QUE S. M. VEUT FAIRE EXÉCUTER A SON OBSERVATOIRE ROYAL
Concernant le Directeur :
« Article I. — Le Directeur général de l'Observatoire Royal aura seul inspection sur les élèves
» Art. H. — Dans l'institution de trois places d'élèves, S. M veut
et entend, i^ que les élèves suivent particulièrement et sans interruption, autant que le tcms le permettra, le cours de toutes les planètes, non seulement dans leurs quadratures et oppositions, mais dans tous les autres points de leurs orbites; qu'ilsobservcnt et tiennent soigneusement registre de toutes les éclipses de soleil, de lune, des satellites de Jupiter, et des occultations d'étoiles par la lune, dont l'usage est si important pour la perfection de la géographie et de la navigation ; 2° qu'il soit tenu registre
des observations journalières du baromètre, du thermomètre en un
mot de tout ce qui peut avoir rapport à la météorologie; 3*" que l'on observe également avec attention la déclinaison, l'inclinaison et les variations diurnes de Taiguille aimantée.
» Le Directeur général remettra chaque année en manuscrit, au Secrétaire d'État au département de Paris, pour être présenté à S. M., un tableau raccourci des principaux résultats de ses observations, dont une copie sera déposée à la Bibliothèque du Roi; mais les journaux originaux desdites observations demeureront toujours dans la Bibliothèque de l'Observatoire.
» Art. III. — Le Directeur général présentera au Secrétaire d'État les
sujets propres à remplir les places d'élèves Aucun des parents du
Directeur ne pourra être choisi pour remplir une place d'élève.
» Art. V. — Il pourra, en cas d'absence ou de maladie, transporter à l'un des astronomes académiciens logés à l'Observatoire son droit d'inspection sur les élèves.
f Art. Vr. — S. M. ayant accordé un fonds annuel de 2400 livres, tant
pour Tentretien des instrumens que pour l'acquisition de nouveaux
instrumens , elle désire que celte somme serve d'encouragement aux
artistes français pour la perfection de leur art, et qu'ils soient préférés aux étrangers, autant que le bien de la chose le permettra.
» Art. VII. — S. M.... veut que le Directeur général rédige et publie, au moins tous les dix ans, sous le titre d'Histoire céleste, les principales observations originales faites à l'Observatoire royal, avec les principaux résultats que l'on peut tirer des dites observations. S. M. donnera les
ordres nécessaires pour que cet ouvrage, revêtu de Tapprobation deTAcadémie Royale des Sciences, soit imprimé à Tlmprimerie royale.
» Art. VIII. — Le Directeur sera garant et responsable de tous les instrumens qui composent la collection de TObservatoire, c'esl à dire qu'il sera obligé d'en tenir un catalogue raisonné, contenant Tétat circonstancié et une courte description de chaque instrument, Tannée de sa construction^ le prix, le nom de Touvrier, et les différents petits changemens qui auront pu y être faits à diverses époques
Concernant les élèves en général,
» Art. IX. — Les élèves seront choisis par le Directeur de l'Observatoire dans la classe des citoyens honnêtes, de famille française, irréprochable et sans tache ; sur la présentation du Directeur, le Secrétaire
d'Etat confirmera par écrit la nomination et le rang de chacun des trois élèves.
» Art. X. — La régularité dans les mœurs et dans la conrluite sera exigée des élèves;
» Art. Xf. — !1 y aura toujours dans les Cabinets d'observation deux élèves ensemble de service
» Art. X!ï. — Les deux, élèves de service dans les Cabinets y arriveront à huit heures du matin en hiver, et à sept en été; la journée ne finira qu'à
trois heures du matin du jour suivant mais passé trois heures du
matin, l'élève de service du jour suivant, qui n'aura pas veillé, en sera chargé. Ces veilles prolongées n'auront lieu que pour les observations particulières
Concernant le premier élève , le deuxième élève . . . .,
le troisième élève, . . ,, la bibliothèque.
