‹ Histoire de l'Ordre Hospitalier du Saint-EspritChapitre 96 sur 125 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

AIX, Bouches-du-Rhône. — Suivant les Annales de la Sainte Eglise d'Aix^ Thèpîtal du Saint-Esprit de cette ville fut fondé vers l'an 1213. H se déchargea plus tard, lors de la fondation de l'Hôtel-Dieu de St. Jacques, du soin « des enfants trouvés ou bâtards », moyennant une rente de 489 écus. Il est probable néanmoins que Thôpital du Saint-Esprit conserva toujours les orphelins légitimes. Il devint promptement un prieuré conventuel important, dont relevaient Brignoles, Correns, Lambesc, Pertuis, Rians, Rougiers, St. Vallier, et les riches confréries de Gonfaron, (xrambois, Jouques, PeyroUes, Porrion (Visite de 1288). L'état de la maison, pour le spirituel et le temporel, était florissant lors de la visite de, frère Mouette. Elle n'est cependant citée dans les bulles qu'à partir de Grégoire XI, en 1372. Frère Géraud Méchery fut pourvu en 1409 (Diplom., II, p. 215). En 1431, Antoine de Dijon donna à frère Jean Benoit, prieur d'Aix et vicaire général de Guérin Teler, de Montpellier, une bastide importante, dont le revenu montait encore, au XVII* siècle, à 200 livres

* Comme nous ne répéterons pas, dans ces notices succinctes, ce qui a été dit au cours de l'ouvrage, le lecteur voudra bien, pour les compléter, se reporter aux Tables qui terminent le volume.

Afin d'épargner la place, nous avons abrégé les mots qui reviennent le plus souvent, tels que : hôp. pour hôpital, — confr, pour confrérie, — dép. pour dépendant. — (Y.) indique l'Acte de Visite de F. Jean Monette, en n88, et (P.) le Fouillé du Diplomata. .

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<» F»sir% y4rrlE. i2> Ibmu. lit. C. f >ffX- I>CKEI3£B3: Oâxtzssl ea jocduact à thre de hfe a f &ce, de|s«âs 3^1. k^rM;s'to arrêt <le lia Cbambre roraSe (1^74) tm onkimai <res Caire nmse â St Lazare ÇDiphnm,. IL p. 21^^ Eb i;^. U frère Cha&us Toktuxa. proies deTOidrcfiitt msàsUam eo yMStsaiaa -par le Grand CooseO (IKd-, H- 214;. Le reresni de cette matsoo était alors éfaloê à 1200 Uvres. (/oelqoes années aq»rës« elle fnt réunie â Iliâintal général {pouillé*. U. p. 413).

ALBIA. — P Hôpital dépendant de Toolon (V. 12S8 ; Diplom., IL p. 373%

AJIBILLOUf Maine-et-Lcrire. — Maladrerie dépendant d*Angers 'V. i28fl).

AMIENS. — Cette maison ne nous est connue qne par le catalogue de Jfeldnor de la Vallée (Arck. rom.).

ASlASEfAgnane, Aignani), Hérault. — HAp.d^Msn. dant de Montpellier (Pouilli, p. 447 ; Bolle de Grégoire XI (1372).

ANGERS. — Cette ville reçnt, dès le courant du Xiii* siècle, une colonie de lliftpital de Dijon. La maison était déjà florissante en 1288 et dépassait son chef parle nombre de ses filiations. Elle jouissait i ce moment d'une léproserie en dehors des portes de la ville, de lliApital du Lion d'Angers, et des maladreries d'Ambillou, Brissac, Champtocé, Châteauneuf, Saumur, auxquelles vinrent successivement s'adjoindre les hôpitaux de Beaugé, Chemillé, Pontis Londone, Longue, La Magdeleine, Mérannes, Ponts-de-Cé, Les Rosiers, Sablé et Teurdres. Malgré son importance, Angers fut toujoiu^ sous la dépendance de Dijon. L'ordre de St. Lazare en prit possession, en vertu de

' Nous citons id le Poalllé impHniéâ Is tuhe d« Diplamatâr dont avont trouvé les indications généralement exactes.

