‹ Histoire de l'Ordre Hospitalier du Saint-EspritChapitre 34 sur 125 · OCCUPATIONS ET EMPLOIS I · texte numérisé non relu

OCCUPATIONS ET EMPLOIS I

l'office à la première obligation de l'état monastique, chacun se rend aux occupations fixées par le recteur ou le camérier. Le prieur et les clercs visitent les malades, distribuent à tous des paroles d'encouragement et de résignation, réconcilient par le sacrement de pénitence ceux qui entrent dans Tasile de la charité *, administrent les sacrements aux mourants, donnent Tinstruction religieuse aux enfants et aux pauvres.

Parmi les frères, chacun a son rôle et ses fonctions déterminées ; la volonté des supérieurs est regardée comme celle de Dieu même, et les récompenses éternelles sont la seule ambition et le stimulant du zèle. Les uns préparent la nourriture des pauvres et des malades ; les autres vaquent aux soins domestiques. Tous ceux dont la présence n'est pas indispensable à la maison sont employés à la culture du domaine, dont les produits sont le plus souvent la principale ressource de l'établissement. Lorsque les frères ne peuvent suffire à la tâche, des mercenaires leur sont adjoints.

Le son de la cloche annonce-t-il l'heure du repas des pauvres et malades, tous les frères présents quittent leur travail et les servent comme leurs maîtres *. Ils ne pensent à eux-mêmes que lorsque les malades n'ont plus rien à désirer. Les hôtes de la maison trouvent des frères empressés à leur service. Riches ou pauvres, clercs, moines ou laïques, tous sont traités avec un égal dévouement *.

Les sœurs partagent les travaux et les occupations des frères, sous la direction d'une supérieure ou maîtresse^ ; le

' Régula, c. XIII.

• Ibid.

• IbU., c. XLIV,XLV.

• On trouve dans les hôpitaux importants la mention de la supérieure des religieuses, appelée aussi rectrice ou gouvernante des pauvres. Plusieurs des rectrices de Besançon sont connues : sœur Huguenette, de Baume-les-Dames, en 1^70 ; sœur Clémence, de Marnay (141^-1428) ; sœur Guillemettc, de Gouhcnans, f en 1470. — A. Castan, II, p. 200.

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