» Art. XXIX. — La Bibliothèque ne sera composée que de livres d'astronomie ou d'ouvrages de géométrie appliquée à celte science
» Art. XXXI. — Les astronomes de l'Académie des Sciences auront seuls le droit d'emprunter les livres de la bibliothèque de l'Observatoire
B Art. XXXII. — Les savans, autres que les astronomes de l'Académie, trouveront la bibliothèque ouverte tous les mercredis de chaque semaine.
» Art. XXXIIl. — Le Directeur sera garant et responsable de tous les livres qui composeront la bibliothèque de l'Observatoire, dont il sera tenu un catalogue exact et détaillé... . Le catalogue sera tous les trois ans présenté au Ministre, signé et paraphé de lui en même tems que rarrètc de compte et l'emploi annuel des 600 livres destinés à la bibliothèque.
» Fait et arrêté à Versailles, le 26 Février 1785.
Signé: Louis.
Et plus bas, Signé :
LE BARON DE BrETEUIL.
LA RESTAURATION DE l'oRSERV ATOI RË . 263
M. de Breteiiil avait compris, mieux peut-être que Cassini luimême, quelle doit être la constitution d'un Observatoire. L'ordonnance du 20 février i^85 établit l'autonomie de l'Observatoire royal, qui devient complètement indépendant de l'Académie. Le Directeur a seul inspection sur les élèves; c'est lui qui les choisit, qui les dirige dans leurs travaux et leur trace le plan d'observations et de calculs à exécuter. C'est au roi, par l'intermédiaire du Secrétaire d'État au département de Paris, et non plus à l'Académie, que le Directeur rendra compte annuellement des résultats obtenus. C'est également au ministre que le Directeur rendra compte de sa gestion financière. Cassini avait demandé que ce fût à la Trésorerie de l'Académie, et qu'en général l'Observatoire fût sous l'inspection de l'Académie royale des Sciences. « Remerciezmoi, lui dit le ministre, de vous refuser cet article. Quels obstacles ne rencontreriez-vous point, s'il fallait nommer des commissaires et attendre un rapport sur chaque chose que vous voudriez faire? Jugez-en d'après ce qui a eu lieu j)our votre projet. » {Mémoires pour servir, etc., p. 167, en note.) L'Académie ne conserve que le droit d'entendre et d'approuver, avant l'impression, les Rapports du Directeur, et aussi le droit de loger à l'Observatoire quelques-uns de ses membres : c'était, il faut l'avouer, celui auquel tenaient le plus les Académiciens Astronomes.
Le deuxième et le troisième élève choisis par Cassini furent Pernj de Villeneuve et Ruelle. La place de premier élève était réser\ée à Dom Nouet, entré à l'Observatoire en 1782, et qui se trouvait alors à Saint-Domingue, où il avait été envoyé pour dresser la carte des débouquements de la côte française. La nomination des trois élèves est datée du 1 3 janvier 1786, mais Perny et Ruelle entrèrent en fonctions dès le commencement de 1785.
Cassini avait offert d'abord la place de premier élève à un sieur Lévèque, ancien notaire à Bretcuil, près de Verneuil-en-Perche, connu par ses travaux d'astronomie, mais qui refusa de troquer une position assurée contre une place qui pourrait ne pas lui convenir. Est-ce le même que Pierre Lévêque, qui était professeur d'hydrographie à Nantes, qui est noté par les biographes comme ayant habité Breteuil et qui devint examinateur de la marine en 1786, puis examinateur à l'Ecole Polytechnique en 1797 et membre
de l'Institut en i8oï ? Delanibre a consacré à ce dernier une notice dans les Mémoires de l'Académie de 1816.
