‹ Histoire de l'Observatoire de Paris de sa fondation à 1793Chapitre 29 sur 61 · PAR CASSINI IV · texte numérisé non relu

PAR CASSINI IV

Établissement d'un nouveau régime en 1785. — Création de trois places d'Élèves. — La Bibliothèque.

L'histoire de la restauration de l'Observatoire par Cassini IV a été écrite par lui-même et forme la partie la plus intéressante pour nous du volume qu'il a publié en 1810 sous le titre : Mémoires pour servir à P histoire des Sciences et à celle de l* Observatoire royal de Paris (un vol. in-4, à Paris, chez Bleuet, successeur de Jombert fils aîné, libraire, rue de Thionville, n" 18). Il a joint à son récit la plupart des documents officiels, projets, rapports, arrêtés royaux, nécessaires à la justification de ses dires. Je pourrai donc me borner le plus souvent à l'analjse de ces pièces, et je n'aurai qu'un petit nombre de documents nouveaux à y ajouter.

Le projet de restauration de l'Observatoire comprenait trois parties : établissement d'un nouveau régime par la création de places à^ Elèves observant continûment sous l'autorité du Directeur, achat et entretien de nouveaux instruments, enfin réfection du grand bâtiment de Perrault. Ces diverses parties ne regardaient pas le même ministère; la restauration de l'édifice appartenait à l'Administration des bâtiments du roi, c'était l'objet le plus dispendieux, mais peut-être le moins important aux yeux de Cassini. Les deux autres, qui intéressaient le plus les progrès de l'Astronomie, dépendaient du Ministre de la maison du roi. Cassini

eut l'heureuse fortune de trouver à la tête de ces deux Administrations deux Ministres, ardents amis des sciences, et ses amis, M. le comte d'Angivilleret M. le baron deBreteuil, qui appuyèrent sa demande de tout leur crédit auprès du roi Louis XVI, et en obtinrent la réalisation, a Je ne pourrai jamais, écrit Cassini, assez rendre à leur mémoire l'hommage de ma reconnaissance, ni faire trop connaître ce que je leur dois. )>

Je parlerai successivement de rétablissement du nouveau régime à l'Observatoire, de la construction des nouveaux instruments et enfin de la restauration du bâtiment.

Les propositions de Cassini sont formulées dans un Mémoire présenté au baron de Breteuil, le i3 mai 1784 (*) :

« L'Académie royale des Sciences, et généralement tous ceux qui s'intéressent aux. progrès de l'astronomie, voient depuis long-tems avec peine l'état de dépérissement et d'abandon où se trouve l'Observatoire royal de Paris. Non seulement le bâtiment menace d'une ruine prochaine, mais encore les instrumens, par leur vétusté et les imperfections de leur ancienne construction, ne permettent plus d'apporter dans les observations astronomiques cette délicatesse, celte précision que procurent les instrumens nouveaux si perfectionnés depuis vingt-cinq ans.

» L'Astronomie est la plus dispendieuse de toutes les sciences. C'est elle qui sollicite les plus grands secours du Gouvernement. Il n'y a jamais eu de fonds affectés ni pour la construction des instrumens nécessaires à l'Observatoire, ni même pour l'entretien de ceux qui y existent. Du moment où le Gouvernement a détourné ses yeux de cet Établissement, il a dû nécessairement tomber dans l'état de détresse où nous le voyons aujourd'hui, et où il retombera sans cesse, tant qu'on ne lui accordera que des secours momentanés, tant qu'on n'adoptera pas un plan général d'établissement fîxe, solide et digne d'un des plus beaux monumens du siècle de Louis XIV, digne de la grandeur et de l'utilité de son objet. C'est ce plan dont nous allons tracer l'esquisse.

» Art. I*^ — Construction des trois principaux instrumens.

1° Un quart de cercle mural de 6 à 8 pieds de rayon, suivant la construction anglaise ;

» î>/MJn équatorial de 16 pouces environ de diamètre (diamètre des cercles) ;

» Et 3" Un cercle entier de 3 pieds de diamètre. »

(») Ce Mémoire fut présenté au nom de Cassini de Thury, Directeur actuel, et de son fils, Directeur en survivance. En fait, le premier, malade depuis plusieurs années, ne s'occupait plus de l'Observatoire; il mourut le 4 septembre de celte mùmc année 1784.