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l'édit de 1672. Mais le recteur de Dijon, frère Joseph Dupont, ayant prouvé son droit par une suite de titres, par devant l'Intendant, M. de Chauvelin, obtint en 1710 un arrêt qui lui rendit cette maison {Diplotn., II, p. 234), dans laquelle quatre frères donnaient Thospitalité à 250 pauvres {Arch. nat.^ M. 45, S. 4913). Voici les noms de quelques recteurs : Frère François Hudrin, nommé en 1519 {Arch. rom.y lib. E, f* 197) ; — F. Jean Busson, 1538 {Fouillé, p. ^12); — F. Nicolas Philippe, 15/^$ {Arch. rom.j lib. K, f* 143) ; — F. Jean de Petitpas, 1548 (Ibid., lib. 37, ^57).— Bulles, à partir de Gégoire XI (1372) ; Notice au Fouillé, II, p. 412.

ANGrOULÊME. — Selon M. le D'. Grigon, il y avait au moyen-âge trois hôpitaux à Angoulème : Saint-Michel d'Entraigues, hors les murs, Saint-Michel d' Angoulème, dans la ville, et TAumônerie de S. Pierre ou du Chapitre'. Lequel des trois a appartenu à Tordre du Saint-Esprit ? Le premier probablement, car les hôpitaux de l'Ordre étaient le plus souvent situés à l'entrée des villes. Quoiqu'il en soit, la maison d'Angoulème était conventuelle en 1288, et les religieux, d'une conduite exemplaire. Les maisons de Pont et de Olino en dépendaient (V. 1288). La bulle de 1372 la cite. Elle fut réunie à l'hôpital général {Fouillé, p.435.)

ANSOUIS (Ansonis), Vaucluse. — Hôp. dépendant de Steffansfeld en 1288. L'ordre de St. Lazare en a joui {Fouillé, p. 438).

ANTIBES, Alpes Marit. — Hôp. dépendant de Toulon (V. 1285) ; passé à l'ordre de St. Lazare {Fouillé, p. 427).

ARAMON? {De Aragnano, Aragnone, Araignon), Gard, diocèse d'Aix {Fouillé, p. 448). — Prieuré hospitalier dép. de Beaucaire, cité dans la Visite de 1288, la bulle de Grégoire XI et le catalogue de Melchior de la

' Note sur les anciens hôpitaux et les maisons de secours di, la viUt d^Angou* iém» (BuU. de la Soc archéol. de la Charente, 4* série, t. V, 1867).

}42 raunxi ns aormunL

Vallée. Noos en oonnaisscxiis les f ec tenrs suivante : Frère Joseph Hokofiui, nommé en 1502 {Arch. ram.^ B, t^ i), qui passa i Marseille (1515) et résigna en fiiwear de frère Albert de Velleheuve {Ibid., lîb. 28, f 76) ; — F. Jeas- Baptiste Caseluo, en 1548 {Ibid.j lib. M^ f 66).

ARBOIS, Jura. — Gnillanme de la Pierre, d'Arbois, écnyer, donna, le 25 mars 1360, à lliApital de Besan po o , des terres et des maisons à Arbois, poor s*aaaocier an oeuvres de charité de cette maison. Un frère dn Saint* Esprit devait résider dans les nonveanx domaines à perpétuité ; mais ce service cessa vers 1420 (A. Castan, Notice^ II, p. 212). — Deux confréries existaient en outre à Arbois ; Tune, située au faubourg de Changin, possédait une maison et une chapelle, qui fut reb&tie en 1665 ; eOe fut unie à lliApital en 1687. L'autre était érigée dai» Téglise Saint-Just dés avant Tannée 1 303 et fut ^ralement unie i Thôpital, en 1681 {Arch. de Vhôp. iArhoiSj A.

37i38t58)- ARC-EN-BARROIS, Hte Marne. — H6p. dépendant

deSaulx(V.).

ARCS (LES), Var. — Confrérie dépendante de Fréjns. Elle donna une pension de 200 livres à Tordre de St. Lazare, depuis Tédit d'union jusqu'en 1693 (V. — Pouilléj p. 429).

ARINTHOD, Jura. — Cet hôp. était du nombre des cinq fondés par Jean de Chalon-Arlay^ vers Tannée 1301 (Voy. p. 221). Il fut administré dès lors par un recteur relevant de celui de Besançon. Détruit au cours des guerres de Louis XI, il ne paraît pas qu'il ait été rétabli depuis. Ses revenus furent définitivement adjugés à Besançon en 1708 (Rousset, Dict. hist. des communes du Jura, I, 73).

