‹ Histoire de l'Ordre Hospitalier du Saint-EspritChapitre 6 sur 125 · LISTE DES OUVRAGES CITÉS IX · texte numérisé non relu

LISTE DES OUVRAGES CITÉS IX

nUogique. (Dijon, 1838, iii-4, 22 pi. (Extr. des Mém. de la Comm. des antiq. delaC6te-d'Or).

[PÉMN Dumontet], Idée généraU de Vordre hospitalier du Saini-^ Esprit de Montpellier . Paris, Mesnier, M.DCC.XLIII; in-8* de 56 p,

Pouillédes biens j hôpitaux j maisons et revenus de Vordre régulier du Scdnt'Esprit de MontpelUery divisé en trois classes. Paris^ veuve Lefebvre, in-8*^ s. d. (EkI. du Diplomaia).

Régula Sacri Ordinis Sancti Spiritus in Saxia. Roms, ap. Ant. Blandam, 1564. — Autre éd. Lugduni, ap. Guill. Barbier, MDCXLVII.

Requesle^ Bulles, EdiiSy Consultations des Docteurs etJurisconsuUes. PouiUé des biens et revenus de F ordre du Saint-Esprit de Montpellier ^ présentés au Roy pour le rétablissement dudit Ordre, par les Commandeurs, Religieux et Chanoines hospitaliers du même Ordre. In f-, 1707.

Fr. Petrus Sàulnier. De Capite Sacri ordinis Sancti Sp'uiius Dissertaiio. In qua ortus, progressusque Ordinis totius,ac speciatim Romans Domus amplitudo, prsrogativum J us, et iEconomia disseruntur. Lugduni, ap. GuiU. Barbier. M.DC.XLIX.

[J. A. Tousart]. Diplomaia Pontifida et Regia ordini regulari Sancti Spiritus MonspeUensi concesso, in duos tomos distributa. — Recueil de Lettres Patentes, Edits, déclarations, Arrêts, et autres Pièces conurnanl Vordre régulier et hospitalier du Saint-Esprit de Montpellier. Tome second. — Paris, Vve Jacques Letebvre, M DCC.XXIII, In f> de 171-453 p.

Eric Vennerhaleii . Disurtatio de ordine Spiritus Sancti in Saxia de Urbe. Upsali», 1791, in-8".

Fr. Calmelet. Histoire manuscrite de la Maison magistrale, con* veniuelle et Hospitalière du Saint-Esprit, fondée à Dijon en 1204 par Eudes III du nom, duc de Bourgogne, et sur le point de son extinction par Louis XV Achevée en 1771. — Nombreux dessins. Il

existe plusieurs copies anciennes de ce ms.

Nota. — On trouve, aux Archives Nationales (M .42-4;), un certain nombre de factums imprimés et manuscrits, dont la plupart sont consacrés à la défense de la prétendue Milice hoqntalière du Saint- E^rit. Nous jugeons inutile de les dter ici.

Le lecteur est prié de corriger les fautes dlmpression sairantes : p. 19, I. 9, Use^ 1099 an lien de 1104 ; — p. ?^ 1. 28 : dnuîH ; — p. î7, 1. 29 : cssoMu; — p. 78,1. 29:iioiftiiauiieudeRéiiiis;<->p. J93t h 30 : Crpwii/ra, etc.

LA CHARITÉ DANS L'ÉGLISE AVANT LE Xm* SIÈCLE

E premier auteur et véritable fondateur de tous les établissements charitables, tels que celui dont nous entreprenons de retracer l'histoire , c'est Notre-Seigrneur Jésus-Christ. C'est lui en effet qui a apporté du ciel en terre la charité divine, que l'antiquité païenne n'avait pas connue ; c'est lui qui a donné aux hommes le « précepte nouveau de s'aimer les uns les autres <. » Il s'est identifié en quelque sorte avec les pauvres et les petits, en promettant de considérer comme fait à lui-même ce qui serait fait au plus petit d'entre eux. Il a voulu que les relations sociales fussent désormais basées, non plus sur la force brutale et la soumission servile., maissur l'amour fraternel des hommes entre eux. Et fidèle sur ce point comme en toutes choses, « à pratiquer avant d'enseigner ', n il adonné pendant sa vie mortelle de touchants exemples de charité, d'éclatants témoignages de son amour immense pour les hommes, amour qu'il voulait allumer dans le cosur de ceux qui croiraient en lui.

L'Eglise, qui devait rq>résenter et continuer Jésus-

' MAndatiuB oomm do Tobts; ot diUgêSii ioTioem. Jacum. XIII, ^4. ■ De omnibBS... ^m» ooBpit iev» lioere et dooere. Ad» I. i.

Christ parmi les hommes, n'eut garde d'oublier un de ses enseignements les plus précis, un de ses préceptes les plus exprès. Dès les premiers temps, on reconnaissait les chrétiens à Taffection qui les unissait, et les païens eux-mêmes ne pouvaient se défendre de l'admirer. Les œuvres de miséricorde à l'égard des pauvres, des malades et des affligés étaient dès lors mises au nombre des plus méritoires et des plus conformes à l'esprit de la nouvelle religion. De plus, non contente d'exhorter ses enfants à imiter chacun en particulier, sur ce point, son divin fondateur, l'Eglise voulut organiser l'exercice de la charité. Et c'est là qu'éclate son rôle éminemment bienfaisant. A elle revient l'honneur d'avoir su inspirer d'abord, puis grouper tant de dévouements individuels, et, décuplant leurs forces par l'association, d'en avoir formé des faisceaux qui devinrent de puissantes sociétés charitables.

Elle trouvait d'ailleurs dans sa constitution même et dans la hiérarchie ecclésiastique, le lien nécessaire pour former ces sortes d'associations et maintenir leur unité d'action. Dans les Eglises particulières, qui avaient une vie à elles, la charité privée des fidèles s'organisa naturellement sous la direction de l'évêque et de son collège de prêtres et de clercs. Ces Eglises constituèrent ainsi des sociétés charitables, les seules que l'on connut alors, dont la vitalité puissante suffit à satisfaire les aspirations généreuses des âmes chrétiennes et leurs pieux désirs d'association pour le bien. Par elles la charité revêtit un caractère social et se trouva solidement organisée. La hiérarchie ecclésiastique lui fournit des cadres^ qui lui permirent d'enrégimenter, pour ainsi dire, les dévouements individuels, jusqu'au moment où des ordres religieux spéciaux, mais tirés de cette même hiérarchie, et formés sur son modèle, vinrent décharger en partie les évêques et les clercs des soins de la charité.

« La charité, qui demeure toujours la même en son fond,

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