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Ce n'était là pour Cassini que les instruments dont l'acquisition était la plus urgente. Dans le Mémoire explicatif qu'il adresse à TAcadémie, il en signale six autres, mais en remarquant qu'il remettait à plus tard à en faire l'acquisition sur le fonds annuel qu'il demande à l'article suivant :

« Art. 2. — Fonds pour l'entretien, les réparations et l'augmentation des instruments.

» Le Directeur demande 2400 livres.

L'article suivant traite le point le plus important du Projet :

a Art. 3. — Fondation de trois places d'Élèves.

u L'Astronomie est une science tellement étendue que les travaux, les veilles et l'activité d'un seul homme ne peuvent absolument en embrasser toutes les branches. Il serait cependant bien utile qu'il y eût à l'Observatoire royal un cours complet et continuel d'observations astronomiques faites tant le jour que la nuit, depuis le commencement jusqu'à la fin de l'année, afin que tous les astronomes, tant régnicoles qu'étrangers, les voyageurs et les navigateurs, pussent trouver dans les registres de l'Observatoire les observations correspondantes aux leurs, et celles même qui leur manqueraient et dont ils pourraient avoir besoin.

» Un plan si vaste de travail ne peut être exécuté que par le concours de plusieurs personnes réunies, travaillant de concert dans le même esprit et suivant les mêmes méthodes. 11 serait donc extrêmement avantageux de fonder à l'Observatoire trois places fixes d'élèves, qui, sous les yeux du directeur, suivissent constamment le cours général des observations et le plan d'études qui leur serait tracé.

» Art. 4- — Formation d'une bibliothèque d'Astronomie.

» Art. 5. — Gestion du revenu annuel affecté à l'établissement. Ce revenu devrait comprendre :

( du i*"" élève 900 livres.

Appointemens J du 2''"* élève 700 —

f du 3''"* élève 600 —

Gratification annuelle ou encouragement 200

Entrelien, réparation et construction d'instrumens.. . 9400 —

Bibliothèque 600 —

Frais de bureau 600 —

Total 6000 livres.

Cassini fait remarquer que son projet ne prévoit pas les appointements du Directeur. Son père, au moment de sa nomination à cette place, jouissait d'une pension de mille écus, récompense de

ses travaux pour la méridienne et pour la Carte de France ; cette pension avait été convertie en appointements de la. place de Directeur, réduits à 2^00 livres.

On peut s'étonner que, dans le revenu annuel qu'il demandait pour l'Observatoire, Cassini n'ait fait figurer aucune somme pour les frais de publication des observations. Il avait cependant signalé lui-même (voir Mémoires pour sentir.,, )^ à plusieurs reprises, le tort considérable qui était résulté, pour l'Observatoire et pour l'Astronomie, de la non-publication des observations faites par ses ancêtres; il avait cherché à y remédier en écrivant V Histoire céleste de l'Obser^^atoire depuis sa fondation. (Voir le Mém. lu par lui à l'Acad. le i4 lï^ai 1774? et reproduit dans les Mém, pour servir.,,, p. i48.) La conséquence de cet inconcevable oubli a été que ses propres observations et celles de ses élèves n'ont été que très incomplètement publiées. Nous \ errons cependant que le baron de Breteuil avait songé à ce point si important.

Le projet élaboré par Cassini fut présenté par lui au baron de Breteuil, qui l'accueillit favorablement, mais voulut avoir l'opinion de l'Académie sur le nouvel établissement.

