Tite-Live, 9, 20 (p. 296, n
4. M. Mommsen conjecture, au reste sans preuves directes. Droit public, VI, 2, p. 196, que la première préfecture a été la ville étrusque de Caere qui est représentée comme une des cités sans suffrage les plus anciennes et qui a donné son nom à une catégorie de cités sans suffrage. Mais cela ne permet pas de remonter au delà de Tan 401 auquel MM. Mommsen, Droit public^ VI, 2, p. 185, n.l, et IV, p. 318 (où il donne la date) et Huelsen, dans Pauly-Wissowa, Realencyclopàdie, v. Caere^ III, pp. 1281. 1282, placent la transformation de cette cité indépendante en cité de citoyens sans suffrage, et même les
ITALIE, L'EDILITÉ LOCALE 30&
fondation de la colonie de citoyens de Saturnia en Étrurie *.
3. La création de Tédilité locale a apporté, dans toute Tltalie romaine, depuis la fin du IV* siècle, une autre dérogation au système de la centralisation judiciaire '. Les édiles sont des magistrats électifs qui apparaissent depuis une époque voisine de celle de la fondation de Fédilité curule, dans à peu près toutes les espèces d'agglomérations italiques ', non seulement dans les cités de citoyens complets et dans au moins une partie des cités de citoyens sans suffrage, mais dans les colonies latines et les autres cités alliées et même, semble-t-il, dans des agglomérations n'ayant pas d'autre unité politique [pagi, vici), avec une uniformité qui donne à penser qu'ils ont été institués partout,en vertu d'une décision d'ensemble de l'autorité romaine, pour exercer les mêmes attributions, calquées sur celles des agoranomes et des astynomes helléniques, que les édiles de Rome *. Ils ont en conséquence, sauf certaines atténuations,
textes sur lesquels ou s'appuie pour donner cette date, un texte de Tite-Live, selon lequel une guerre avec Caere fut terminée alors par une alliance de cent ans (Tite-Live,7,20) et un fragment de Dion selon lequel Caere fut alors punie de cette attaque par Tannexion de la moitié de son territoire (Dion, fr. 33, éd. Boissevaiu, I, p. 138) peuvent au moins aussi bien s'entendre d'un maintien de son indépendance détruite seulement plus tard (v. en ce sens, Niese, Abriss, pp. 33, n. 9, 54, n. 4).