Jeaurat avait recommandé comme élève Lémerj (Louis-Robert- Joseph-Cornelier), qui travaillait à la Connaissance des Temps; il était né en 1728 et avait été assistant de Lalande; mais Lémerj exigeait « qu'on lui donnât une position honnête, car il redoutait l'esclavage et la déjjendance si elle était par trop rigoureuse ».
Nouet, religieux de l'ordre de Cîteaux, était profès de Tabbaje de l'Isle-en-Barrois, qui dépendait de la célèbre abbaje de Morimont, près de Langres. Il étudiait depuis i^S-a à l'Observatoire, où ses supérieurs l'avaient envoyé, dans l'intention d'en faire plus lard un professeur de sciences dans le pensionnat qu'ils avaient établi à Morimont en faveur des enfants de la noblesse pauvre. Nommé premier élève le 1 3 janvier 1786, il recevait le i3 juin de la même année le titre de chapelain de l'Observatoire {voir Chapitre VI, p. 72). En outre de ses appointements de premier élève, yoo livres, il recevait 200 livres comme chapelain, et l'abbaye de Morimont, à la prière de Cassini, lui faisait une pension de 600 livres; les Archives de l'Observatoire (D.5.4o) contiennent une longue correspondance à son sujet entre Cassini et l'abbé de Morimont.
Perny de Villeneuve avait été recommandé par Jeaurat; il était fils du sieur de Villeneuve, ancien enseigne de \ aisseau et commandant ci-devant l'artillerie attachée au corps des volontaires de Monsieur, frère du Roi, et celle des volontaires d'Enghuien (Arch, de l'Observatoire, D.5.38).
Quant à Ruelle, c'était un déserteur d'un régiment de dragons qui, poursuivi pour être traduit en conseil de guerre et jugé, était venu se réfugier dans l'Observatoire où demeurait, comme artiste, un de ses parents, horloger. C'était sans doute l'horloger Boucher que Jeaurat avait logé dans une partie de son appartement (*).
(') L'abbé Devic, à qui j'emprunte une partie de ces détails, a donné, dans V Histoire de la vie et des travaux de Cassini IV (un Vol. in-S**, Clerinont; i85i), des notices très complètes sur les trois élèves de Cassini; j'y renverrai le lecteur qui serait curieux de détails sur la vie et le caractère de ces peu intéressants personnages. Mais Devic commet une erreur en attribuant à Cassini un quatrième élève, dont il ne fait connaître le nom que par son initiale, de V***. Cassini n'eut que trois élèves, et cette initiale désigne certainement de Ville- ■euve, qui était le nom nobiliaire de Perny.
LA RESTAURATION DE LOBSERV ATOI RE. a65
Ces élèves devaient être logés à l'Observatoire ; mais il n'y avait pas à ce moment de logement disponible à Fintérieur du grand bâtiment : le rez-de-chaussée sur la cour était occupé par Le Gentil et par le troisième portier {voir Chap. III, p. 4o, et Chap. IV, p. 47)- Cassini IV et sa mère habitaient le premier étage. Au deuxième étaient, d'un côté, Jeaurat et Thorloger Boucher, et, de l'autre, le dépôt de la Carte de France et l'appartement de Capitaine ( ' ). Dans la cour, la maison de Maraldi était habitée par Méchain. Force fut donc de trouver les chambres des élèves dans les deux maisons que Fentrepreneur Michaut avait fait construire {voir Chap. IV, p. 48), de les meubler et d'en payfer le loyer au propriétaire. Cassini fut autorisé à prélever la somme nécessaire à leur logement sur les fonds destinés à la construction des nouveaux instruments. Nouel et Perny occupèrent la petite maison attenante à celle de Maraldi ; Ruelle fut logé auprès du portier de la rue d'Enfer.
