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Histoire de l'Opéra-Comique: La seconde Salle Favart--1840-[1887]

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Vni PRÉFACE

çelui-cî. Cette faveur pour la musique ancienne se traduisit donc p^r une sorte de réaction dans les goûts du public etcela par deux fois, peu de temps après l'ouverture du nouveau théâtre et quelque vingt ans plus tard. Des partitions de Pergolèse. Duni, Monsigny, Grétry, Dalayrac, Cherubini, furent alors exhumées avec respect ; on les remit à l'étude, et des maîtres comme Auber, Adam, Gevaërt, tentèrent, en refondant l'orchestration, de leur donner une parure nouvelle.

Puis, dans cette même salle Favart, une autre forme apparut, moins simple, plus riche d'action dramatique, plus chargée d'instrumentation, plus conforme aux exigences de la polyphonie moderne. Le Songe dune nuit d'été, l'Étoile du Nord^ le Pardon de Ploèrmel^ Mignon^ Carmen^ Manon^ marquent les étapes de cet acheminement vers le drame lyrique. Toutes ces œuvres ne sont-elles pas devenues, au prix de quelques modifications, des opéras, et n'est-ce pas sous ce nom qu'elles se jouent à l'étranger?

Enfin, les incendies de la Commune ont, à leur tour,* exercé une action sur les destinées de cette scène. Les pièces, dites de « demi-caractère » et représentées, avec succès au Théâtre-Lyrique, ont, après sa disparition, reflué vers TOpéra-Comique et grossi peu à peu son répertoire. Dans ce nouveau milieu les Noces de Figaro^ la Flûte enchantée^ Roméo et Juliette^ Mireille^ la Traviata, la Statue^ s sont fait applaudir, et ont disposé favorablemer directeurs et public à Tégard d'œuvres nouvelI<

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