‹ Histoire de l'organisation judiciaire des RomainsChapitre 141 sur 179 · V. la p. 218, n · texte numérisé non relu

V. la p. 218, n

3. V. pour Neapolis, Mommsen, C. I. L., X, pp. 170-172; Beloch, Campanien, 2° éd., 1890, pp. 39-51. 464; Kaibel,!. G. /., pp. 190-192 et 692; pour Rhegion, Mommsen, C. 1. L., X, p. 4 ; Kaibel, I. G, /., p. 150.

4. II/DUTdévitç : J. G. J., 612. 617-619 et peut-être 620. *Apxwr€ç: L G. I., 613. 617-620. 2upi7r/>vTdw«ç : I. G. 1., 617-620.

5. Strabon, 5, 4, 7 ; I. G. I., 716. 717. 741. 749. 756 a ; C. J. L., X,1478. 1491. 1492: Vita Hadriani, c. 19.

6. Les deux points nous paraissent avoir été établis, au C. I. L., par M. Mommsen, dont les conclusions n'ont fait qu'être confirmées par les inscriptions publiées depuis. Pour Rhegion, le npùrocvtç SxroO cStovxat oipx"^ ^^' ramptxôçj ayant trois crufATrpTàvscç, de l'inscription du temps de TEmpire, C, l. Gr,, 5763 (aujourd'hui i. G. I., 617), auquel on doit ajouter maintenant le Ttpvrmuç xai oipytàn nvfTMrmptxôç , ayant pareillement ses rrupurpyraytttÇy de l'inscription J. G. /.,619 (cf. encore J. G. I., 618. 620), ne peut guère être autre chose qu'un lUlvir quinquennalis. A Neapolis, quand on remarque que, d'une part, le démarque est le magistrat le plus élevé, comme le prouve la collation de ce litre à Hadrien, et que, d'autre part, le sénat délibère avec Voipx'^ (C. L /..,X, 1489./. G.J.,760) ou avec l'àvrà/sp^wv {LG. I., 760) ou avec deux oLpx^rrctç (C./.L.,X, 14130) et qu'il est même question d a/>Çaç nvaàpMv «vBpv-» (1. 6. 1.,745), on est conduit à penser qu'il y avait là, comme dans les autres municipes, des Illlvirij dont les deux premiers, les quattuorviri jure dicundo^ prennent tantôt

ITALIE MÉRIDIONALE, MEDDIX 287

les villes alliées de l'époque antérieure à la guerre sociale, le prytane unique de Rhegion * aussi bien que le démarque peutêtre unique de Neapolis * étaient des magistrats helléniques rendant selon les lois helléniques une justice ignorante des formes romaines.

La différence vient là de la supériorité du niveau de civilisation. Elle paraît avoir dû être amenée en sens inverse, par une infériorité, par un état de développement moins avancé au moins chez une partie des populations dont les territoires s'étendaient à rintérieur derrière ceux de ces villes opulentes et populeuses, par exemple chez ces populations d^origine sabellique ou samnite qui vivaient encore par clans, sans organisation urbaine,quand elles entrèrent dans la fédération romaine'. Mais nous ne savons de leur régime intérieur que très peu. L'institution propre à Tltalie méridionale que Ton connaît le mieux est une magistrature ^ qui se rencontre tant avant la coule nom d'archontes et tantôt celui de démarques, tantôt Tun celui d'archonte et l'autre celui d'antarchonte (à moins qu'on ne voie dans ce dernier un praefectusjure dieundo), peut-être aussi, ajouterons-nous, Tun celui de démarque et Tautre celui d*archonte (ce serait une façon d'expliquer Tinscriplion I. G. I., 756 a, qui mentionne à la fois un ^riyMpxfKraç et des àpxovrtxot et que M. Beloch, p. 464, oppose à l'identification des deux fonctions).

1. L'unité, ou pour mieux dire, le caractère de magistrat le plus élevé du npdroc^iç résulte de l'inscription de découverte relativement récente, I. G. /., 612, où la date est donnée par le nom d'un seul prytane ; sa prépondérance résulte aussi de la manière conforme aux usages de plusieurs villes grecques (cf. Gilbert, Handbuch, II, p. 235, n. 2, pour Corcyre, p. 165, n. 2-3, pour Mytilène, p. 178, n. 3, pour Rhodes) dont on le distingue encore à Tépoque romaine des trois eruttffjDurdcyceç placés à côté de lui (I. G. I., 617-720).

2. Strabon le dit positivement et c'est l'opinion que M. Mommsen considère comme la plus probable. Cependant M. Raibel tient la question pour incertaine et M . Beloch se prononce pour la dualité en invoquant le caractère le plus habituel des magistratures helléniques.

Page 1