ARLAY, Jura. — Nous avons raconté (p. 222) la fondation de Thôpital d'Arlay. V Histoire du Bourg d*Arlay, par B. Abry d'Arcier, contient (pp. 378-391) une notice assez détaillée de cette maison. Nous nous contenterons de

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renvoyer le lecteur à cet ouvrage et de. dire en quelques mots les destinées de Thôpital. Louis XI Tincendia, dans le siège de 1479; ce fut le commencement des calamités. Deux autres incendies arrivèrent en 1569 et 1595; cette fois il demeura en ruines pendant quarante ans. Frère Jean Marchand travaillait enfin à le rétablir, quand les Français, qui assiégeaient Bletterans, sous les ordres du duc de Longueville, vinrent brûler Arlay et n'épargnèrent pas la maison des pauvres. Ce ne fut qu'en 1731 que le frère Jean Bullet se remit àl'œuvre de restauration, qui finit par lui coûter la vie, comme nous l'avons raconté. — La confrérie remontait à l'origine même de l'établissement, car on trouve des donations depuis l'année 1330. Les seigneurs.de Chalon, de Vienne, de Rufifey, et toute la noblesse d' Arlay en faisaient partie. La fête de la Pentecôte était très solennelle et célèbre dans le pays (Voy. aux Arch. de Besançon^ chap. IfU"* 2, les nombreux documents relatifs à cet hôpital).

ARLES. — Prieuré conventuel, sur lequel les renseignements nous font défaut. Il fut réuni à l'hôpital de la ville (Pouillé, p. 435).

AUBAGNE, B.-du-Rhône. — Hôp. fondé par Marseille (Fabre, Hop. de Marseille^ I, p. 47 ; — Mortreuil,Z'A(J^. du Saint-Esprit de Marseille^ p. 180 et sv.).

AUBRAC (Damnerie d'), Aveyron. — Hôp. cité à tort, croyons-nous, par les documents du XVII* siècle, comme ayant appartenu à l'Ordre.

AUCH. — Il y avait dans cette ville des chapelles et des prébendes appartenant à l'hôp. de Bassoues d'Armagnac (V.) ; nous ignorons si elles ont jamais formé un hôpital complet.

AUDIGNON, Landes. — Une des premières fondations d'Auray, citée dans la bulle d'Honorius III, en 1220, la Visite de 1288 et les actes capitulaires d'Auray, des années 1308, 1312 et 1319 (Diplom.j II, p. 376-379). Le 23 août 1320, frère Pierre Martin, précepteur d'Auray, institua

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frère Paul de KoRTi prêtre et profès de VOrdre^ reètenr de ThAintal d' Aàdignon, vacant par la mort de firère Joseph DE Villeneuve {Ibid.^ p. 271). Un religieux de Besaaçc», Nicolas Pierre, en tut pourvu en 1569 (Arch. rom.y lib. Q, f* 100) ; mais ThApital était ruiné. On lit en effet, clans un acte du temps : « En est c(»nmandear M* Pierre Du* brocai prêtre dud. lieu. L'hôpital de lad. oommasderie a été bruUé. Antoine de S. Genès s'est emparé des fiefk ; M* Armand de Peyseronne s'est emparé de la prairie et d'un taillis, et plusieurs autres du revenu de lad. commanderief les tous de ladite religion, et ledit Dubroca ne leur ose contredire » {Procès verbal de l'état des églises du Diocèse d*Aire, du 5 octobre 1571, Bull. d'Auch, 1. 1, p. 460). Après l'union de l'hôpital à St. Lazare, un chanoine de Bajronne jouit de ses revenus, qui montaient alors k 800 livres environ, et y faisait dire une messe par semaine. Le Procureur général, frère Bullet, y nomma frère De- MANDRE, religieux de Besançon, en vertu de l'arrêt de 1722. La confrérie était alors encore florissante (Donation à Idifrérie^ 18 février 1740, Etude de Mugron (Landes)^ Broca, notaire ; '^Pouilléy p. 421 ; — Fouillé du dioc. d'Aire^ de 1749, par l'abbé Cazauran, p. 50).

