ScRMONT (Armand), op. cit., p. ii
2. Mahcel, propriétaire à Chassey : lettre adressée au Times.
3. Desbrières (lieiUenant-colonei), la Campagne du général Boiirbaki dans l'Est, p. 246.
4. Charpignon (docteur), Souvenirs de l'occupation d'Orléans par les Allemands en j8jo-i8ji, pp. 20 à 35.
inoffensifs, fut le théâtre de scènes odieuses dont s'est porté garant un témoin diçne de foi, le frère Léontin, de l'Institut des Frères de La Mennais'.
Jean Pressoir, âgé de 89 ans et père d'un enfant, est fusillé sur le seuil de sa porte pour avoir défendu sa femme, qui s'efforçait de protéger son poulailler.
Jean Léger, âgé de 87 ans, père de quatre enfants, fermier du maire de Dampierre, est fusillé
sur le simple soupçon, sans preuves de complicité avec des francs-tireurs. La ferme tout entière de la Borde a été incendiée ; ses quatre chevaux lui ont été pris ; toute ses vaches lui ont été emmenées et celles qui n'ont pas été abattues sur place ont été expédiées pour le ravitaillement de l'armée faisant le siège de Paris.
D'un seul coup, le maire perdit i5.ooo francs.
A Ouzouer-le-Marché, un troisième assassinat fut commis dans des conditions particulièrement odieuses. Noble Charles, âgé de 22 ans et père de deux enfants, ramassait du bois pour sa famille, sans pain et sans feu. Les Hessois s'emparent de lui et, le rendant responsable d'un coup de feu problématique tiré dans les bois qui s'étendent entre Ouzouer et Dampierre, le fusillent séance tenante, sur l'ordre du lieutenant Freimann.
/)at.r(Côte-d"Or), le 21 janvier^. — Pendant que l'on se bat devant Dijon, le 21^ régiment prussien envahit le village de Daix, comptant 25o âmes; les paysans rentraieîttde leurs travaux. Coup sur coup, sans aucun motif, sont assassinés dans la rue les habitants Georcy et Bouhir, âgé de 70 ans. M"»-' Jeanne Jacotot,
t. Frère Léontin, les Prussiens à Dampierre el auœ environs, pp. !iS à 5i. Les Hessois avaient remplacé les Prussiens à Dampierre, le i5 janvier 1871.