POPULATIONS INOFFENSIVES DES CAMPAGNES SURTOUT
Le système de terreur sévit cruellement aussi dans les campagnes, là surtout où les habitations étaient isolées ; le passag'e suivant, qui s'applique à Orléans, concerne toutes les parties du territoire occupé :
. . . Contenus dans notre ville, dit l'abbé Cochard, par le nombre et l'attitude ferme des habitants, et surtout par la crainte des officiers supérieurs, les soldats se dédommagèrent au dehors d'une contrainte qui allait si peu à leur tempérament vorace et à leur humeur besacière. Aussi nos campagnes, réquisitionnées, rançonnées, ravagées offrirent pendant ces jours limage de la désolation sous l'empire d'une terreur dont l'ennemi organisait les excès avec une progression vraiment savante, nos paysans, bien plus que nous, étaient forcés par lui à tous les sacrifices, subissaient toutes les pertes, et avaient à supporter tous les outrages.. . ^.
Qu'il s'ag-it de maraudeurs isolés éiig'eant en menaçant au besoin du sabre ou même en frappant, les déprédations ©ffrirent toutes le même caractère.
Pénétrant dans les groniers, dans les étables, dans les basses-cours, dans les caves ou celliers, découvrant parfois des cachettes, les pillards prenaient à discrétion g'rains, fourrages, bétail, vin, bière ou eau-de-