» La classe entière d'astronomie fut chargée du rapport. La discussion fut longue; plusieurs membres voulaient admettre le projet dans son entier; d'autres, ayant égard à quelques considérations particulières, ne voulaient approuver que certains articles. On crut devoir adjoindre aux premiers commissaires les officiers de l'Académie et tous les membres qui, parmi les associés et dans les autres classes, s'occupaient d'astronomie. Je me doutais de ce qui pouvait porter ombrage; je m'en expliquai vis à vis de la commission, tant verbalement que par écrit; je cherchai tous les moyens de conciliation, et je prouvai tellement la pureté de mes intentions, que les commissaires furent unanimement d'accord de rendre justice à ma manière de penser et d'agir dans cette occasion. Les plus opposés à l'admission totale du projet eurent l'honnêteté de me dire que si je devais être éternellement directeur de l'Observatoire, ils ne feraient aucune difficulté d'adopter toutes les dispositions de mon plan; mais que les restrictions qu'ils demandaient regardaient mes successeurs, dont ils ne pouvaient être aussi sûrs que de moi. Honore autant que flatté de cette explication, je pressai le rapport; il fut fait dans la séance du 4 août 1784. » {Mémoires pour servir. . ., p. 11.)

Dans ce rapport (Ibidem, p. 162) les commissaires, après avoir

approuvé complètement la proposition relative aux instruments à acquérir, écrivent cette phrase :

« Ces instrumens seront d'autant plus utiles à rastronomie que le Directeur de rObservatoire n'est pas le seul qui en fasse usage, et que les membres de TAcadémie ont toujours eu le droit de faire des observations avec ces instrumens destinés par le gouvernement aux progrès de l'astronomie. »

Ils abordent ensuite la question du régime à introduire à l'Observatoire.

« MM" de Cassini demandent un fonds annuel de 2400 livres pour la réparation des instrumens et l'acquisition d'instrumens nouveaux : il est certain que l'établissement de ce fonds sera très utile. C'est même le seul moyen de procurer successivement à l'Observatoire les différentes sortes d'instrumens dont l'astronomie a besoin; d'acquérir les instrumens nouveaux à mesure que l'utilité en sera constatée et de l'empêcher de tomber à cet égard dans l'état où il se trouve aujourd'hui. Mais nous croyons en même temps qu'il serait important que l'emploi de ces fonds fût soumis à l'inspection de l'Académie afin qu'elle pût diriger cet emploi de la manière la plus avantageuse au progrès de l'astronomie. Cette observation est de MM*"' de Cassini même qui ont cru devoir faire cetle demande au Ministre.

x> MM" de Cassini proposent ensuite d'établir trois places d'élèves à l'Observatoire, dont la fonction serait de faire constamment les observations astronomiques journalières et de les calculer. Nous devons à MM^* de Cassini de dire qu'ils ont cherché les moyens qui leur ont paru les plus propres à faire dépendre les élèves de l'Académie, autant que du Directeur de l'Observatoire. Cependant, nous avons pensé que ces élèves, par la nature de leur place, seraient nécessairement dans la dépendance du directeur de l'établissement auquel ils seraient attachés et qu'il pourrait en résulter des inconvénients qui détruiraient tout l'avantage de cette institution et pourraient même la rendre nuisible à plusieurs égards. D'ailleurs, les membres de l'Académie, attachés à l'Observatoire, ou qui y occupent des logemens, suffisent pour répondre que les observations n'y seront négligées dans aucun tems. Nous avons donc pensé que l'Académie ne devait pas adopter cette partie du Mémoire deMM'''de Cassini, quoique la forme sous laquelle ils ont proposé cet établissement, nous ait paru une preuve de plus de leur zèle pour le progrès des sciences et de leur dévouement pour l'Académie.

» Quant aux autres demandes de MM^^ de Cassini, nous avons jugé que l'établissement d'une bibliothèque astronomique à l'Observatoire et d'an Cabinet d'instrumens ou des modèles d'instrumens, n'avaient pas une utilité assez sensible pour que l'Académie pût désirer de voir le Gouvernement y consacrer une partie des fonds qu'il destine à l'encouragement des sciences.

