‹ Histoire de l'Ordre Hospitalier du Saint-EspritChapitre 3 sur 125 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Cest pourquoi nous avons fait précéder notre travail d'un aperçu des œuvres de la charité avant le XIII® siècle. On y verra que, dans l'Eglise, les institutions se tiennent et s'enchaînent avec la plus harmonieuse continuité. Cette vue d'ensemble aura l'avantage, croyons-nous, de donner au lecteur une juste idée de ce que fut la charité dans l'Eglise, depuis son origine jusqu'à notre époque.

Entrant ensuite spécialement dans notre sujet, nous consacrons une première partie de l'ouvrage à la vie de Gui de Montpellier et à son œuvre, qui comprend l'établissement de l'Ordre et sa législation. Nous avons cherché à résumer la régie du Saint-Esprit en groupant sous des divisions logiques ses principales observances.

Nous suivons dans la seconde partie, les progrés merveilleux de notre Ordre pendant prés de trois cents ans, puis les vissicitudes de sa lente décadence à partir du XVI® siècle, pour arriver enfin à sa restauration dans les communautés de sœurs, qui ont recueilli en notre siècle son glorieux héritage. Dans la troisième partie, nous avons réuni en des notices succintes, ce que nous savons sur chacun des hôpitaux français ; nous l'avons fait dans le double but de prouver nos assertions sur l'immense développement de l'Ordre au moyen-âge et de donner aux érudits qui s'occuperont de l'histoire de ces hôpitaux des indications utiles. On comprendra aue nous avons dû nous contenter d'une simple liste des maisons étrangères. Un travail plus complet sur ces dernières eût élargi notre cadre outre mesure, et quoique, dans le corps même de l'ouvrage, nous n'ayons pas négligé les pays autres que la Franœ, c'est surtout des hôpitaux français que nous nous sommes occupé. Enfin des Pièœs justificatives, que rous aurions voulu pouvoir multiplier, terminent le volume.

Notre travail doit beaucoup à de nombreux correspondants et à des amis dévoués ; sans leur obligeant concours, il eut été fort imparfait.

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Que tous veuillent bien agréer nos sentiments de vive reconnaissance. Citons en particulier, MM. J. Gauthier, archiviste du Doubs ; Léon Germain, i Nancy ; E. Taillebois et* l'abbé Lauréde, i Dax ; Mgr Barbier de Montault, à Poitiers ; M. Paul Parfouru, archiviste du Gers ; M. l'abbé Paul Bureau, aumônier de l'hôpital de Tonnerre ; M. Estéve, conservateur du Musée archéologique de Nîmes. MM. les archivistes des hôpitaux de San-Spirito, à Rome, de Dijon et de Besançon ont mis la plus grande bienveillance à faciliter nos recherches dans leurs riches dépôts. Nous devons une mention toute spéciale à notre excellent ami, M. l'abbé Favre, qui pendant tout notre travail, nous a prêté un concours aussi bienveillant qu'éclairé. Le lecteur saura gré à notre habile dessinateur, M. Francis Dessauges, d'avoir, par ses nombreux dessins, rendu plus attrayante la description de nos hôpitaux. Enfin les R. M. Supérieures des communautés de Poligny, de Neufchâteau et de Cracovie, voudront bien agréer notre vive gratitude pour les encouragements précieux et les renseignements pleins d'intérêt qu'elles nous ont accordés au cours de notre travail.

Nous serions amplement récompensé, si notre humble essai pouvait attirer sur l'ordre illustre du Saint- Esprit l'attention d'hommes capables de le mettre davantage en lumière et de lui élever un monument plus digne de lui. Puisse du moins notre livre exciter dans Pâme de ceux qui le liront un sentiment de reconnaissance et d'admiration pour ces humbles religieux hosfntaliers qui ont si bien mérité de la chrétienté et de 'humanité entière, Soyons fiers, nous Français, de voir partir de notre pavs la première impulsion de ce beau mouvement de charité, de voir une fois de plus, la France unie à FEglise pour accomplir Tœuvre de Dieu.

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