De Bi.ois icapilaiue;, o;;. cit., p
2. De la Forlijicalion en prénence de l'Artillerie nouvelle, i865.
3. Le Gi'nie n'admettait que le siège régulier : voir une lettre adressée, le 2G janvier 1871, par le général Faidherbe lui-inènie à l'Indépendance belge.
Ii4 L'INVASION ALLEMANDE EN 1878-1S71
les considérations humanitaires du général Blois.
La guerre est, disait-il, un état violent, anormal ; elle entraîne une foule de malheurs que celui qui l'entreprend se condanme à produire, dans l'espoir d'en éviter de plus grands, i.a meilleure marche à suivre, la seule digne d'une nation éclairée, consiste à obtenir ce que l'on veut avoir, en faisant le moins de mal possible à soi-même et à son ennemi. Ce principe est le nôtre \.
Les avantages du bombardement étaient si connus des officiers allemands que l'un deux, s'entretenant, après la capitulation de Mézières, avec un capitaine d'artillerie de la Mobile, qui parlait de sièg-e régulier, lui répondit:... «Unsiège TégnWer \ pourq/ioifaireun siège régulier? La raison d'humanité nous le défend; il faut ménager le sang de ses soldats'^. »
Approuvons donc et adoptons le bombardement à la condition expresse de satisfaire aux conditions suivantes :
faire connaître, en accompagnant la sommation, que le bombardement commencera tel jour et à telle heure ;
autoriser la sortie des non-combaîlants, plus spécialement celle des femmes, des vieillards et des enfants, si elle est demandée, quelque retard que cette facilité doive apporter à la capitulation ; s'interdire, d'une façon absolue, le bombardement des établissements hospitaliers et même, — si l'on se targue de civilisation — celui des monuments nationan.x, tels que églises, musées, écoles, indiqués en conformité de la Convention de Genève.
Toute satisfaction possible aura été ainsi aîlribuée à l'Huinanilé au prix d'une perte plus ou moins grande de temps ^.