répondisje. Et, comme vous l'avez pensé, ce que je pourrai dire ne sera sûrement pas à la louange de votre gouvernement.
Il se mordit les lèvres *. «