Cf. les renvois faits p. 7, n
4. Un travail moderne rassemblant et commentant tous les textes felatifs aux meddices serait très utile. Parmi les ouvrages que nous aurons surtout à citer, l'étude fondamentale de M. Mommsen sur les dialectes de la Basse- Italie {Die Unteritalische Dialekte, 1850) date de cinquante ans ; celles de M. Beloch, Campanien, 2« éd. publiée en 1890 différant seulement par quelques pages d'appendice de la 1" publiée en 1878, et Italische Bund, 1880, ne peuvent être considérées comme ayant épuisé le sujet ; celle de M. Buecheler, Commentationes Mommsenianae, 1877, pp. 227-241, en touche seulement quelques points particuliers concernant le commentaire de l'inscription relative au temple d'Hercule commun à Nola et Abella.Une partie des inscriptions nouvelles se trouve reproduite dans Zvetaieff, Sylloge ifiscripiionum osearum, St-Pé-
quête romaine qu'après elle dans tout le domaine de la langue osque, aussi bien dans les régions organisées en cités du type romano-hellénique que dans les communautés rurales sans noyau urbain. Ce sont les magistrats désignés tantôt du nom de meddix\ tantôt de celui de meddix tuiicus* plus isolément de celui de meddix aticus*, ou encore de meddix degelasius ou decetasius^j et que les auteurs et les inscriptions nous
tersbourg, 1878 (cf. aussi le même, Inscripiiones Italiae inferioris dialectieae^ Moscou, 1886), mais sans grand commentaire. Les deux collections les plus complètes se trouvent aujourd'hui, du reste sans classement distinct, dans les deux recueils d'inscriptions italiques de M. von Planta , Grammatik der oskisch-umbrischen Dialekte , II, 1897, pp. 491-588 (notes, pp. 589- 673) et de M. Gonvay, The Italie Dialects, I, Texte, 1897. Pour plus d'unité, nous renvoyons partout aux numéros du recueil de M. Planta, tout en citant naturellement les autres recueils partout où quelque motif spécial le demande.
1. C'est la traduction romaine employée par ex. dans la définition fondamentale de Festus, £p., p. 123 : Meddix apud Oscos nomen magistratus est. Ennius : Summus ibi capitur meddiXj occiditur alter. £n Osque, le mot est écrit meddis^ médis, metdis. M. Buecheler a montré, pp. 229-230, que la forme première fut metdis (vieille inscription de Bovianum vêtus], bientôt transformée en meddis qui est la forme la plus fréquente, et simplifié en dernier lieu en médis. Le nom de meddix est employé sans les épithètes tuticus (p. 288, n. 2), ni atictis (p. 288, n. 3), ni degetasius (p. 288, n. 4), dans la définition précitée de Festus, dans des inscriptions d'Antinum (p. 290, n. 5), de Bantia (p. 290, n. 4), de Bovianum vêtus (p. 290, n. 2), de Messana (p. 290, n. 1), de Velitrae (p. 290, n. 6), avec les épithètes Capua(nus) et Pompeianitë dans des inscriptions de Capoue (p. 289, n. 1) et de Pompéî (p. 289, n. 2), et même avec la double épithète tuticius Capuanus dans une inscription de Capoue (p. 289, n. 1).
2. Le meddix tuticus (les mss. de Tite-Live : edixitulicui ; maedix tuticus^ mediatuticus ; cf. Mommsen, Unteritalische Dialekte, p. 278 ; les inscriptions osques : tuvtiks) summus magUtratus erat Campanis, dit Tite-Live, 23, 35, qui le cite encore, 24, 19 et qui répète, 26, 6, que summus magistratus apud Campanos est. Son nom se trouve en outre dans des inscriptions de Capoue (p. 289, n. 1), de Bovianum vêtus (p. 290^ n. 2), d'Herculaneum (p. 289, n. 3) et de Pompéi (p. 289, n. 2) ; moins probablement dans une inscription de Gerunium (p. 290, n . 2) .
3. Corfinium (p. 290, n. 3). Exemple douteux à Suimo (p. 290, n. 3). Cf. sur le sens de Tépithète, Bréal, Revue archéologique , 1877, 2, p. 413 {acticus, d*actus, curateur de la route, ou plutôt synonyme de tuticus^ au sens de publicus) ; v. Planta, Grammatik, I, 1893, p. 351, n. 2 (acticus) ; Convay, The Italie Dialects, II, 1897, p. 603 (qualificatif indiquant une supériorité, une primauté).
