Loi de Bantia, lignes 23 et ss. (p .200, n
3. Loi de Bantia, lignes 8-18. Le texte désigne, à deux reprises, le magistrat qui soumettra Taccusation capitale ou l'amende aux comices, du nom générique de magistrat, lignes 8-9 : Pis pocapit post exac comono hajlest meddis dat cctëtrid lowfii en eituas =Qui quandoque post kaccomitia habebit magistratus de capite aut in pecuniam ; ligne 14: Svaepispru meddixud altrei eastros avti eituas zicolom dicust = Si quis pro magistratu aUeri capilis aut pecuniae diem dixerit. En conséquence il ne nous apprend pas si les poursuites capitales étaient intentées par le préteur ou par le questeur. On pourrait invoquer dans le dernier sens les mêmes raisons qui portèrent à Rome à supprimer les chances de contradiction entre les comices et les magistrats supérieurs depuisTétablissement de la provocatio obligatoire (p. 104 et ss.).On peut se prévaloir dans le premier de la restriction des pouvoirs du questeur municipal aux matières financières.
4. V. pour le questeur la p. 294, n. 1, pour les censeurs la p. 294, notes 2 et 4.
296 CHAPITRE III. — DES LOIS LIGiNIENNES AU DÉBUT DU VU* SIÈCLE
fectures, des lois successives * qui prescrivirent au préleur depuis les environs du V« siècle jusqu'à la seconde moitié du VI* d'envoyer dans les localités relativement éloignées des délégués {praefeclï) afin de dispenser les citoyens de ces localités de venir plaider leurs procès civils à Rome*.
Le document fondamental sur les localités où sont envoyés de pareils préfets, sur les praefeclurae, est une liste donnée par Festus ' qui en distingue deux catégories : les préfectures dont les préfets sont devenus, depuis une date postérieure à la fin de notre période *, des magistrats élus par le peuple de Home et celles où les préfets ont toujours été nommés directement par le préteur.
Les premières sont, dans Tordre même d'énumération de Festus : Capua, Cumae, Casilinum, Volturnum, Liternum,Pu-
1. Festus, V. Praefecturaey (n. 3) : In quas legihits praefecti mittebantur quodanis, qui jus dicerent .... miserai legibus. Il fallut en effet des lois spéciales pour déroger, quant à ces divers lieux, à la loi générale qui donnait au préteur urbain, siégeant à Rome, compétence sur tous les procès civils des citoyens.
2. Il n'existe pas de monographie moderne sur les préfectures italiques. Les informations les meilleures se trouvent dans Mommsen, Droit publiCy I, p. 254. VI, 2, pp. 194-197. IV, pp. 318-320. Les explications étendues de Kiene, Der rômische Bundesgenossenkriegf, 1845, pp. 54-91, sont peu satisfaisantes. Celles de Beloch, Italische Bund^pp, 132-134. Campanien, p. 316, ne sont ni complètes ni sûres. Autre bibliographie ancienne, chez Rein, dans Pauly, Realencyclopàdie, v. Praefectura, VI, 1852, pp. 4-8.
3. Festus, V. Praefecturaej éd. Mueller, p. 233 (Bruns, FonteSf II, p. 26) : Praefecturae eae appellabantur in Italia, in quibus et jusidicebatur et ntindinae agebantur ; et erat quaedam earum r[es) p(ublica)^neque lamen magistratus suos habebant ; in quas ( le ms. : qua his) legibus praefecti mittebantur quodannis, qui jus dicerent, Quarum gênera fuerunt duo : alterum, in quas solebant ire praefecti quattuor qui ( qui manque dans le ms. ) vinginti sex virum numéro ( le ms : num pro ) populi suffragio creati erant, in kaec oppida Capuam, Cumas, Casilinum, Volturnum, Liternum, Puteolos, Acerras, SuessU" lam,AteUam,Calatiam (le ms. : — um),alterum in quas ibant,quos praetor urbanus quodannis in quaeque loca miserat legibus, ut Pundos, Formias, Caere^ Venafrum (le ms. : Venaerum), Allifas (le ms. : Allieas), Privemum, Anagniam, Frusinonem, Reate, Saturniam, Nursiam, Arpinum aliaque conplura.
4. Des préfets ont été envoyés à Capoue depuis Tan 436, d'après Tite-Live, 9, 20 : Eodem anno primum praefecti Capuam creari coepti legibus ab L. Furio praetore datis dont à la vérité, M. Pais, Storia di Roma, I, 2, 1899, p. 231, n. 1, suivi par M.Holzapfel, Berliner philologische Wochenschrift, 1900, p. 393, rejette le témoignage pour faire descendre cette création jusqu'en Tan 543 (Tite-Live, 26, 16, 10). En tout cas, ils n'ont commencé à être élus par le peuple qu'après l'année 631 ou 632, où ils ne figurent pas encore dans les énumérations de magistrats de la loi latine de Bantia et de la loi Acilia repetundarum.