‹ Histoire de l'Italie 1789-1863Chapitre 16 sur 32 · W PAPE · texte numérisé non relu

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et la religion y étaient plus en hon enr que jamais.

Mais en présence de leur volonté bien déterminée d'être libres, que restait-il donc à faire? Le Pape ne pouvait songer à reconquérir les Romagnes par les armes. Le roi concluait par ces paroles remarquables :

« Il ne m'appartient pas, à moi fils dévoué de Votre Sainteté, de lui indiquer le moyen le plus sùr de rendre le repos à notre patrie et de rétablir sur des fondements solides le prestige de l'autorité du Saint-Siège en Italie. Toutefois je me crois obligé d'exposer et de soumettre à Votre Sainteté une idée dont je suis pleinement convaincu. Cette idée est celle-ci : Si Votre Sainteté, prenant en considération les nécessités du temps, la force croissante du principe des nationalités, l'irrésistible élan qui pousse les peuples de l'Italie à s'unir et à s'organiser conformément aux règles adoptées par tous les peuples civilisés, croyait avoir à réclamer mon franc et loyal concours, il y aurait moyen d'établir, nonseulement dans les Romagnes, mais dans les Marches et dans l'Ombric, un état de choses qui, tout en conservant à l'Eglise son pouvoir suprême et en assurant au Souverain Pontife un poste glorieux à la tète de la nation italienne, ferait participer les populations de ces provinces aux bienfaits qu'un royaume fort et vraiment national assure à la plus grande partie de l'Italie centrale. »

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