» Enfin, MM^' de Cassinî parlent des réparations nécessaires au bâtiment de l'Observatoire : ce dernier objet est étranger à l'Académie; mais elle ne peut s'empêcher de voir avec peine la dégradation d'un monument qui fait honneur à la magnificence de Louis XIV, et à son amour pour les sciences. Il est d'ailleurs important pour les progrés de l'astronomie que les logemens occupés à l'Observatoire par les astronomes académiciens soient réparés, et qu'ils puissent continuer d'y faire des observations avec des instrumens attachés à l'établissement. »

Ce rapport était signé de : Bossu t, Le Monnier, de Fouchy, Tillet, Pingre, le marquis de Chabert, Méchain, Baillj, Bory, Jeaural, le chevalier de Borda, et le marquis de Condorcel, rapporteur. {Procès-verbaux des séances de V Académie,)

Plusieurs des commissaires ne le signèrent point, étant d'avis d'approuver en entier le projet; la création de trois places d'élè\es leur paraissait un des objets les plus utiles à TAstronomie. Parmi les partisans de son projet, Cassini ne cite queLalande. Mais, dans la liste des signatures, nous ne trouvons ni Legentil, ni Messier, ni Rochon, ni Laplace, qui durent faire cependant partie de la commission.

Malgré les éloges décernés à Cassini par les commissaires, le rapport était en réalité nettement défavorable au projet. La rédaction laisse percer partout la préoccupation de ramener l'Observatoire sous la dépendance de l'Académie et de réduire à rien les droits du Directeur. La Commission lui refuse le libre maniement du fonds de 2400 livres; elle lui refuse l'établissement de trois places d'élèves et celui d'une bibliothèque. Si elle consent à l'acquisition des instruments, à la restauration de l'Observatoire, c'est uniquement pour que les astronomes académiciens continuent à y être logés et à pouvoir faire usage des instruments. Fort heureusement,

« La tournure et les expressions même du rapport donnèrent lieu au ministre de penser qu'on avait jugé plutôt d'après les intérêts de l'Académie que d'après l'intérêt des sciences. C'est même ce qui l'engagea à mettre l'établissement tout à fait hors de la dépendance de l'Académie. » {Manuscrits de Cassini IV, Archives de l'Observatoire, D. 5.37.)

M. de Breteuil fît en conséquence agréer par Louis XVI la nouvelle organisation de l'Observatoire que proposait Cassini. Ce coup d'Etat, s'il fut approuvé par quelques-uns, ne pouvait plaire

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à tous et parliculièrement aux membres de la commission, signataires du rapport dont le ministre faisait si bon marché. Ce fut i.\ à n'en pas douter, l'origine des tracasseries de tout genre que rencontra plus lard Cassini, et des diatribes contre le Directeur de l'Observatoire et ses ancêtres. On ne peut s'empêcher de rapprocher cette période de la vie de Cassini de la phase correspondante de celle de Le Verrier, et de voir les mêmes causes engendrer les mêmes effets. Tous deux furent appelés par le Gouvernement à relever l'Observatoire de l'état de dépérissement où l'avait laissé tomber le Corps savant sous la dépendance duquel il s'était trouvé. Tous deux furent en butte à la rancune et aux calomnies de ceux qui avaient été dépossédés de la direction de l'établissement. Mais, plus malheureux que Le Verrier, Cassini eut à peine le temps de jouir des fruits du nouveau régime sous lequel avait été placé rObservatoire. Moins de dix ans après l'inauguration de ce régime, la tourmente révolutionnaire détruisait son œuvre et mettait sa \ie en péril. Puis, lorsque le calme fut revenu, alors qu'il pouvait espérer que justice lui serait rendue, les sourdes inimitiés qu'avait suscitées sa réforme de 1784 se réveillèrent et Texclurent à jamais de cet Observatoire qu'il avait si habilement et si courageusement relevé de ses ruines.

L'ordonnance royale qui établissait le nouveau régime de l'Observatoire est datée du 26 février 1 ^85 .

Le baron de Brcteuîl en accompagne l'envoi de. la lettre suivante :

ff J'ai mis Monsieur, sous les yeux du Roi tous les détails relatifs à rObservatoire, et je lui ai rendu compte de ce qu'après y avoir mûrement réfléchi, j'ai cru le plus convenable de faire pour tirer cet établissement de l'espèce de langueur dans lequel il est tombé, et lui rendre toute l'utilité dont il est susceptible. S. M. a approuvé d'abord la construction des trois instrumens qui manquent principalement, savoir :

» Un grand quart de cercle mural de 6 à 8 pieds de rayon, suivant la construction anglaise; un équatorial de 16 pouces de diamètre; et un cercle entier de 3 pieds de diamètre.