AURAY, Morbihan. — La tradition porte que la célèbre maison conventuelle d'Auray fut fondée par les ducs de Bretagne, vers le commencement du XIIP siècle. Le premier document qui la mentionne est la bulle d'Honorius III, du 23 novembre 1220, par laquelle ce pape prit sous la protection de S. Pierre l'hôpital et toutes ses dépendances, au nombre de vingt-quatre, à savoir : L'église paroissiale de S. Gildas et son annexe en dehors des murs, les hôpitaux de Saint-Malo, Pont-Saint-Esprit, Mandet, Saint-Girons, Taberta^ Audiguon, Millau, l'Hospitalet, Bergerac, Libourne, Saint - Jean - d'Angely, Fauvette, Mayenne, Montmorillon, Lectoure, La Plagne, Nantes, Tour-de-Bas, Tonnerre avec sa maladrerie, Coutances et

DE X'ORDRE DU SiUMTrBSPRIT )4$

ses dépendances de Valognes et Saint-Lô (^Diplom.j I« P* i6). Un nombre si considérable de maisons filiales créées en un temps si restreint, est ime preuve de la puissante vitalité de la maison magistrale d'Auray dès son origine • Elle la conserva durant tout le XIII' siècle, à la fin duquel son célèbre recteur, frère Jean Monette, lui donna un nouvel éclat. A sa mort, le total des hôpitaux filiaux d'Auray montait au nombre de cinquante, en y comprenant ceux fondés par plusieurs de ses dépendances. Il avait alors le premier rang en France ; frère Monette y tenait régulièrement les chapitres annuels de sa province. Les actes de ti:ois d'entre eux ont été Conservés ; on y voit que beaucoup de recteurs des maisons françaises y assistaient, outrelessujetsd'Auray(jD//>Z()m.,II,p. 376,377, ^'jq'yPièces justif., n^'IV.). Il présidait encore son chapitre le 19 novembre 1 319, en présence de ses frères y les précepteurs de Marseille, Besançon, Troyes, Dijon, et d'un bon nombre de ses fils ; mais il mourut peu après, car on voit, au mois d'août 1320, frère Pierre Martin faire une nomination en qualité de recteur (Jbid.y p. 271). La prospérité d'Auray dut disparaître sur la fin du XI V^ siècle : dès 1434 en eflFet, on trouve l'hôpital livré à un commandeur séculier et les registres romains n'en font plus mention ; des maîtres étrangers à l'Ordre l'occupaient encore en 1535 et 1572 (JDiplom.y II, p. 5, 265, 27o).LaTerrade et Désescures y nommèrent de leurs sujets (/6i^., p. 266) ; puis l'ordre de. St. Lazare en pourvut M. de Châteaurenaud, lieutenant général des armées navales (1674). Après la désunion, Charles Mignon, clerc tonsuré, l'obtint de Louis XIV, comme un simple bénéfice (1693). Mais frère Michel DE France de Vandeuil, religieux distingué de Dijon, en fut pourvu par l'Ordre et plaida contre le S^ Mignon, sur lequel il l'obtint par arrêt du Grand Conseil, en 171 5 (Ibid.^ P- 253 ; — Pouilléj p. 412). Le revenu était alors de 4.000 livres. Frère Adrien de Biville, commandeur de Dijon, ea

;fS pODiLii DIS Bonrâoz

fit la visite en 1737. Noos avons dit les tentatives de P^iin Dumontet pour le transformer en école militaire. Les bâtiments servent aiqoordliui à on oollëge; on 7 voit encore^ encastré dans on des mais,.an tombean du XV* siède (P. Arthur Martin, Le Pèlerinage de Sainte Anne d'Auraj^ Vannes, 1864).

AURIAC, Hte-Garonne ( Le Fouillé écrit à tort Orillac).— H6p. dépendant de Millau en 1288 (V.). Occapè par St. Lazare, il fut réuni, après Tédit de 1693, à lli^. de Bourg«Saint-Bemard (Pouilli, p. 426).

AURIOL, B.-du-R]i6ne..— HApital dépendant de Steffansfeld en 1288 (V.) ; il n'en restait que la confrérie, lorsque St. Lazare en prit possession {Fouillé, p. 438).

AVIGNON. — Nous avons dit, p. 181, ce qu on sait de cette maison ; elle se trouve citée dans le Catalc^^e de Meldiior de la Vallée {Arch. rom.).

BAGNOLE, Var. — Hôpital et confrérie dépendants de Fréjus (V.), dont s'empara Tordre de St. Lazare ; mais Thôpital fut rendu à la confrérie, par arrêt du 3 août 1693 {Pouillé, p. 439).

BALDIÈRE (?).— Confrérie dépendante de Fréjus (V.).

BARDONNÊCHE, Piémont, autrefois Dauphiné. — Il y avait, dans la vallée de Bardonnèche, plusieurs hôpitaux relevant de Besançon (V.). Après leur occupation par Tordre de St. Lazare, leurs biens furent incorporés à Thôpital de Sézanne (Pouillé, p. 447) .