Les observations régulières commencèrent, le i*' janvier 1780, dans les nouveaux cabinets qui avaient été reconstruits en 1777 et 1781 {voir Chap. XIV). Elles furent faites avec les instruments que nous connaissons déjà. Les passages au méridien étaient observés à la lunette de Charité et à la pendule de Ferdinand Berthoud, réparée par Le Roy après qu'elle fut revenue de Californie. En 1788, le Directeur la remplaça par une nouvelle pendule de Ferdinand Berthoud, du prix de i 240 livres {Compte des dépenses Ae 1789). Les hauteurs méridiennes étaient déterminées avec le quart de cercle mobile de 6 pieds, réglé à l'aide du poteau de Gentilly.
Pour les observations météorologiques, Cassini et ses élèves se servaient d'un baromètre à niveau constant (*), construit par
(*) A cette même époque Wallot/qui avait accompagné Cassini dans son voyage en Amérique pour l'essai des montres marines de Leroy, et qui observait souvent avec lui à l'Observatoire, était logé dans cet établissement. Nos Archives possèdent une lettre de cet astronome, datée du 13 mars 1786, par laquelle il s'excuse de n'avoir pas encore quitté l'Observatoire, comme il l'avait promis à Cassini. Une maladie assez grave l'avait retenu pendant plus d'un mois.
(^) Voici ce que dit Cassini de ce baromètre, dans V Extrait des Observations faites à l'Observatoire de Paris en l'année 1785 {Méni, de l'Acad, pour 1784, p. G33) : tt Par le moyen d'une petite cuvette que l'on plonge à chaque observa-
Mégnié sous la direction de Lavoisier, et d'un thermomètre de Mossj gradué sur glace par Richer. Enfin ils observaient régulièrement la déclinaison magnétique avec une boussole de Cassini dont Taiguille avait 9 pouces de long, et les variations de la déclinaison à l'aide d'une aiguille suspendue à des fils de soie, suivant la méthode de Coulomb (* ).
Ces observations météorologiques de^inreIlt, par la suite, une source de revenus pour les élèves. L'abbé de Fontenaj écrivait le 2 mai 1^88 à Cassini que « le propriétaire du Journal général de France acceptait volontiers la proposition de donner 200 livres par an pour les observations météorologiques et autres que M*" le comte de Cassini veut bien faire donner par ses élèves. Il lui sera bien obligé de lui envoyer le plus tôt qu'il pourra les tableaux de celles du mois d'avril dernier ; il aura l'honneur d'aller voir M*" de Cassini et de lui demander les époques qu'il fixera pour remettre l'argent à ses élèves )). (Arch. de l^ Observatoire, D. 5. 38.) Nous verrons plus tard ses élèves accuser Cassini de s'approprier leurs observations.
La première année était à peine révolue que, au mois de mai i ^8(5, Cassini présentait au roi, pour premiers fruits de ses travaux et de ceux de ses élèves, la collection en quatre-vingts pages in-folio de leurs observations originales faites en 178.), et, de plus, un extrait particulier contenant la réduction et le calcul de chacune de ces observations et leurs résultats comparés aux Tables (^). Pour la première fois, l'Observatoire de Paris avait produit ce qui doit être le travail d'un grand observatoire. Le ministre soumit le Mémoire de Cassini à l'Académie, qui le renvoya à l'examen de
lion dans le mercure, el qui se remplit également, on obtient toujours un niveau constant; ce baromètre mesure jusqu'au centième de ligne les variations de hauteur du mercure. C*est à M' Lavoisier que nous sommes redevables de cet instrument. » La description n'en est peut-être pas suffisante.
(') Extrait des Observations astronomiques et physiques faites à l'Observatoire royal en l'année 1785, M' le comte de Cassini, directeur; MM. de Villeneuve et Ruelle, élèves. {Mémoires de l'Académie, 178}, p. 63i.)
(^) On voit, dans les Comptes de dépenses de Cassini, c\w^i\ employait parfois des personnes étrangères à la suppléance des élèves et à la vérification des calculs. Les Comptes At 1787 et 178S mentionnent des sommes de 162 livres et 216 livres, celui de 1789, 54 livres remises à Tabbé Marion pour travaux de calcul.