» Vous pouvez, Monsieur, prendre dès à présent les arrangemens et faire tes marchés relatifs à cette construction. Je rendrai, lorsque vous me le proposerez, les ordonnances nécessaires pour le payement qui, suivant ce qui a été réglé par S. M., se fera à trois époques différentes, par tiers,

dont un d'avance en commençant l'ouvrage, un autre vers le milieu, et le troisième lorsque l'ouvrage sera fait et accepté. Vous m'avez marqué^ le 17 de ce mois, que vous désiriez de ne vous point mêler de la gestion particulière des deniers affectés à la construction des nouveaux instrumens; il n'y a cependant que vous, Monsieur, qui puissiez en être chargé; vous n'en aurez de compte à rendre qu'à moi, et je ne présume pas que ce compte puisse présenter rien d'embarrassant ni de pénible.

9 En deuxième lieu, le Roi a approuvé qu'à l'avenir, à compter du i" Janvier prochain, il soit affecté à l'Observatoire une somme annuelle de 6000 liv., donta4oo liv. tant pour l'entretien des instrumens et les réparations ou améliorations que l'usage et l'expérience pourront indiquer d'y faire, que pour l'acquisition des nouvelles inventions qui seront connues propres à l'étude de l'astronomie. Deux mille quatre cents livres pour trois élèves, qui sous vos yeux et votre inspection suivront constamment le cours général des observations, en tiendront registre, et partageront entre eux les veilles, de manière qu'à tous les instans, soit du jour, soit de la nuit, il y ait à l'Observatoire un observateur prêt à faire les observations de toute espèce qui se présenteront. L'intention de S. M. est qu'il soit donné 900 liv. au premier de ces élèves, 700 liv. au second, et 600 au troisième, et qi/il soit réservé une somme de 200 liv. à donner annuellement en gratification à celui qui aura le mieux travaillé ou qui aura fait quelque découverte dans le ciel. Je ne puis mieux faire que de m'en rapporter à vous pour le choix de ces élèves; je désire cependant qu'à mesure que vous trouverez des sujets propres à le devenir, vous me les présentiez et que vous ne les employiez définitivement que lorsque je leur aurai donné mon agrément par écrit.

» Six cents livres pour former peu à peu une collection complète de livres d'astronomie, de sorte qu'il y ait à l'Observatoire une bibliothèque en ce genre, où les savans puissent trouver tout ce qui y a rapport. Lorsque cette bibliothèque sera formée, si l'acquisition des ouvrages qui paraissent chaque année n'absorbe pas le fonds de 600 livres, vous pourrez vous faire autoriser à employer l'excédent à l'impression du Recueil des observations de l'Observatoire.

» Six cents livres enfin pour frais de bureau, bois, lumières et autres menues dépenses de l'Observatoire. Les ordonnances pour le paiement de cette somme de 6000 livres seront expédiées en votre nom comme directeur, et l'intention du Roi est que ce soit à moi que vous en rendiez compte à la fin de chaque année. Je conçois qu'il y aura quelque différence d'une année à l'autre sur l'emploi des 2400 livres pour l'entretien des instrumens, et des 600 livres pour la bibliothèque; mais cette variation sera indifférente quant aux comptes qui doivent toujours contenir ce qui aura été réellement reçu et dépensé; sauf à rapporter^ d'un compte à l'autre, l'excédent de recette ou de dépense, lorsque l'un ou l'autre existera.

» Il me reste, Monsieur, à vous assurer que j'ai été très-aise de concourir à déterminer l'agrément du Roi pour les différens objets dont je viens de

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VOUS parler. J'ai fort assuré S. M. qu'elle pouvait compter sur votre zèle et votre exactitude, et elle ne doute point que vous n'employiez tous vos soins pour seconder ses vues à rendre à l'Observatoire son ancien lustre. » Je suis très parfaitement, etc. »

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