‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 66 sur 257 · Il est traité in extenso dans l'Appendice · texte numérisé non relu

Il est traité in extenso dans l'Appendice

qu'à la g-are d'embarquement, deux lamentables massacres s'y rattachent : celui de Passavant et celui des prisonniers faits à Soissons ; déjà nous avons relaté le massacre effectué près de Givry-en-Arg-onne.

Tout au moins doit-on rapidement rappeler : que les Mobiles faits prisonniers, le 7 octobre, à Nompatclize furent reçus à Lunéville à coups de poing-, de plats de sabre, parfois piqués avec la pointe des baïonnettes et que, pendant deux jours, les défenseurs de Strasbourg- furent, ainsi que l'a relaté le commandant du Petit-Thouars *, traités de la même façon par leurs conducteurs badois qui eurent la lâcheté de leur dire en les frap j)ant : « Vous n'êtes plus des hommes, c'est à peine si nous vous considérons comme des chiens... »

Déjà nous avons dit comment furent traités par des officiers allemands les otages et prisonniers traversant, ies 22 et 26 novembre, La Ferté-Bernard et Nog-en t-le-Rotrou .

Pleins d'une mordue nobiliaire, les officiers allemands ne pouvaient regarder qu'avec mépris nos soldats prisonniers ; cependant, entre le mépris et la cruauté, il y a de la marge. C'est évidemment à ce sentiment qu'obéit l'officier qui, à Querrieu (Somme), le 2?) décembre, brùla la cervelle à bout portant au chasseur à pied, Seigneurin, qui s'était porté de deux pas en avant de l'alignement pour reprendre sa capote se trouvant à terre avec des fourniments.

N'éludions pas les massacres en masse sans avoir relatél'assassinat d'un des prisonniers de Châteaudun en route pour l'Allemagne, assassinat dont le détail fut donné au maire, M. Lumière, par le maire de

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