BARENTON, Manche. — Maladrerie dépend, de Steffansfeld (V.).

BARGARRITO (De) (?). — Hôp. cité dans le Catal. de Melchior de la Vallée [Arch. rom.).

BARGEMONT {De Berjamone), Var. — Hôp. et confrérie, cités dans la bulle de 1372, et dont St. Lazare a joui (Pouillé, p. 439).

BARJAC, Gard. — Hôp. des premiers fondés par Gmi de Montpellier ; il est cité dans la seconde bulle dlnnocent

III, en 1198, et dans celles de 1225, 1291, 1294, 1343, etc.

BARRAN, Gers, {Barrin^ dans la visite de 1288). — Hôp. dépend, de Millau.

BAR-SUR-AUBE, Aube. — Hôp . fondé par celui de Dijon et de sa dépendance. Il est cité dans les bulles de 1256, 1291, 1294, 1343, 1372, etc. D'après un terrier de Dijon (1450), il devait à celui-ci une responsion de 6 fr. Voici les noms de quelques recteurs : Frère Henri, maître et recteur de l'hôpital, concluait, en 1304 , un accord avec le prieur de S. Pierre de Bar-sur- Aube {Arch. nat.^ M. 45). — Frère Pierre Tarlot, nommé en 1585, permuta en 1595 avec le recteur de Dijon, frère Boulachin. — Frère Raillard, 1681. — Frère François Maréchal, nommé en 1693, démissionna en 17 10. — Frère Etienne Barberot^(i7io). — Frère Tous art s'en fit pourvoir en 1725 ; mais le cardinal de Polignac, voyant qu'il s'obstinait à ne point garder la résidence, l'obligea à se démettre en 1739. — Frère Couché lui succéda et mourut peu après ; puis vînt frère PissAUD (1740), auparavant recteur de Fouvent. Tous ces recteurs, à l'exception des deux derniers, avaient été nommés par les commandeurs de Dijon (D. Calmelet, Hist. ms, passim). D'après l'inventaire des archives de Bar-sur-Aube, dressé par D. Maréchal, en 1777, (Coll. Moreau, t. 325), il ne restait plus alors dans l'hôpital que trois religieuses. (^Les archives de B-s-A. avant lySç, par le C** de Barthélémy, Soc. d*agric.^ se. et arts de VAube, 1885, p. 311).

BASSOUES D'ARMAGNAC, Gers. — Maison-mère, dont relevaient les chapelles et prébendes d'Auch, ainsi que les hôpitaux de Biran et Bretagne (V.).

BATZ, Loire-Inf . — L'hôp. du Saint-Esprit du bourg de Bat^ est mentionné dans une visite épiscopale de 1563,- à propos d'une chapellenie qui s'y desservait. La chapelle était petite et surmontée, à la moitié de sa longueur, d'un logement pour les malades, selon l'usage dans les petits

hApitaox de TOrdre. Les chevalien de Se dirent. On en vojrait encore les raines en 1842 (L. Assistance publique dans la Loire Infériamre 1789, diap. VT).

BAUGÉ, M.-et-Loire. — HAp. dépend. d*Angers. {Ardu naU, JL 4j).

BAULAC (Le), Gironde. — Ancien hApital de Tordre de Saint-Jacqnes de rEpée^ qni appartenait à Tordre dn Saint-Esprit en 1305, car an mois de join de cette année* le précepteor de MontpdUer 7 nommait rectenr firëre Bbr.- KARD de Horto Bano^ aliàs de Casanbon, prêtre et prcAs de TOrdre. On connaît d*aatres nominations, en 13^5, 1417, 1470, 1473 (Arch. nat.j S. 4817, 4913). LliAp. est mentionné dans la V. de 1288 et la bnlle de Gr^oire XI. Ses biens forent unis à St. Lazare, puis à lliApital de Basas {Fouillé, p. 435).

BAYONNE. — H6p. dépend. d'Agen (V.). Il était sitné dans le qoartier du Bout-du-Pont ; sa jnremière mention est de 1243. Il se transforma, au bout de trois siècles et grâce à la faveur de Louis XI, en une riche et puissante collégiale. (Balasque et Dulaurens. Etudes hist. sur Bayonne, t. II, p. 180).

BEAUCAIRE, Gard {Bellicardi). — Hôp. du St-Esprit dont dépendaient Aramon et Lescure (V.). Cité dans la bulle de 1372 (Voy. Tabbé Azaîs, La Charité à Nîmes; voy. ce nom).