4. Cette dénomination ne se rencontre qu'à Nola (p. 289, n. 4). Le sens et Tétymologie en sont contestés. M. Mommsen en partant de Torthographe decetasius rapprochait de dictator et traduisait dictarius ; M. Buecheler, pp. 230- 231, en démontrant que la forme degetasius est la forme primitive et en
ITALIE MERIDIONALE, MBDDIX 289
signaleul par exemple à la fois à Capoue*, à Pompéi ", à Herculaneum', à Nola*, et dans la colonie d'aventuriers campa-
remarquant que d'après Frontin, De aquis, 21, le digitus était une mesure répandue en Italie et particulièrement en Campanie, traduit digitarius et voit même très ingénieusement une réminiscence de ce titre tiré du système des poids et mesures dans la dénomination des Ilviri libripendes de Noia (C. /. L., X, 1277). Mais à la différence de M. Mommsen, il ne voit ni dans les llviri libripendes^ ni dans les meddices degetasii qui les ont précédés, des édiles (cf. Mommsen, Unteritalische Dialekte^ p. 178, pour les uns, C. I. L., X, p. 142, pour les autres) ; il soutient vigoureusement que les uns et les autres ont été les magistrats supérieurs de la localité, en invoquant, pour les meddices^ le caractère de magistrats supérieurs qu'ils avaient, d'après tous les témoignages chez les Samnites et Texistence chez les Samnites encore d'édiles qui sont môme placés à un rang inférieur auprès des meddices à Pompéi, en remarquant, pour les îîviri libripendes^ que Nola est précisément une ville où Ton ne trouve jamais les Ilvirs qualifiés du titre jure dicundo^ bien qu'ils administrent certainement la justice, et que cela peut tenir à l'existence d'une autre dénomination maintenue par tradition à leurs fonctions.
1. La ville de Gapua, après être passée de la domination étrusque sous la domination samnite, a reçu en Tan 416 (a civitas sine suffragio (Tile-Live, 8, 14. Velleius, 1, 14 ; cf. C. /. L., X, p. 350 ; Huelsen, dans Pauly-Wissowa, Realencyclopàdie, III, p. 1555 et ss., v. Capua) conférée vers la même époque à un certain nombre d'autres localités de Campanie (cf. Momcnsen, Droit public, VI, 2, p. 186) et des praefecti jure dicundo y ont été envoyés de Rome depuis l'an 436 (p. 296, n. 4). Mais il faut la citer ici parce qu'elle garde néanmoins ses magistrats nationaux jusqu'à la prise de la ville accomplie par les Romains en 543 en châtiment de sa défection après la bataille de Cannes. C'est à cette période que se rapportent les mentions faites à son sujet du meddix tuticus par Tite-Live, 23, 35, sur l'an 539, 24, 19, sur l'an 540, 26, 6, sur l'an 543 (cf. aussi, 23, 2 : m summo magistralus esse probablement sur l'an 537 ; 23, 7 : praetor CampanuSj sur l'an 538). C'est sans doute à la même période qu'appartiennent les inscriptions de meddiceSy provenant de la même région, non seulement celle du meddix Capua{nus} de Mommsen, Unteritalische Dialekte, p. 177, n» VIII ; Planta, n« 140, qui fut la seule connue jusqu'aux dernières années, mais toutes celles beaucoup plus nombreuses et plus variées qui ont été découvertes depuis douze ans, et où l'on trouve mentionnés à la fois le meddix tout court : Planta, n»» 131. 132. 133. 134 (contre la dénomination medd(is) pis uinioeresim encore admise par M. Convvay, n^ 114, v. Planta, II, p. 633). 136 (meddix du nom de Virrius ; M. Conway, n» 106, rapproche le Vibius Verrius cité par Tite-Live, 23, 6, sur l'an 538 et 26, 13, sur l'an 543), le meddix tuticus : Planta, n»« 134 a {meddix du nom de M. Blossius, P. f. ; conjectures sur sa date chez Conway, n« 109). 137, et même le meddix tuticus Capuanus : Planta, n<> 135 (sur le meddix minive distingué par M. Conway, I, p. 108, v. Planta, II, pp. 634.635).
2. Meddix tuticus unique : Planta, n<» 34. 35. 36. Meddices Pompeiani au nombre de deux : Planta, n» 28.