‹ Histoire de l'invasion allemande en 1870-1871Chapitre 70 sur 257 · PLACES FORTES, VILLES. BOURGS S'ETANT DEPENDUS · texte numérisé non relu

PLACES FORTES, VILLES. BOURGS S'ETANT DEPENDUS

la guerre elle-même qui est coiilraire à la morale et à riiumauilé. »

Le but évident de la i^uerre est d'imposer sa volonté h son adversaire en brifiant sa résistance ; or, l'histoire, que l'on ne saurait trop consulter, nous apprend (jue, depuis l'illustre V'auban jusqu'à la Restauration, i5 places seulement, sur 222 assiégées, ont résisté au bombardement. Quecegenre d'attaque soit brutal, cela n'estpas douteux, mais il est souverain ; il permet, ce qui mérite considération, de faire une immense économie de sang- humain, de finances et de temps *. La preuve est facile à fournir.

Le blocus peut infliger à l'assiégé de cruelles souffrances puisqu'il est exposé à mourir de faim ; la surprise par ruse ou de vive force ne peut convenir qu'à une petite place ; le siège régulier entraîne une sérieuse perle de temps et cause, à la garnison surtout, de grosses pertes.

En juillet 1870, on était d'autant moins fondé, en France, à nier les elfets puissants et décisifs du bombardement qu'ils avaient été démontrés et préconisés dès 1848 et, la veille même de la g-uerre, en i865 '^, par le général de Blois. Quelques années plus tard, déjà atteint par la limite d'âge, il commanda avec dévouement et autorité l'artillerie de la première armée de la Loire et celle de l'armée de l'Est.

Le particularisme des armes, alors si puissant, contraria l'expansion de la doctrine ■*, mais les Allemands la firent leur, sans adopter, il est vrai,

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