BEAUNE, Côte-d'Or. — Il y avait à Beaune, au moyen- &gGi quatre hôpitaux, que la fameuse fondation de Nicolas RoUin absorba successivement par la suite. L'hôpital de S. Pierre, destiné aux malades et aux pauvres passants, était situé sur la route de Chalon à Dijon. Dans le courant du XIII* siècle, il fut cédé à Tordre du Saint-Esprit et administré par des religieux sortis de la maison conven* tuelle de Saulx, dont il dépendit dès lors. Il est cité dans la visite de 1.288, et par conséquent le dernier historien de

DE l'ordre DU SAlMT-BSnUT )4$

Beaune, M. Rossignol^ se trompe, lorsqu'il assigne â Tannée 1350 environ le passage de cet hôpital à Tordre du St-Esprit. Antoine de Salins, chanoine de Beaune et recteur du St-£sprit, en reconstruisit les bâtiments. Mais ils furent en partie rasés, pour faire place aux fossés et aux murs de la ville, en 1358, année de la prise d'Auxerre parles Anglais. Ce qui restait en 1443 consistait en une maison, où se trouvait une salle de douze lits et un autel, plus une chamhrette à trois lits, où Ton transportait les moribonds et les femmes en couches ; en outre, deux pièces servaient. Tune de logement au recteur et à trois servantes, Tautre, de cuisine, dans laquelle une vaste cheminée permettait aux pauvres et aux enfants de se chauffer pendant l'hiver. Une écurie pour quatre vaches et quatre porcs, et un jardin, complétaient ce petit établissement. Il subsista, mais en déclinant chaque jour, jusqu'en 161 8, où il fut réuni à THôtel-Dieu. La confrérie lui survécut (Gandelot, Hist. de la ville de Beaune^ 1772, p. 68 ; -— Rossignol, Hist. de Beaune^ 186 ; J. Carlet, ProcèS'^verbal extrait d'un reg. dit de la confrérie du Saint-Esprit..., Soc. d'histoire... de Beaune, 1882, p. 75-81).

BEAUSSET (Le), Var. [De Busseta, Buj^eta). — Hôp. de la dépendance de Toulouse (V.), réuni à St. Lazare, puis rendu aux confrères (Fouillé, p. 440.)

BEAUVAIS. — Hôp. du Saint-Esprit. (Catal. rom.)

BEL- ARBRE. (Bélabre, Indre ?) — Le Fouillé le place dans le diocèse de Coutances. C'était un hôpital dépendant de Saint-Lô {Fouillé, p. 437).

BELIN, Gironde, -i- Hôp. dépend, de Bordeaux, cité dans la Visite de 1288 et la bulle de Grégoire XI (1372).

BELLEGARDE, Gard. — Hôp. uni à St. Lazare, puisj le 15 février 1697, à l'hôpital de Saragnac {Fouillé, p«

439)- BERGERAC. — Hôp. conventuel de la dépendance

dlAuray. Il existait dès Tannée 1220, car il. est oompris

}50 POUILLÉ DB^HOPinilX

dans la bulle d'Honorins III, en favenr d^Amj. Les- maisons de' Thésiers et de Ponte Banone en dépesdaient* Après sa désttnicm de St. Lazare, le curé de . Bergerac s'en fit potmroir ; il. fit enfin retour à l*HâtelrDiea: {Pouilléj p; 421 ; «• Pergot, . Les origines chrétiennes des hâp. du Pirigord : IV, hôp. de Bergerac).

BESANÇON, Donbs. — Nous avons rapporté la fondation de ce. célèbre hôpital (Voy. p. 173 et aussi la TaUe). Il nous suffira de donner ici la liste des recteurs, en^ ren-voyant pour de plus grands détails à la- Notice de M.. A. Castan. — I. Frère Benoit, vivait en 1 243; — II. F. Pierre DE LiESLE, -f 1292. — III. F. Etienne de Malans, +- 1306.. — IV. F. Pierre de Lyon, + 1350. — V. F. Bar-

THÉLEBCY BOCHET DE SaINT-OYEND, + 1387. — VI. P..

Hugues de Vénère, + 1392. — VII.. F. Jean de Saint- Oyend, + 1395. —VIII. F. Pierre VAUDRiBT,de Fouvent, -f 1422. — IX. F. Antoine Amion, de Mamay, -f 1427.

— X. F. Lambelet Vernier, + 1476.. — XI. Antoine de Rigney, -f* 14799 commandeur, sans^ avoir fait profession. —

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