LA RESTAURATION DE l'OBSERVATOI RE. 267
Lalande et de MessJer; ceux-ci présentèrent leur rapport le 29 mars 1786. En voici les conclusions :
« I/Académie ne peut voir sans une extrême satisfaction un travail aussi complet et aussi utile, qui lui fera honneur en en faisant et à la France et au Ministre qui nous procure cet avantage sollicité depuis longtems par ceux qui aiment l'astronomie. \r Cassini ne désire plus que de faire jouir les savans de ce long et pénible travail. Il serait à souhaiter sans doute que V Histoire céleste fût imprimée en entier; mais du moins en attendant, nous croyons que TAcadémie, en faisant insérer Vextrait dans le volume de ses Mémoires, où il occupera environ trente pages, peut demander qu'il en soit tiré dés à présent cen^ exemplaires séparés, pour être envoyés aux astronomes de toute l'Europe (*), aûn qu'on jouisse plus promptement de ces observations et qu'elles deviennent par ce moyen plus utiles au progrés de l'Astronomie. »
M. le baron de Breteuil, à qui Cassini porta ce nouveau rapport de l'Académie, en fut très satisfait :
« Je m'étais bien douté, lui dit-il, que l'Académie me saurait un jour gré de n'avoir pas suivi son premier avis. Pour mieux seconder ses nouvelles et bonnes dispositions, je vais donner des ordres au Directeur de l'Imprimerie royale (M*" Duperron) pour que votre Extrait annuel soit imprimé aussitôt que vous en présenterez le manuscrit, et que les cent exemplaires soient tirés sur le champ, afin que les savans en jouissent plus tôt, sans attendre la publication des Mémoires de U Académie, qui n'éprouve souvent que trop de retard. » (Mém^oires pour servir,,,, p. i3. Arc/i, de l'Observatoire, D.5.4o. Lettres de M^ de Breteuil.)
Les observations continuèrent à être faites régulièrement et chaque année, jusqu'en 1791, l'extrait en a été publié dans les Mémoires de l^ Académie, Celui de 1792 n'a jamais paru. Malheureusement aussi, les tableaux complets des observations sont restés inédits, et l'Astronomie ne peut tirer un grand profit des extraits. 11 en fut de même d'un travail immense que Cassini avait annoncé à l'Académie et commencé depuis i774' C'était V Histoire céleste de l^ Observatoire depuis sa fondation,
« Cette Histoire céleste, disait Cassini dans son Mémoire présenté à
(') Dans les manuscrits de Cassini IV {Arch. de l'Observatoire, D.5.33) se trouve la Liste des Savants et des lieux à qui doit être envoyé l'Extrait des Observations faites à l' Observatoire royal. Celte liste est intéressante en ce
rAcadémie le i4 mai 1774» comprendra cent années d'observations, à compter depuis le i4 septembre 1671, jour auquel TObservatoire Royal se trouvant achevé, J.-D. Gassini vint s'y établir et commença à y observer. Dans la première partie seront comprises les soixante premières années, depuis 1671 jusqu'en 1781 , et l'intervalle depuis 1732 jusqu'à nos jours remplira la seconde partie. Voici la raison de cette division : ce ne fut qu'en 1733 que l'on commença à observer au mural de 6 pieds de rayon placé dans les cabinets adjacents à l'Observatoire; on n'a pas cessé depuis ce tems là de faire usage de cet instrument. La seconde partie de mon Histoire céleste comprendra donc une suite non interrompue d'observations faites à ce mural pendant quarante ans. »
qu'elle donne un tableau très complet des savants qui s'occupaient à cette époque d'Astronomie, en Europe et en Amérique. Elle n'est pas datée, mais certains noms qui sont rayés sont ceux d'astronomes morts en 1793, comme Legentil, le P. Hell, l'abbé Bertrand; c'est donc la liste préparée pour les envois de 1793.